La situation des ostéopathes en France et dans le monde

Dans de nombreux pays dans le monde, la profession d’ostéopathe n’est pas réglementée. C’est le cas notamment du Canada, du Brésil, de l’Argentine, du Japon, d’Israël, et de plusieurs contrées européennes. On peut citer, entre autres, la Belgique, les Pays-Bas, la Norvège, le Luxembourg, l’Italie, le Danemark, l’Espagne, l’Autriche ou l’Allemagne. Par contre, elle est encadrée par une réglementation en Afrique du Sud, aux États-Unis, en Islande, en Nouvelle-Zélande, au Royaume-Uni, en Suisse, en Suède et également en France. Pour le cas particulier de l’Hexagone, on assiste à un véritable engouement du public envers cette discipline relativement jeune, ce qui pousse de nombreuses personnes à envisager d’en faire leur métier. D’après le Registre des ostéopathes de France (ORF), le nombre total d’ostéopathes recensé en France en 2015 est de 21 876. Ils se repartissent en ostéopathes exclusifs (12 249), en kinésithérapeutes ostéopathes (7 539) et en médecins ostéopathes (1 372). En comparant avec la population française de l’époque qui était estimée à 65 350 181 habitants, on obtient donc une proportion d’un ostéopathe pour 2 987 habitants. Cependant, la répartition de ces spécialistes en ostéopathie sur le sol hexagonal est assez inégale. On observe, en effet, une certaine saturation dans certaines villes tandis que dans une région ou un département, le nombre d’ostéopathes est très insuffisant par rapport à celui des habitants.

Découvrir comment devenir ostéopathe ?

Nous avons vu que les jeunes s’intéressent de plus en plus vers l’ostéopathie et notamment les formations qui débouchent sur un emploi dans ce domaine. Il faut d’emblée souligner que ce genre de formation est dispensé la plupart du temps par des écoles privées et que le cursus dure généralement de 5 à 6 ans. La sélection des personnes qui posent leur candidature se fait le plus souvent sur dossier. Par ailleurs, il faut au minimum être titulaire d’un bac S ou avoir des bases solides en sciences, ou être diplômés auparavant en médecine ou en kinésithérapie. Avoir suivi des études pour être paramédical ou infirmier peut encore constituer un atout pour réussir à être sélectionné dans une des 70 écoles d’ostéopathie qui existent en France. Pour en connaitre un peu plus sur l’orientation à suivre afin de devenir ostéopathe, le mieux est de consulter directement le site de l’ONISEP ou du CIDJ qui représentent une mine d’informations pour les personnes intéressées. Il est également possible d’y trouver de précieux conseils sur le programme des études ainsi que la voie à suivre après l’obtention du diplôme d’ostéopathe qui est reconnu en France et qui est généralement décerné après soutenance de mémoire face à un jury national.

Où exercer après avoir décroché son diplôme ?

La formation pour devenir ostéopathe est longue et onéreuse puisqu’elle coûte entre 6 000 et 10 000 € par an. En effet, les étudiants suivent en alternance des cours magistraux, des travaux dirigés et une formation pratique clinique. Cette dernière peut inclure des stages dans des centres de soins où ils peuvent donc mettre en pratique ce qu’ils ont appris pendant les heures de cours. À la fin de son cursus, ils peuvent embrasser différents métiers, mais qui ont toujours un rapport avec la santé et l’ostéopathie. Ainsi, il leur est possible d’exercer en libéral en ouvrant leur propre cabinet, ou encore de travailler en clinique et maternité. Ils peuvent en outre pratiquer dans une entreprise et prendre soin des employés, ou suivre les sportifs au sein d’une direction technique et médicale d’une équipe de sport. Enfin, ils peuvent intégrer un centre de formation et de recherche en ostéopathie afin de participer au développement de la discipline.