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Rubrique : ??????
  A partir de Codex Sinaiticus, numérisations d'ouvrages

On nous dit que quelques 800 pages du Codex Sinaiticus, le plus ancien manuscrit du Nouveau Testament connu, ont été mises en ligne pour le grand public. Haaaaa ! C'est bien ! Et alors ? Et d'abord que za co ?

Il faut d'abord que je vous dise que j'aime bien les vieux papiers. Il s'agit d'une bible vieille d’environ 1.600 ans. Elle fut rédigée en grec sur 1.460 pages de parchemin. Elle fut retrouvée en 1844 à l’intérieur du monastère Sainte-Catherine, dans le mont Sinaï en Égypte. Il s’agit de la plus ancienne bible du monde, mais également l’une des plus éclatées puisque de nombreux fragments étaient jusque-là conservés en différents endroits, dont la British Library de Londres, et le monastère Sainte-Catherine.






"Un codex (bloc de bois ou livre en latin) est un livre manuscrit du même format que celui utilisé pour les livres modernes, avec des pages reliées ensemble et une couverture. Cette invention romaine a remplacé le rouleau de parchemin et est la première forme de livre de toutes les cultures d'Eurasie... Cette présentation des textes a constitué une véritable révolution au début de l'ère chrétienne car à l'inverse du rouleau (volumen), qui impose une lecture continue, le codex permet d'accéder aux chapitres (structure du texte) de manière directe. L'habitude de numéroter les pages (par des lettres) accompagna cette innovation... " (Source Wikipedia)

"A l'origine, le
Codex Sinaïticus représente l'un des cinquante exemplaires de la Bible grecque envoyées par Eusèbe de Césarée à l'empereur Constantin Ier au IVe siècle.
C'est en 1844 qu'un érudit allemand de 29 ans, Constantin von Tischendorff (sous le parrainage de Frédéric Auguste roi de Saxe), visita le monastère orthodoxe de Sainte-Catherine sur le mont Sinaï.


Monastère de Sainte Catherine, Photo par Uri Juda, 2003


En parcourant les lieux, son attention fut attirée par une corbeille contenant de vieux parchemins allant servir de combustible pour le feu. Il s'agissait de 129 grandes pages de parchemin contenant des extraits de la traduction grecque de l'Ancien Testament : la Septante. Elles sont
 conservées à Leipzig par la bibliothèque universitaire... En 1933, suite à la révolution russe, les autorités soviétiques vendirent le Codex Sinaïticus à la Grande-Bretagne pour 100 000 livres. Il fut déposé à la British Library de Londres.
Malheureusement, lors des différentes tribulations qu'il connut, différentes pages du codex furent dispersées. C'est dans ce cadre que la British Library a annoncé la mise en place d'un programme de recherche interdisciplinaire (coût estimé : 680 000 livres) autour du célèbre manuscrit à partir du 11 mars 2005. Le travail a porté sur trois axes : la conservation, la numérisation et la traduction. Quatre institutions (possédant chacune une partie du manuscrit) y participent : la British Library elle-même, le monastère Sainte-Catherine du Sinaï, l'université de Leipzig et la Bibliothèque d'État de Russie..." (
Source Wikipedia)

Alors finalement voila : le document ne reste pas dans des musées poussiéreux disséminé aux quatre coins du monde mais est accessible sur internet, accessible pour le plus grand nombre. Vous allez sur le site, vous choisissez la langue à droite (il n'y a pas le français donc j'ai choisi l'anglais... ne rigolez pas !), vous cliquez sur "see the manuscript" et ensuite vous choisissez le passage, le chapitre,...



OK, l'émotion du face à face avec un document vieux de 1600 ans n'est sans doute pas la même par Internet interposé mais c'est le prix à payer pour ouvrir les portes aux plus grand nombre. L'écran de l'ordinateur remplace la vitre du musée, et finalement ouvre de nouvelles perspectives. Pour tout vous avouer, je ne vais pas m'amuser à tourner les 800 pages numérisées de cette Bible sur le site ! Vous non plus je suppose... Mais cette virtualité là me semble moins virtuelle que... rien du tout !!! Il me semble que le mérite de ce genre de numérisations et diffusions est de FAIRE VIVRE les documents plutôt que de les laisser dormir, accessibles à un petit nombre d'érudits.
La révolution de la numérisation est en marche. Dois-je vous rappeler le travail de numérisation effectué par Google ? Et celui fait par Europeana à l'échelle Européenne ? Dans un domaine précis comme la généalogie, les Mormons ont microfilmé puis partagé des milliers d'actes de naissances, mariages décès. Travail de mémoire ; travail de partage ? Cela n'est pas neutre ! Voyez mon autre papier sur
la gratuité des musées. Autant je trouve formidable que l'on puisse partager des vieux manuscrits comme ce Codex Sinaiticus, autant je me pose la question : que vais-je faire de cet accès qui m'est offert ? On m'invite à franchir les portes du site ; suis-je capable de suivre la route pour y accéder ? Mais ça, après, c'est sans doute de ma responsabilité : le principal étant que l'accès soit possible, la porte ouverte, non ?


SOURCES :












Je trouve pas ! C'est où ????

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