Comment réaliser un test de paternité

C’est le médecin anglais Alec John Jeffreys qui a mis au point le test adn dans les années 1980. Ce dernier a d’ailleurs fait ses preuves immédiatement en faisant la lumière sur un double meurtre dans la ville de Leicester. Il a permis de confondre le coupable et d’innocenter un suspect. Même si aujourd’hui les polices scientifiques du monde entier se servent de ce test pour élucider des affaires de vol, de meurtre ou de viol, le public le connait surtout pour déterminer la paternité d’un enfant. Il est également utilisé pour vérifier l’existence d’un lien de parenté entre deux individus ou les origines d’une personne. Nous allons nous pencher un peu plus sur le test de paternité dans cet article.

Qu’est-ce que le test de paternité?

Il convient au préalable de définir le cadre légal dans lequel le test de paternité peut être réalisé. En France, la loi autorise ce test uniquement pour appuyer une procédure judiciaire ayant pour objectif de contester ou d’établir un lien de filiation entre deux individus. Il est également valable pour supprimer ou octroyer des subsides. Dans tous les cas, il est obligatoire d’obtenir le consentement du père. Si ces conditions ne sont pas respectées, le processus est illégal. Il est donc clair qu’il faut toujours passer par la voie judiciaire avant d’effectuer un test adn pour déterminer si monsieur X est vraiment le père biologique de l’enfant Y. Si c’est votre cas, vous devez prendre un avocat afin qu’il saisisse un juge de tribunal de grande instance. Cette autorité judiciaire peut alors accorder de réaliser le test de paternité. Celui-ci est susceptible d’être pratiqué soit en comparant le sang du présumé père et de l’enfant, soit en procédant à un test adn, c’est-à-dire une identification par le biais des empreintes génétiques des deux intéressés.

Comment se déroule ce test ?

Il convient de souligner que, selon la loi française, le juge peut assimiler à un aveu de paternité le refus du père présumé de se soumettre à ce test. De nos jours, c’est la technique d’empreinte génétique qui est utilisée pour faire test de paternité. Le spécialiste prélève un échantillon de cheveux, de salive, de sang ou de sperme sur le présumé père. Des échantillons sont également préservés chez l’enfant afin de pouvoir effectuer la comparaison. En fait, le laboratoire va comparer les locus ou régions d’adn entre le père présumé et l’enfant. Il s’agit de 16 à 20 endroits précis sur les 23 paires de chromosomes des deux individus. En effet, c’est sur ces endroits qu’il est constaté une répétition de certaines séquences d’ADN que la machine va ensuite décompter. Le test de paternité est positif si, pour toutes les régions testées, il existe une valeur commune entre l’ADN du père et de l’enfant. Il est, par contre, négatif dans le cas où, sur au moins 1 sur 20 gènes testés, le profil adn du père ne coïncide pas avec celui de l’enfant. Il faut par ailleurs noter que le test adn pour déterminer la paternité peut être réalisé à n’importe quel âge. Il est donc possible de faire un prélèvement prénatal afin d’établir si l’enfant qui est dans le ventre de sa mère est bien celui du père présumé. Cette situation concerne la plupart du temps les cas de viol ou d’inceste.