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ECJS : DEFINIR ET MESURER L'INCIVILITE
Document 1 : Incivilté et civilité
J’appelle " incivilités " les ruptures de l’ordre dans la vie de tous les jours, ce que les acteurs ordinaires considèrent comme la loi et non pas ce que les institutions qualifient d’ordre ( les infractions). Notons en vrac leurs incarnations : les dégradations de boîtes aux lettres, les odeurs d’urine dans les cages d’escalier, les bruits, les vitres brisées, les groupes de jeunes impolis et parfois agressifs assemblés au pied des immeubles. L'ordre en public se loge dans le respect des civilités (politesse, déférence, respect d'autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref, dans l'affichage du caractère pacifique de la personne. Dans la civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l'individu. Avec les incivilités, c'est le lien qui réunit les membres d'un ensemble qui se trouve questionné. Qu'est-ce qui nous lie ? Comment, pratiquement et quotidiennement, entrons-nous en contact? Qu'avons-nous à faire ensemble? En quoi nous ressemblons-nous ? Bref, sommes-nous quelque chose comme une collectivité ou une communauté ?
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 2 : Incivilité et délinquance.
Les incivilités n’ont pas de définition juridique précise. Il s’agit d’une notion sociologique avant tout, qui renvoie aux perceptions et aux représentations des gens.
Essayons de situer les désordres par rapport à la délinquance. Les incivilités ont des incarnations très anodines, tout du moins en apparence et à court terme, comme par exemple le défaut de politesse, voire l’agressivité verbale, ou encore le manque de propreté et le bruit. Ce sont des choses qui dérangent et inquiètent. Pour autant, on ne peut pas dire à tous les coups que les incivilités soient des délits, et encore moins des crimes. Hors la morale toujours, hors la loi quelquefois.
Les incivilités ne sont pas réductibles à la délinquance, tout en lui étant liées. Pensons aux vols par exemple, et aux vols d’automobiles en particulier. Lorsqu’une voiture est dérobée, quel qu’en soit l’usage fait par le voleur, il y a comptabilisation par les statistiques officielles si le propriétaire porte plainte. Bien. Mais ensuite, que le véhicule soit abandonné intact dans une rue ou endommagé au cours d’un rodéo puis laissé à l’abandon au beau milieu d’un trottoir, il n’y a, du point de vue du comptage délinquant, qu’un seul et même acte. En revanche, la perception du désordre sera altérée par le devenir de la voiture après le vol. Si elle trône une quinzaine de jours sur un trottoir, la désorganisation sociale est visible pendant tout ce temps-là. Au vol vient s’ajouter l’étalage du vol. Et on peut imaginer que les conséquences d’un même acte varieront grandement en fonction de ses suites.
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 3
Les incivilités sont également en décalage par rapport à la définition de l’infraction : une partie d’entre elles sont légales (se rassembler dans un hall d’immeuble etc), une autre partie infractionnelle (insulter quelqu’un par exemple). La notion d’incivilité se définit par rapport aux conséquences sociales sur la cohésion d’un quartier : augmentation du sentiment d’insécurité, méfiance vis à vis des institutions, autant de comportements qui peuvent favoriser la multiplication des vols et des agressions. La prise en compte de la notion pousse à décentrer le regard : le problème n’est pas la rupture de la loi, mais la prolifération qui rend difficiles la vie en commun.
Source : S. Roché , Sciences Humaines HS n°26 sept :oct 99
Document 4
Les incivilités sont en partie " infractionnelles " (relevant du pénal), comme les tags qui font partie des délits, mais aussi en partie légales, lorsque quelques jeunes se rassemblent dans...
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
www2.ac-lyon.fr | Détails
Document 1 : Incivilté et civilité
J’appelle " incivilités " les ruptures de l’ordre dans la vie de tous les jours, ce que les acteurs ordinaires considèrent comme la loi et non pas ce que les institutions qualifient d’ordre ( les infractions). Notons en vrac leurs incarnations : les dégradations de boîtes aux lettres, les odeurs d’urine dans les cages d’escalier, les bruits, les vitres brisées, les groupes de jeunes impolis et parfois agressifs assemblés au pied des immeubles. L'ordre en public se loge dans le respect des civilités (politesse, déférence, respect d'autrui), dans la négociation des entrées en relation avec autrui, bref, dans l'affichage du caractère pacifique de la personne. Dans la civilité se jouent les droits et les devoirs concrets de l'individu. Avec les incivilités, c'est le lien qui réunit les membres d'un ensemble qui se trouve questionné. Qu'est-ce qui nous lie ? Comment, pratiquement et quotidiennement, entrons-nous en contact? Qu'avons-nous à faire ensemble? En quoi nous ressemblons-nous ? Bref, sommes-nous quelque chose comme une collectivité ou une communauté ?
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 2 : Incivilité et délinquance.
Les incivilités n’ont pas de définition juridique précise. Il s’agit d’une notion sociologique avant tout, qui renvoie aux perceptions et aux représentations des gens.
Essayons de situer les désordres par rapport à la délinquance. Les incivilités ont des incarnations très anodines, tout du moins en apparence et à court terme, comme par exemple le défaut de politesse, voire l’agressivité verbale, ou encore le manque de propreté et le bruit. Ce sont des choses qui dérangent et inquiètent. Pour autant, on ne peut pas dire à tous les coups que les incivilités soient des délits, et encore moins des crimes. Hors la morale toujours, hors la loi quelquefois.
Les incivilités ne sont pas réductibles à la délinquance, tout en lui étant liées. Pensons aux vols par exemple, et aux vols d’automobiles en particulier. Lorsqu’une voiture est dérobée, quel qu’en soit l’usage fait par le voleur, il y a comptabilisation par les statistiques officielles si le propriétaire porte plainte. Bien. Mais ensuite, que le véhicule soit abandonné intact dans une rue ou endommagé au cours d’un rodéo puis laissé à l’abandon au beau milieu d’un trottoir, il n’y a, du point de vue du comptage délinquant, qu’un seul et même acte. En revanche, la perception du désordre sera altérée par le devenir de la voiture après le vol. Si elle trône une quinzaine de jours sur un trottoir, la désorganisation sociale est visible pendant tout ce temps-là. Au vol vient s’ajouter l’étalage du vol. Et on peut imaginer que les conséquences d’un même acte varieront grandement en fonction de ses suites.
Source : la société incivile, S. ROCHE (1996)
Document 3
Les incivilités sont également en décalage par rapport à la définition de l’infraction : une partie d’entre elles sont légales (se rassembler dans un hall d’immeuble etc), une autre partie infractionnelle (insulter quelqu’un par exemple). La notion d’incivilité se définit par rapport aux conséquences sociales sur la cohésion d’un quartier : augmentation du sentiment d’insécurité, méfiance vis à vis des institutions, autant de comportements qui peuvent favoriser la multiplication des vols et des agressions. La prise en compte de la notion pousse à décentrer le regard : le problème n’est pas la rupture de la loi, mais la prolifération qui rend difficiles la vie en commun.
Source : S. Roché , Sciences Humaines HS n°26 sept :oct 99
Document 4
Les incivilités sont en partie " infractionnelles " (relevant du pénal), comme les tags qui font partie des délits, mais aussi en partie légales, lorsque quelques jeunes se rassemblent dans...
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Téléchargement - ZDNet.fr
Téléchargements et divers
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internet-signalement.gouv.fr - Portail officiel de signalements de contenus illicites - Accueil
Internet est un espace de liberté où chacun peut communiquer et s'épanouir... En cliquant sur le bouton « SIGNALER », vous pouvez transmettre des signalements de contenus ou de comportements illicites..
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piZap - photo en ligne gratuit
Outil gratuit en ligne permettant de faire rapidement quelques montages photos humoristiques. Le site est très simple et clairement orienté pour les non-spécialistes en informatique ou pour les plus pressés.
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
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MYBUDGET-ONLINE.COM : Gérez vos comptes en ligne Simplement et Gratuitement
MyBudegt-online est une solution Simple et Gratuite pour vous aider à garder le controle de vos finances.
En moins de 5 minutes, vous pourrez mettre en place l'ensemble de vos operations bancaires en un seul endroit.
Seul Mybudget-online.com vous offre un acces Securise et Anonyme; pas besoin de fournir votre nom, adresse, Email ou numero de compte bancaire pour ouvrir un Compte.
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
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e-Kaki : Art du dessin en ligne, galeries oekaki, forum des artistes créatifs
e-Kaki : Art du dessin en ligne, galeries oekaki, forum des artistes créatifs
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
e-kaki.net | Détails
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Blog du docteur Duquesne
Médecin du travail , formateur et praticien hospitalier dans un service d'addictologie , j'ai choisi d'ouvrir cet espace d'information pour vous partager des sites et documents qui peuvent favoriser la prévention et les soins aux personnes en souffrance avec la consommation d'alcool et d'autres produits psychoactifs …
Je remercie celles et ceux qui enrichiront ce site par leurs propositions .
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
damienduquesne.unblog.fr | Détails
Médecin du travail , formateur et praticien hospitalier dans un service d'addictologie , j'ai choisi d'ouvrir cet espace d'information pour vous partager des sites et documents qui peuvent favoriser la prévention et les soins aux personnes en souffrance avec la consommation d'alcool et d'autres produits psychoactifs …
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Dictionnaires et traducteurs sur dictionnaire.sensagent.com
Dictionnaire et site de traduction.
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
dictionnaire.sensagent.com | Détails
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Le monde des 2 à 7 ans
Meilleurs sites gratuits pour les 2 à 7 ans pré-scolaire, maternelle, CP et CE1, CE2: soutien scolaire, initiation à l'art, musique et langue, apprentissage de l'écriture et lecture, comportement, psychologie, loisirs, sorties, livres et comptines audios, 1ères découvertes..
Notes : 5.0/5 pour 1 notes
www.2a7.fr | Détails
Meilleurs sites gratuits pour les 2 à 7 ans pré-scolaire, maternelle, CP et CE1, CE2: soutien scolaire, initiation à l'art, musique et langue, apprentissage de l'écriture et lecture, comportement, psychologie, loisirs, sorties, livres et comptines audios, 1ères découvertes..
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"Un cancre à l'amer"
Les déboires d'un jeune prof d'arts appliqués, où plus communément appelé prof de coloriage. La spontanéité du verbe gagnera ce que l'orthographe ne manquera pas de perdre ... pardon d'avance ...
Notes : 4.5/5 pour 2 notes
tapayann.blogspot.com | Détails
Les déboires d'un jeune prof d'arts appliqués, où plus communément appelé prof de coloriage. La spontanéité du verbe gagnera ce que l'orthographe ne manquera pas de perdre ... pardon d'avance ...
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Amelatine - L'Amérique latine en France
Depuis sa première édition en 2003, l'objectif du festival est de poursuivre une mission d'éducation populaire en associant engagement citoyen et culture. Cette sixième édition du festival " Images Mouvementées "...
Notes : 4.0/5 pour 1 notes
www.amelatine.com | Détails
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Prizee code prizee gagner des codes prizee gratuitement
Prizee,venez vite vous inscrire pour gagner des codes prizee pour le site de jeux prizee tous les jours des codes prizee sont a gagner gratuitement.
Notes : 4.0/5 pour 1 notes
www.boitacode.fr | Détails
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Neoptera
* Neoptera vous permet d'envoyer des fichiers de toutes tailles et de tous types : photos, vidéos, plans, devis, facture, etc...
* Neoptera prend en charge le glisser/déposer. Il suffit de faire glisser vos fichiers sur un destinataire.
* Toutes les taches sont automatisées. Vos contacts sont prévenus automatiquement que des fichiers sont disponibles sur nos serveurs.
* Plus besoin de graver vos fichiers volumineux
et de les envoyer par porteur.
* Neoptera assure la fiabilité et la disponibilité de vos données.
* Connexions SSL, cryptage de vos données sur nos serveurs, protection des dépots par mot de passe. Vos données sont à l'abri des regards indiscrets.
Notes : 4.0/5 pour 1 notes
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PlanningWiz Online Room Planner Software for Furniture Retailers and Manufacturers, Building Contractors, Realtors and more
Ce logiciel permet en quelques clics de créer le plan aménagé de votre chambre, bureau, cuisine, salon ou salle de bain. Création, dessin et décoration de vos plans maison en ligne n'a jamais été aussi simple !
Utilisez PlanningWiz pour transformer vos visiteurs en acheteurs, en permettant de créer de façon conviviale et intuitive leur projet d'aménagement d'intérieur comme un pro.
Aidez vos acheteurs potentiels à mieux acheter et attirez plus de visiteurs vers votre site ! Facilement intégrable dans votre site web, PlanningWiz peut convertir les internautes sur votre site en prospects identifiés.
Ce progiciel de création de plan en ligne s'adresse en particulier, mais non exclusivement, aux professionnels de la vente en ligne de meubles et de mobilier pour la maison, aux fabricants, aux marchands de meubles ou d'équipement de fitness, aux portails de décoration et aux promoteurs.
Une application gagnante: PlanningWiz a remporté le 1er prix en Suisse au concours Best of Trado 2005, catégorie web solutions, floor planning.
Notes : 3.0/5 pour 1 notes
v3.planningwiz.com | Détails
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L'Histoire de la violence à l'école
La violence scolaire
Vincent Troger
Depuis deux décennies, la violence des jeunes dans les établissements scolaires est devenue une question de société. Les actes de violence scolaire sont désormais répertoriés, un observatoire les analyse et des plans antiviolence ont été mis en œuvre. Les sciences sociales s'interrogent sur le phénomène lui-même, mais aussi sur le regard que la société porte sur cette violence.
Est-ce un phénomène nouveau ?
La violence, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions scolaires, est une donnée permanente de l'histoire de la jeunesse à travers les âges. Au XIIIe siècle, les étudiants de la Sorbonne se battent à plusieurs reprises, à mains armées, avec les bourgeois parisiens, la police du prévôt de Paris, ou même, en 1278, avec les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d'élèves (on disait alors « mutineries ») entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l'intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu'il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d'adultes.
Pour les historiens, la violence des jeunes au sein des établissements scolaires n'a donc rien de nouveau, comme d'ailleurs la violence des jeunes en général. Tout adulte qui garde un souvenir objectif des cours de récréation sait que la loi du plus fort s'y exerce souvent.
La violence scolaire prend en revanche à chaque époque des formes nouvelles, et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
Comment la mesure-t-on ?
L'enquête de Georges Tallon, qui portait sur 41 collèges, « en situation a priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels, est longtemps restée la seule référence disponible. S'y sont ajoutés à partir de 1993 des recensements menés par le ministère de l'Intérieur et des rapports de parlementaires. C'est en 2001 que le ministère de l'Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l'ensemble des actes de violence signalés par les chefs d'établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année (voir le tableau p. 13).
Le sociologue Eric Debarbieux, qui reconnaît l'utilité de ces données, en souligne tout de même deux défauts de nature contradictoire. Le premier est celui de « faire exister le phénomène en en parlant (2)». Autrement dit, le fait de publier une mesure des incidents violents de la vie scolaire peut alimenter une manipulation de l'opinion publique en faveur d'une politique sécuritaire. Mais il souligne aussi, à l'inverse, l'insuffisance des données administratives qui, selon lui, sous-estiment la réalité de la violence à l'école. Il plaide donc pour des enquêtes de « victimation » qui, comme le montre le tableau précité, donnent une autre dimension au phénomène. Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter à la fois le piège de « la manipulation démagogique » et celui de « la négation » ou de « l'ignorance », au profit d'une approche raisonnée permettant de distinguer à la fois les différents types de violence et les différents contextes qui la produisent.
Depuis quand et pourquoi la mesure-t-on ?
La violence des jeunes à l'école n'a été reconnue en France comme un problème de société qu'à la fin des années 1970. Le premier rapport sur cette question, confidentiel, est rédigé par l'inspecteur général Georges Tallon en 1979 (voir le tableau p. 11). Il est difficile de ne pas voir ici la proximité avec une autre date, doublement emblématique : l'année 1975, qui voit à la fois s'ouvrir le collège unique et débuter la crise pétrolière....
Notes : 3.0/5 pour 1 notes
radical27.blogspot.com | Détails
La violence scolaire
Vincent Troger
Depuis deux décennies, la violence des jeunes dans les établissements scolaires est devenue une question de société. Les actes de violence scolaire sont désormais répertoriés, un observatoire les analyse et des plans antiviolence ont été mis en œuvre. Les sciences sociales s'interrogent sur le phénomène lui-même, mais aussi sur le regard que la société porte sur cette violence.
Est-ce un phénomène nouveau ?
La violence, à l'intérieur ou à l'extérieur des institutions scolaires, est une donnée permanente de l'histoire de la jeunesse à travers les âges. Au XIIIe siècle, les étudiants de la Sorbonne se battent à plusieurs reprises, à mains armées, avec les bourgeois parisiens, la police du prévôt de Paris, ou même, en 1278, avec les moines de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Au XIXe siècle, le lycée Louis-le-Grand a connu huit révoltes d'élèves (on disait alors « mutineries ») entre 1815 et 1883, dont plusieurs nécessitèrent l'intervention de la police parisienne. Plus près de nous, Hervé Hamon et Patrick Rotman ont comptabilisé, dans leur ouvrage Tant qu'il y aura des profs (1), les violences scolaires recensées par la presse entre 1979 et 1984. La liste est impressionnante et comprend, outre rackets, affrontements entre bandes et viols, trois meurtres, dont deux d'adultes.
Pour les historiens, la violence des jeunes au sein des établissements scolaires n'a donc rien de nouveau, comme d'ailleurs la violence des jeunes en général. Tout adulte qui garde un souvenir objectif des cours de récréation sait que la loi du plus fort s'y exerce souvent.
La violence scolaire prend en revanche à chaque époque des formes nouvelles, et la société y réagit à chaque fois en fonction de valeurs et de critères qui eux-mêmes évoluent.
Comment la mesure-t-on ?
L'enquête de Georges Tallon, qui portait sur 41 collèges, « en situation a priori difficile », et un échantillon représentatif de lycées professionnels, est longtemps restée la seule référence disponible. S'y sont ajoutés à partir de 1993 des recensements menés par le ministère de l'Intérieur et des rapports de parlementaires. C'est en 2001 que le ministère de l'Education nationale a mis en place le logiciel Signa qui permet de synthétiser l'ensemble des actes de violence signalés par les chefs d'établissement et dont les résultats sont disponibles chaque année (voir le tableau p. 13).
Le sociologue Eric Debarbieux, qui reconnaît l'utilité de ces données, en souligne tout de même deux défauts de nature contradictoire. Le premier est celui de « faire exister le phénomène en en parlant (2)». Autrement dit, le fait de publier une mesure des incidents violents de la vie scolaire peut alimenter une manipulation de l'opinion publique en faveur d'une politique sécuritaire. Mais il souligne aussi, à l'inverse, l'insuffisance des données administratives qui, selon lui, sous-estiment la réalité de la violence à l'école. Il plaide donc pour des enquêtes de « victimation » qui, comme le montre le tableau précité, donnent une autre dimension au phénomène. Il insiste enfin sur la nécessité d'éviter à la fois le piège de « la manipulation démagogique » et celui de « la négation » ou de « l'ignorance », au profit d'une approche raisonnée permettant de distinguer à la fois les différents types de violence et les différents contextes qui la produisent.
Depuis quand et pourquoi la mesure-t-on ?
La violence des jeunes à l'école n'a été reconnue en France comme un problème de société qu'à la fin des années 1970. Le premier rapport sur cette question, confidentiel, est rédigé par l'inspecteur général Georges Tallon en 1979 (voir le tableau p. 11). Il est difficile de ne pas voir ici la proximité avec une autre date, doublement emblématique : l'année 1975, qui voit à la fois s'ouvrir le collège unique et débuter la crise pétrolière....
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jeux d'equitation : elevage cheval, course de chevaux, élever son cheval virtuel : Equideow
Avec Equideow, élevez un ou plusieurs chevaux, et prenez-vous au jeu des responsabilités en dirigeant un centre équestre !
Laissez vous prendre au jeu des responsabilités et de la gestion d'un centre équestre virtuel !
* bâtissez votre centre équestre, des prés aux box,
* accueillez les chevaux des éleveurs en pension,
* embauchez des employés pour faire tourner votre centre,
* organisez de prestigieuses compétitions de chevaux
* et tentez d'avoir le centre le plus prestigieux du jeu !
Inscrivez-vous gratuitement sur Equideow et occupez-vous d'un premier cheval, puis faites prospérer votre élevage pour rejoindre les meilleurs !
* occupez-vous d'un ou plusieurs chevaux,
* améliorez leurs compétences avec entraînements et balades,
* gagnez des compétitions et classez-les parmi les meilleurs,
* faites saillir vos juments et étendez votre élevage !
Notes : 2.0/5 pour 1 notes
www.equideow.com | Détails
Avec Equideow, élevez un ou plusieurs chevaux, et prenez-vous au jeu des responsabilités en dirigeant un centre équestre !
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La dépression/Psycho et Sexo - Tendance Santé - comprendre et gérer sa santé
A ne pas confondre avec une déprime passagère, la dépression est une véritable maladie. D'où vient-elle ? Comment la soigner ? Comment aider un proche dépressif ? Autant de questio...
* Comment aider une personne dépressive
La dépression, une authentique maladie
* La dépression, une authentique maladie
La dépression des personnes âgées, une maladie insidieuse
* La dépression des personnes âgées, une maladie insidieuse
La dépression réactionnelle : quand le chagrin devient maladie
* La dépression réactionnelle : quand le chagrin devient maladie
Dépression : comment la soigner ?
* Dépression : comment la soigner ?
La dépression est une maladie fréquente. Selon une enquête réalisée en 2005 par l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), 8 % des Français de 15 à 75 ans, soit trois millions de personnes, ont traversé une dépression dans les douze mois précédant l’enquête. 19 % des Français ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La maladie semble toucher deux fois plus de femmes que d’hommes. Autant dire que chacun d’entre nous, au moins indirectement, est concerné par cette maladie qui a des répercussions sur le couple, la vie de famille, le travail.
La dépression provoque une onde de choc qui suscite stress et anxiété dans l’entourage. La famille s’épuise. Et la maladie n’est pas sans conséquences sociales, avec à moyen terme le risque de perte d’emploi ou de revenus pour certaines catégories de personnes (licenciement, perte de clientèle pour les professions libérales et indépendantes…). L’impact social de la dépression concerne autant le patient que sa famille.
Au jour le jour, l’apathie et la tristesse de la personne dépressive gâchent forcément la vie quotidienne de l’entourage et particulièrement du conjoint : sorties reportées, corvées qui retombent sur un seul, mésentente, sentiment d’isolement..
Une incompréhension mutuelle
Psychologiquement, la dépression place le malade et ses proches en situation d’incompréhension mutuelle, comme si un mur invisible s’était élevé. Le malade se sent nié dans son vécu le plus intime, même lorsque le conjoint est attentif. Et ce dernier a le sentiment que le malade ne perçoit pas ses efforts, sa fatigue et la solitude dans laquelle il se trouve rejeté par une personne qui n’a plus d’intérêt pour ce qui l’entoure, plus de désir sexuel… Il en résulte un sentiment d’ingratitude dans l’entourage tandis que le malade s’enfonce de son côté dans un sentiment de culpabilité.
Cette période d’incompréhension n’est pas sans conséquences sur l’avenir du couple dont les difficultés antérieures se trouvent amplifiées par la maladie.
Nier la dépression
La non-reconnaissance de la maladie peut se traduire par un refus pur et simple de voir que la personne va mal, particulièrement s’il s’agit d’un enfant ou d’une personne âgée dont la dépression prend des formes plus atypiques (tristesse, désintéressement, manque d’appétit, difficultés scolaires et/ou troubles émotionnels).
Le refus de la maladie s’exprime alors par des petites phrases assez typiques: "Tu n’as qu’à te coucher plus tôt pour ne pas être fatigué", "Tu prends les choses trop à cœur." Sans s’en rendre compte, l’entourage peut aller jusqu’à faire porter au malade la responsabilité de son état : "Tu t’écoutes trop", "Tu irais mieux si tu en avais la volonté."
Sous-estimer la maladie
Face à une personne dépressive, une autre erreur consiste à minimiser les symptômes en les attribuant aux circonstances ("C’est un mauvais moment à passer") et à en appeler à la volonté du malade ("Ressaisis-toi", "Tu as tout pour être heureux"). Ces réactions de déni sont très douloureuses pour le malade. Elles renforcent son...
Notes : 2.0/5 pour 1 notes
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A ne pas confondre avec une déprime passagère, la dépression est une véritable maladie. D'où vient-elle ? Comment la soigner ? Comment aider un proche dépressif ? Autant de questio...
* Comment aider une personne dépressive
La dépression, une authentique maladie
* La dépression, une authentique maladie
La dépression des personnes âgées, une maladie insidieuse
* La dépression des personnes âgées, une maladie insidieuse
La dépression réactionnelle : quand le chagrin devient maladie
* La dépression réactionnelle : quand le chagrin devient maladie
Dépression : comment la soigner ?
* Dépression : comment la soigner ?
La dépression est une maladie fréquente. Selon une enquête réalisée en 2005 par l’Inpes (Institut national de prévention et d’éducation pour la santé), 8 % des Français de 15 à 75 ans, soit trois millions de personnes, ont traversé une dépression dans les douze mois précédant l’enquête. 19 % des Français ont vécu ou vivront une dépression au cours de leur vie. La maladie semble toucher deux fois plus de femmes que d’hommes. Autant dire que chacun d’entre nous, au moins indirectement, est concerné par cette maladie qui a des répercussions sur le couple, la vie de famille, le travail.
La dépression provoque une onde de choc qui suscite stress et anxiété dans l’entourage. La famille s’épuise. Et la maladie n’est pas sans conséquences sociales, avec à moyen terme le risque de perte d’emploi ou de revenus pour certaines catégories de personnes (licenciement, perte de clientèle pour les professions libérales et indépendantes…). L’impact social de la dépression concerne autant le patient que sa famille.
Au jour le jour, l’apathie et la tristesse de la personne dépressive gâchent forcément la vie quotidienne de l’entourage et particulièrement du conjoint : sorties reportées, corvées qui retombent sur un seul, mésentente, sentiment d’isolement..
Une incompréhension mutuelle
Psychologiquement, la dépression place le malade et ses proches en situation d’incompréhension mutuelle, comme si un mur invisible s’était élevé. Le malade se sent nié dans son vécu le plus intime, même lorsque le conjoint est attentif. Et ce dernier a le sentiment que le malade ne perçoit pas ses efforts, sa fatigue et la solitude dans laquelle il se trouve rejeté par une personne qui n’a plus d’intérêt pour ce qui l’entoure, plus de désir sexuel… Il en résulte un sentiment d’ingratitude dans l’entourage tandis que le malade s’enfonce de son côté dans un sentiment de culpabilité.
Cette période d’incompréhension n’est pas sans conséquences sur l’avenir du couple dont les difficultés antérieures se trouvent amplifiées par la maladie.
Nier la dépression
La non-reconnaissance de la maladie peut se traduire par un refus pur et simple de voir que la personne va mal, particulièrement s’il s’agit d’un enfant ou d’une personne âgée dont la dépression prend des formes plus atypiques (tristesse, désintéressement, manque d’appétit, difficultés scolaires et/ou troubles émotionnels).
Le refus de la maladie s’exprime alors par des petites phrases assez typiques: "Tu n’as qu’à te coucher plus tôt pour ne pas être fatigué", "Tu prends les choses trop à cœur." Sans s’en rendre compte, l’entourage peut aller jusqu’à faire porter au malade la responsabilité de son état : "Tu t’écoutes trop", "Tu irais mieux si tu en avais la volonté."
Sous-estimer la maladie
Face à une personne dépressive, une autre erreur consiste à minimiser les symptômes en les attribuant aux circonstances ("C’est un mauvais moment à passer") et à en appeler à la volonté du malade ("Ressaisis-toi", "Tu as tout pour être heureux"). Ces réactions de déni sont très douloureuses pour le malade. Elles renforcent son...
Notes : 2.0/5 pour 1 notes
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L’ACCOMPAGNEMENT DE L’ALCOOLIQUE PAR SON ENTOURAGE
Ce n'est pas par hasard que le Dr. RAINAUT adopte le terme « d'accompagnant » pour qualifier celui ou celle qui va intervenir avec succès auprès du buveur pour réussir à l'apprivoiser.
L’accompagnant n'est pas celui qui menace, ni celui qui s'impose, ni celui qui moralise, ni même celui qui donne des conseils : c'est celui qui informe, se propose, marche à côté de celui auprès duquel il intervient, qui réussit à vivre avec lui pendant un certain temps, et sait s'effacer lorsqu'il s'aperçoit que sa compagnie n'est plus souhaitée. L'accompagnant ne pourra réussir que dans la mesure ou il aura su inspirer confiance à son interlocuteur.
• Il lui faut tout d'abord accepter le fait que quelqu'un soit alcoolique comme on accepte le fait que quelqu'un d'autre soit atteint de telle ou telle affection.
• Il lui faut ensuite rétablir la communication qui manquait, en parlant à l'alcoolique de ce qu'il ressent, et non pas de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
• La confiance acquise, il lui faut laisser I'alcoolique parler de lui, en ayant la patience de l'écouter sans porter de jugement de valeur, et surtout en l'écoutant d'une oreille alcoologique, c'est-à-dire d'une oreille qui ne soit ni médicale, ni psychiatrique, ni de bonnes œuvres, ni moraliste.
• Il lui faudra, dans un second temps, amener l'alcoolique à concevoir l'abstinence totale et définitive non comme une fin en soi, mais comme le seul moyen de se couper de l'alcool.
• Parallèlement, il lui faudra agir sur l'entourage pour l'amener, par l'apport de l'information, à réviser son jugement et à modifier son attitude, afin de faciliter la réinsertion de l'alcoolique soigné dans son milieu.
• Enfin, il lui faudra, après soins, continuer à accompagner l'alcoolique en lui laissant toute sa liberté, y compris celle de retourner vers l'alcool.
Or, l'expérience prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être psychiatre, thérapeute ou psychologue pour tenir ce râle d'accompagnant. Elle prouve même que les meilleurs accompagnants peuvent se trouver parmi les anciens buveurs.
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut accepter le fait que l'on puisse être alcoolique ? Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut pour l'avoir vécu, parler à un buveur de ce qu'il ressent ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut, d'une oreille alcoologique, écouter un buveur parler de lui-même lorsqu'il se décide à communiquer ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut apporter au buveur la preuve vivante de la possibilité de se sortir du piège de l'alcool ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut convaincre l'entourage d'abandonner ses préventions contre le buveur, et l'aider à se réinsérer, au lieu de continuer à le marginaliser ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, pourra connaître les étapes qui mènent au relèvement, et guider celui qu'il accompagne ?
Il est difficile de savoir comment l'ancien buveur procède pour mener à bien sa mission, car cela tient au caractère et à la tournure d'esprit de chacun des protagonistes, et il n'est pas deux buveurs semblables.
Il est tout de même possible d'établir un schéma des étapes de cette longue route qui mène le buveur à sa libération. Grosso modo, ces étapes peuvent être définies de la façon suivante :
1°) FAIRE ADMETTRE AU BUVEUR QUE L'ALCOOL LUI POSE UN PROBLÈME
Il s'agit là de parvenir à l'extériorisation d'un fait que l'alcoolique a perçu depuis longtemps mais qu'il a gardé précieusement pour lui. Cette acceptation n'a rien de commun avec la reconnaissance d'une situation d'alcoolique, qui viendra plus tard, mais qui présente d'entrée le caractère d'un aveu auquel l'alcoolique ne voudra jamais consentir d'emblée.
Même sous cette forme très atténuée, l'alcoolique n'en viendra à cette acceptation qu'en face d'un intervenant vu comme un semblable, identifié comme un des siens, dont il aura perçu l'authenticité des propos, lesquels auront percuté beaucoup plus sa sensibilité que son...
Notes : 1.0/5 pour 1 notes
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Ce n'est pas par hasard que le Dr. RAINAUT adopte le terme « d'accompagnant » pour qualifier celui ou celle qui va intervenir avec succès auprès du buveur pour réussir à l'apprivoiser.
L’accompagnant n'est pas celui qui menace, ni celui qui s'impose, ni celui qui moralise, ni même celui qui donne des conseils : c'est celui qui informe, se propose, marche à côté de celui auprès duquel il intervient, qui réussit à vivre avec lui pendant un certain temps, et sait s'effacer lorsqu'il s'aperçoit que sa compagnie n'est plus souhaitée. L'accompagnant ne pourra réussir que dans la mesure ou il aura su inspirer confiance à son interlocuteur.
• Il lui faut tout d'abord accepter le fait que quelqu'un soit alcoolique comme on accepte le fait que quelqu'un d'autre soit atteint de telle ou telle affection.
• Il lui faut ensuite rétablir la communication qui manquait, en parlant à l'alcoolique de ce qu'il ressent, et non pas de ce qu'il doit faire ou ne pas faire.
• La confiance acquise, il lui faut laisser I'alcoolique parler de lui, en ayant la patience de l'écouter sans porter de jugement de valeur, et surtout en l'écoutant d'une oreille alcoologique, c'est-à-dire d'une oreille qui ne soit ni médicale, ni psychiatrique, ni de bonnes œuvres, ni moraliste.
• Il lui faudra, dans un second temps, amener l'alcoolique à concevoir l'abstinence totale et définitive non comme une fin en soi, mais comme le seul moyen de se couper de l'alcool.
• Parallèlement, il lui faudra agir sur l'entourage pour l'amener, par l'apport de l'information, à réviser son jugement et à modifier son attitude, afin de faciliter la réinsertion de l'alcoolique soigné dans son milieu.
• Enfin, il lui faudra, après soins, continuer à accompagner l'alcoolique en lui laissant toute sa liberté, y compris celle de retourner vers l'alcool.
Or, l'expérience prouve qu'il n'est pas nécessaire d'être psychiatre, thérapeute ou psychologue pour tenir ce râle d'accompagnant. Elle prouve même que les meilleurs accompagnants peuvent se trouver parmi les anciens buveurs.
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut accepter le fait que l'on puisse être alcoolique ? Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut pour l'avoir vécu, parler à un buveur de ce qu'il ressent ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut, d'une oreille alcoologique, écouter un buveur parler de lui-même lorsqu'il se décide à communiquer ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut apporter au buveur la preuve vivante de la possibilité de se sortir du piège de l'alcool ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, peut convaincre l'entourage d'abandonner ses préventions contre le buveur, et l'aider à se réinsérer, au lieu de continuer à le marginaliser ?
Qui, mieux qu'un ancien buveur, pourra connaître les étapes qui mènent au relèvement, et guider celui qu'il accompagne ?
Il est difficile de savoir comment l'ancien buveur procède pour mener à bien sa mission, car cela tient au caractère et à la tournure d'esprit de chacun des protagonistes, et il n'est pas deux buveurs semblables.
Il est tout de même possible d'établir un schéma des étapes de cette longue route qui mène le buveur à sa libération. Grosso modo, ces étapes peuvent être définies de la façon suivante :
1°) FAIRE ADMETTRE AU BUVEUR QUE L'ALCOOL LUI POSE UN PROBLÈME
Il s'agit là de parvenir à l'extériorisation d'un fait que l'alcoolique a perçu depuis longtemps mais qu'il a gardé précieusement pour lui. Cette acceptation n'a rien de commun avec la reconnaissance d'une situation d'alcoolique, qui viendra plus tard, mais qui présente d'entrée le caractère d'un aveu auquel l'alcoolique ne voudra jamais consentir d'emblée.
Même sous cette forme très atténuée, l'alcoolique n'en viendra à cette acceptation qu'en face d'un intervenant vu comme un semblable, identifié comme un des siens, dont il aura perçu l'authenticité des propos, lesquels auront percuté beaucoup plus sa sensibilité que son...
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