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    <title>La gauche, la nation et l'émancipation du peuple-classe</title>
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      <title>La gauche, la nation et l'émancipation du peuple-classe</title>
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La mondialisation dans sa phase néolibérale a eu pour effet d’une part de venir percuter les cadres nationaux anciens en amoindrissant des capacités d’intervention, d’autres part et concomitamment de faire émerger de nouveaux cadres jusque là sous développés comme l’Europe. Ce point est connu . Il n’est pas au centre de notre propos mais il en constitue l’arrière plan qui donne une dynamique à l’ensemble qui sans cela pourrait apparaître comme des cadres relativement figés.

La gauche – terme générique - est ici la force politique chargée dans sa diversité de sensibilité de construire en théorie - le programme - et en pratique - la mobilisation démocratique - l’émancipation du peuple-classe français sans nuire aux autres peuples conformément au principe de l’internationalisme ouvrier. Ici la gauche porte un programme à la fois social et écologique.

Le peuple-classe est constitué par 95% du salariat et une grosse fraction des paysans, des artisans et des indépendants. Il exclue de façon variable la bourgeoisie nationale. NB : Pour une définition plus précise du peuple-classe je renvoie au site amitie-entre-les-peuples.org et notamment à l’article &amp;quot;Les frontières du peuple-classe&amp;quot;. A sa tâche historique ici résumée s’ajoute l’impératif écologique du XXI siècle.

Si la nation porte bien en elle une ambiguïté – ce qui va être développé ici - alors on comprend que la gauche et la droite, sans parler de l’extrême-droite et de l’extrême gauche, aient des positionnements différents. La nation va alors faire l’objet d’une instrumentalisation politique variable qui peut avoir deux sens, l’un que l’on dira &amp;quot; de droite &amp;quot; car conservateur et même réactionnaire, l’autre progressiste et de transformation sociale pour &amp;quot; la gauche &amp;quot;. On précisera de quelle gauche type il s’agit. Dans un cas l’emploi régresse, les écarts de revenus augmentent, la sécurité sociale se délite encore plus, etc. dans l’autre cas c’est la dynamique inverse qui s’applique.

Pour avancer sur cette &amp;quot; manipulation &amp;quot; de la symbolique nationale il importe d’abord d’évoquer ce que l’on entend par nation avant de préciser les axes d’une politique de gauche.
 I – LA PROBLEMATIQUE DU FAIT NATIONAL

Il s’agit de montrer, en vue de notre question concernant la gauche, en quoi la nation s’impose et dans quels termes.

A - La nation comme certitude
Elle s’observe comme fait prééminent d’une part par absence relative d’autres communautés pouvant former société et d’autre part de par sa propre dynamique historique.

1 - Certitude du fait national par défaut de la prégnance d’autres communautés.

a) Faiblesse du sentiment communautaire au dessus du cadre national.
- Le monde : La mondialité (Zarifian) est pensée, espérée . Certains peuples près de la nature ont une conception cosmique du monde. Reste que le monde n’est pas l’horizon ordinaire de la plupart des humains. De plus faute de liens et de vécus il ne fait pas société.
- Le niveau continental n’offre au mieux qu’un cadre proto-national faible qui sauf exception est fondé sur des nations pré-existantes. C’est le cas de l’Union européenne. Il n’y a guère que les Roms qui pourraient de par leur passé de migrants transnationaux en Europe se dire d’emblée européen. Et, via le marché commun, ce sont plus les représentant des firmes multinationales et des classes dominantes que les peuples qui ont construit l’Europe et ses institutions. Les peuples-classe d’Europe s’opposent depuis quelques années, notamment depuis le 29 mais 2009, au déficit social, démocratique et écologique des institutions européennes alors que ce déficit était plus radical encore dans la première période de construction de l’Europe. Outre le contenu, l’idée européenne qui pouvait être attractive comme perspective supra-nationale est aujourd’hui contestée même si la dynamique perdure.

b) Faiblesse du sentiment communautaire en deçà du cadre national :
- Faiblesse ou absence des minorités nationales

Si le fait national est certain c’est qu’aucune minorité nat</description>
      <pubDate>Thu, 14 May 2009 00:00:00 +0200</pubDate>
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