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Obésité
L'obésité est l'état d'une personne, ou d'un animal, souffrant d'une hypertrophie de la masse adipeuse , qui se traduit par un excès de poids, réparti de façon généralisée dans les diverses zones grasses de l'organisme.
Régime et Diététique Recherche - L'origine de l'épidémie d'obésité réside dans l'excès d'alimentation
Depuis quelques années, la recherche s'interroge sur l'origine de l'épidémie d'obésité?
Certains experts s'en remettent à la génétique, d'autres exposent que l'environnement des produits chimiques est en cause, d'autres encore estiment que l'obésité résulte du mode de vie de la société moderne, enclin à la paresse, dans lequel nous passons trop de temps à regarder la télévision ou jouer aux jeux vidéo.
S'appuyant sur des statistiques, des chercheurs australiens viennent de mettre en avant une autre cause de l'augmentation de l'obésité: l'excès d'alimentation.
Pour leur étude, le professeur Boyd Swinburn de l'Université de Deakin, à Victoria, en Australie et ses collègues ont calculé les besoins nutritionnels des adultes pour maintenir un poids stable.
Les chercheurs ont de même évalué les besoins nutritionnels des enfants, correspondant à une alimentation saine destinée à maintenir une courbe de croissance normale.
Puis, en s'appuyant sur les données nationales existantes en matière d'alimentation depuis les années 1970 jusqu'au début des années 2000, ils ont constaté à quel point les Américains mangeaient trop. Les chercheurs ont déterminé à partir de ces élements combien de kilos les Américains ont gagné en 30 ans.
Ensuite, ils ont utilisé les données de la NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) sur le poids de la population au cours de cette période afin de déterminer combien de poids a été effectivement acquise.
Selon les chercheurs, les prévisions et la réalité de l'augmentation de poids chez les enfants correspondent exactement, ce qui indique que l'augmentation de l'apport calorique à lui seul pourrait expliquer la prise de poids.
Les adultes ont pris moins de poids que les données résultant des prévisions: 9 kilos alors que les chercheurs avaient retenu environ 11 kilos. Ceci laisse à penser que l'excès de nourriture explique encore le gain de poids, mais qu'il a été contrebalancé par l'augmentation de l'activité physique au cours des 30 années d'après Swinburn.
"De nombreuses hypothèses existent sur le fait que la réduction de l'activité physique et l'augmentation de l'apport énergétique constituent les principaux moteurs de l'épidémie d'obésité." Swinburn soulignue que jusqu'à présent, personne n'a proposé de quantifier la manière dont les individus se nourrissent et mettre ces données en rapport avec l'augmentation de l'obésité depuis les années 1970.
«Cette étude démontre que le gain de poids dans la population américaine semble s'expliquer en quasi-totalité par la consommation excessive de calories. Il semble que les changements dans l'activité physique jouent un rôle minime. » Swinburn ajoue que les résultats seraient probablement similaires pour d'autres pays développés. Selon lui, la population des États-Unis devrait revenir à la même quantité d'absorption de calories que dans les années 1970, ce qui reviendrait à réduire l'apport calorique quotidien d'environ 350 calories pour les enfants, l'équivalent d'une canette de boisson gazeuse et une petite portion de frites, et d'environ 500 calories environ pour les adultes, soit un hamburger Big Mac. De plus, les enfants doivent marcher une heure à deux heures et demi par jour, et les adultes près de deux heures.
"Pour tout le monde une promenade de deux heures par jour n'est pas vraiment une option réaliste pour lutter contre l'épidémie," a déclaré Swinburn. "Nous devons limiter nos attentes de ce que l'augmentation de l'activité physique peut faire." Bref, les Américains doivent manger moins, dit-il.
Toutefois, Swinburn a souligné que les conclusions de l'étude ne cherchent en aucun cas à nier l'importance de l'activité physique.
"Nous avons absolument besoin de continuer à promouvoir l'augmentation de l'activité physique et une alimentation saine, car ceci est de toute évidence...
fr.healthnews.com | Détails
Depuis quelques années, la recherche s'interroge sur l'origine de l'épidémie d'obésité?
Certains experts s'en remettent à la génétique, d'autres exposent que l'environnement des produits chimiques est en cause, d'autres encore estiment que l'obésité résulte du mode de vie de la société moderne, enclin à la paresse, dans lequel nous passons trop de temps à regarder la télévision ou jouer aux jeux vidéo.
S'appuyant sur des statistiques, des chercheurs australiens viennent de mettre en avant une autre cause de l'augmentation de l'obésité: l'excès d'alimentation.
Pour leur étude, le professeur Boyd Swinburn de l'Université de Deakin, à Victoria, en Australie et ses collègues ont calculé les besoins nutritionnels des adultes pour maintenir un poids stable.
Les chercheurs ont de même évalué les besoins nutritionnels des enfants, correspondant à une alimentation saine destinée à maintenir une courbe de croissance normale.
Puis, en s'appuyant sur les données nationales existantes en matière d'alimentation depuis les années 1970 jusqu'au début des années 2000, ils ont constaté à quel point les Américains mangeaient trop. Les chercheurs ont déterminé à partir de ces élements combien de kilos les Américains ont gagné en 30 ans.
Ensuite, ils ont utilisé les données de la NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) sur le poids de la population au cours de cette période afin de déterminer combien de poids a été effectivement acquise.
Selon les chercheurs, les prévisions et la réalité de l'augmentation de poids chez les enfants correspondent exactement, ce qui indique que l'augmentation de l'apport calorique à lui seul pourrait expliquer la prise de poids.
Les adultes ont pris moins de poids que les données résultant des prévisions: 9 kilos alors que les chercheurs avaient retenu environ 11 kilos. Ceci laisse à penser que l'excès de nourriture explique encore le gain de poids, mais qu'il a été contrebalancé par l'augmentation de l'activité physique au cours des 30 années d'après Swinburn.
"De nombreuses hypothèses existent sur le fait que la réduction de l'activité physique et l'augmentation de l'apport énergétique constituent les principaux moteurs de l'épidémie d'obésité." Swinburn soulignue que jusqu'à présent, personne n'a proposé de quantifier la manière dont les individus se nourrissent et mettre ces données en rapport avec l'augmentation de l'obésité depuis les années 1970.
«Cette étude démontre que le gain de poids dans la population américaine semble s'expliquer en quasi-totalité par la consommation excessive de calories. Il semble que les changements dans l'activité physique jouent un rôle minime. » Swinburn ajoue que les résultats seraient probablement similaires pour d'autres pays développés. Selon lui, la population des États-Unis devrait revenir à la même quantité d'absorption de calories que dans les années 1970, ce qui reviendrait à réduire l'apport calorique quotidien d'environ 350 calories pour les enfants, l'équivalent d'une canette de boisson gazeuse et une petite portion de frites, et d'environ 500 calories environ pour les adultes, soit un hamburger Big Mac. De plus, les enfants doivent marcher une heure à deux heures et demi par jour, et les adultes près de deux heures.
"Pour tout le monde une promenade de deux heures par jour n'est pas vraiment une option réaliste pour lutter contre l'épidémie," a déclaré Swinburn. "Nous devons limiter nos attentes de ce que l'augmentation de l'activité physique peut faire." Bref, les Américains doivent manger moins, dit-il.
Toutefois, Swinburn a souligné que les conclusions de l'étude ne cherchent en aucun cas à nier l'importance de l'activité physique.
"Nous avons absolument besoin de continuer à promouvoir l'augmentation de l'activité physique et une alimentation saine, car ceci est de toute évidence...
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OBOBS : Observatoire de l'Obésité
Il faut bien prendre conscience que le caractère urgent de la cause, même s’il est souvent rappelé, finit par retomber. Depuis vingt ans, l’obésité n’est plus aussi gênante dans la vie courante et
relativement bien intégrée dans la société. Pourtant, les personnes touchées présentent un terrain dangereux faisant parfois rapidement basculer les problèmes de santé classiques du côté des
pathologies lourdes, avec à la clef une grande souffrance et des décès prématurés qu’il serait possible d’éviter.
Les pouvoirs publics ont soumis en 2005, le projet d’un Observatoire de l’Obésité : nous avons décidé de lui donner vie, car aujourd’hui, il est déjà peut-être trop tard pour agir.
www.obobs.net | Détails
Il faut bien prendre conscience que le caractère urgent de la cause, même s’il est souvent rappelé, finit par retomber. Depuis vingt ans, l’obésité n’est plus aussi gênante dans la vie courante et
relativement bien intégrée dans la société. Pourtant, les personnes touchées présentent un terrain dangereux faisant parfois rapidement basculer les problèmes de santé classiques du côté des
pathologies lourdes, avec à la clef une grande souffrance et des décès prématurés qu’il serait possible d’éviter.
Les pouvoirs publics ont soumis en 2005, le projet d’un Observatoire de l’Obésité : nous avons décidé de lui donner vie, car aujourd’hui, il est déjà peut-être trop tard pour agir.
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L’obésité accentue le réchauffement climatique
L’obésité accentue le réchauffement climatique. C’est ce que nous indique une étude anglaise publiée dans la dernière livraison de la revue « International Journal of Epidemiology ».
Les conséquences du réchauffement climatique sont telles que les chercheurs multiplient les études qui sont parfois insolites pour en définir la cause. C’est notamment le cas d’une enquête intitulée « population adiposity and climate change » menée outre-Manche par Phil Edwards et Ian Roberts. Les scientifiques ont mesuré le taux de gaz à effet de serre consommé par les personnes de poids normal comparativement à celles qui souffrent d’une surcharge pondérale.
Concrètement, leur étude consiste à mesurer le taux de CO2 généré par les deux catégories de personnes. Il en résulte alors que les personnes obèses produisent plus de dioxyde de carbone que les personnes non obèses, ce en raison du fait qu’elles se déplacent le plus souvent en véhicule motorisé. A cela s’ajoute également le fait que même si elles restent chez elles, elles se font livrer leurs courses ou leurs plats préparés, ce qui représente un autre poste de production de gaz à effet de serre. Ce rapport montre clairement que les personnes obèses consomment 19% de plus d’énergie que les sujets normaux. En un mot, l’obésité participe grandement au réchauffement planétaire.
L’obésité est un problème de santé publique qui touche essentiellement les pays occidentaux. En France, un adulte sur six souffre d’un problème de surpoids, un triste constat à l’origine d’une proposition de majoration fiscale de produits gras et sucrés dont la consommation mérite d’être modérée.
Mais est-il nécessaire de soulever la consommation en énergie des personnes obèses ? Ne doit-on pas plutôt se poser la question sur le rôle des industriels et leur incitation à la consommation et des émissions de gaz à effet de serre issues de leur usine ? Après les ruminants dont notamment les vaches, vient le tour des personnes obèses. Il s’avère que le progrès cherche toujours un bouc émissaire.
www.waliboo.com | Détails
L’obésité accentue le réchauffement climatique. C’est ce que nous indique une étude anglaise publiée dans la dernière livraison de la revue « International Journal of Epidemiology ».
Les conséquences du réchauffement climatique sont telles que les chercheurs multiplient les études qui sont parfois insolites pour en définir la cause. C’est notamment le cas d’une enquête intitulée « population adiposity and climate change » menée outre-Manche par Phil Edwards et Ian Roberts. Les scientifiques ont mesuré le taux de gaz à effet de serre consommé par les personnes de poids normal comparativement à celles qui souffrent d’une surcharge pondérale.
Concrètement, leur étude consiste à mesurer le taux de CO2 généré par les deux catégories de personnes. Il en résulte alors que les personnes obèses produisent plus de dioxyde de carbone que les personnes non obèses, ce en raison du fait qu’elles se déplacent le plus souvent en véhicule motorisé. A cela s’ajoute également le fait que même si elles restent chez elles, elles se font livrer leurs courses ou leurs plats préparés, ce qui représente un autre poste de production de gaz à effet de serre. Ce rapport montre clairement que les personnes obèses consomment 19% de plus d’énergie que les sujets normaux. En un mot, l’obésité participe grandement au réchauffement planétaire.
L’obésité est un problème de santé publique qui touche essentiellement les pays occidentaux. En France, un adulte sur six souffre d’un problème de surpoids, un triste constat à l’origine d’une proposition de majoration fiscale de produits gras et sucrés dont la consommation mérite d’être modérée.
Mais est-il nécessaire de soulever la consommation en énergie des personnes obèses ? Ne doit-on pas plutôt se poser la question sur le rôle des industriels et leur incitation à la consommation et des émissions de gaz à effet de serre issues de leur usine ? Après les ruminants dont notamment les vaches, vient le tour des personnes obèses. Il s’avère que le progrès cherche toujours un bouc émissaire.
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Obésité
16.1.1 Obésité
Quelques mots seulement parce qu'actuellement, le traitement médicamenteux de l'obésité est secondaire par rapport aux autres interventions thérapeutiques.
L'obésité est un problème majeur de santé publique. L'obésité se définit par un IMC (Indice de Masse Corporelle, poids en kg divisé par le carré de la taille) supérieure à 30 kg/m2. La surcharge pondérale se définit par un IMC entre 26 et 29.9 kg/m2. Si on avait un médicament efficace et peu toxique, il serait indiqué pour les IMC élevés (à partir de 26 kg/m2), un médicament à effet indésirable rare mais grave aura une indication limitée aux obésités très sévères (ICM>30 kg/m2).
Les causes de l'obésité sont inconnues, des facteurs génétiques, environnementaux, socioculturels et familiaux sont évoqués.
Les traitements médicamenteux
* Les anorexigènes : longtemps utilisés à tort et à travers, pour perdre un kilo de trop avant les vacances chaque année par exemple, ils ne sont plus sur le marché car on a réalisé (après une très longue utilisation) qu'ils induisaient (rarement, certes) des hypertensions pulmonaires, qu'il fallait greffer (coeur poumon) ensuite... et des valvulopathies. Ils ne sont plus commercialisés.
* L'inhibiteur de la lipase intestinale : orlistat (Xenical®). Le recul est insuffisant pour cette classe, à la fois en terme d'efficacité et en terme d'effets indésirables.
Des études contrôlées comparant le produit au placebo sur des milliers de sujets ont montré sur 2 ans un gain (baisse de poids) de 10 % environ par rapport au placebo.
Les effets indésirables sont liés à la non-résorption des graisses : steatorrhée, flatulences, selles molles. Il est indiqué à partir de IMC >28 kg/m2.
abd-gpdb.over-blog.com | Détails
16.1.1 Obésité
Quelques mots seulement parce qu'actuellement, le traitement médicamenteux de l'obésité est secondaire par rapport aux autres interventions thérapeutiques.
L'obésité est un problème majeur de santé publique. L'obésité se définit par un IMC (Indice de Masse Corporelle, poids en kg divisé par le carré de la taille) supérieure à 30 kg/m2. La surcharge pondérale se définit par un IMC entre 26 et 29.9 kg/m2. Si on avait un médicament efficace et peu toxique, il serait indiqué pour les IMC élevés (à partir de 26 kg/m2), un médicament à effet indésirable rare mais grave aura une indication limitée aux obésités très sévères (ICM>30 kg/m2).
Les causes de l'obésité sont inconnues, des facteurs génétiques, environnementaux, socioculturels et familiaux sont évoqués.
Les traitements médicamenteux
* Les anorexigènes : longtemps utilisés à tort et à travers, pour perdre un kilo de trop avant les vacances chaque année par exemple, ils ne sont plus sur le marché car on a réalisé (après une très longue utilisation) qu'ils induisaient (rarement, certes) des hypertensions pulmonaires, qu'il fallait greffer (coeur poumon) ensuite... et des valvulopathies. Ils ne sont plus commercialisés.
* L'inhibiteur de la lipase intestinale : orlistat (Xenical®). Le recul est insuffisant pour cette classe, à la fois en terme d'efficacité et en terme d'effets indésirables.
Des études contrôlées comparant le produit au placebo sur des milliers de sujets ont montré sur 2 ans un gain (baisse de poids) de 10 % environ par rapport au placebo.
Les effets indésirables sont liés à la non-résorption des graisses : steatorrhée, flatulences, selles molles. Il est indiqué à partir de IMC >28 kg/m2.
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Télé et obésité infantile
Pour mieux connaître l'impact de la télé sur l'obésité infantile, Béatrice de Reynal, nutritionniste et administrateur de la Fondation Louis-Bonduelle a passé en revue 15 publications scientifiques récentes ou en cours de publication. Certaines sont réalisées spécifiquement sur ce sujet (lien entre le temps passé devant les écrans et le surpoids), d'autres intègrent la donnée « temps passé devant les médias électroniques » .
Le premier enseignement de ce travail est sans surprise : il existerait bien un lien fort entre la multiplication des écrans, donc l'augmentation du temps passé devant, et le poids.
« Cependant, si ce lien entre le temps passé devant la TV et le poids existe bien, il n'est pas corrélé significativement avec une augmentation des apports, ni à une absence d'activité sportive. En clair, la TV fait grossir, indépendamment de ce que les enfants mangent ou ne mangent pas, ni à ce que les enfants bougent ou pas ! Etonnant donc... ».
D'autres évidences surgissent de cette approche scientifique : plus les parents ont des revenus élevés, plus l'enfant fait de sport ; moins les revenus familiaux sont importants, plus le temps passé devant les écrans augmente ; la télévision fait manger moins de fruits et légumes ; plus de boissons sucrées et de snacks.
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Pour mieux connaître l'impact de la télé sur l'obésité infantile, Béatrice de Reynal, nutritionniste et administrateur de la Fondation Louis-Bonduelle a passé en revue 15 publications scientifiques récentes ou en cours de publication. Certaines sont réalisées spécifiquement sur ce sujet (lien entre le temps passé devant les écrans et le surpoids), d'autres intègrent la donnée « temps passé devant les médias électroniques » .
Le premier enseignement de ce travail est sans surprise : il existerait bien un lien fort entre la multiplication des écrans, donc l'augmentation du temps passé devant, et le poids.
« Cependant, si ce lien entre le temps passé devant la TV et le poids existe bien, il n'est pas corrélé significativement avec une augmentation des apports, ni à une absence d'activité sportive. En clair, la TV fait grossir, indépendamment de ce que les enfants mangent ou ne mangent pas, ni à ce que les enfants bougent ou pas ! Etonnant donc... ».
D'autres évidences surgissent de cette approche scientifique : plus les parents ont des revenus élevés, plus l'enfant fait de sport ; moins les revenus familiaux sont importants, plus le temps passé devant les écrans augmente ; la télévision fait manger moins de fruits et légumes ; plus de boissons sucrées et de snacks.
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Obésité de l'enfant
1. Introduction
1.1. Définition
1.2. Types d'obésité
1.3. L'adolescent
1.4. Chez l'enfant plus jeune
2. Epidémiologie de l'obésité chez l'enfant
2.1. Obésité de l'enfant : facteur de risque de l'obésité chez l'adulte
2.2. Les maladies associées à l'obésité chez l'enfant
3. La physiopathologie de l'obésité (I)
4. La physiopathologie de l'obésité (II)
7. Les aspects psychologiques du surpoids et de l'obésité
8. En pratique, que faire devant un enfant ou un adolescent obèse
8.1. La prise en charge de l'enfant obèse : les bases du traitement
8.1.1. Les régimes très hypocaloriques sont proscrits.
8.1.2. Toujours se rappeler :
1. Introduction
L’obésité est un excès de masse grasse, associé à une altération de la qualité et de l’espérance de vie.
Il ne s’agit donc pas d’un problème esthétique, mais bien d’un état pathologique.
L’enfant obèse n’a pas " quelques kilos de trop " et " ça ne va pas s’arranger tout seul à l’adolescence ".
1.1. Définition
Pour plus de commodité, on définit l’obésité comme un excès de poids pour une taille corporelle donnée : c’est l’indice de masse corporelle (IMC). La valeur seuil chez l’enfant dépend de l’âge. Pour 2 raisons : la taille augmente ; et surtout, la masse grasse suit une évolution complexe lors de la croissance. On dispose de valeurs de référence en France, qui figurent sur le carnet de santé (version 1998, voir courbes).
Faute de mieux : Obésité majeure : IMC > 97ème percentile pour l’âge et le sexe ;
Seuil de l’obésité (pour certains auteurs) : 90ème percentile
1.2. Types d'obésité
Il n’y a pas une mais des obésités.
Chez l’adolescent comme chez l’adulte, on distingue les obésités androïde (abdomino-mésentérique) et gynoïde (fessio-crurale). Cette classification conditionne les complications et le pronostic à l’âge adulte.
Chez l'enfant plus jeune (avant 10 ans), on ne retrouve pas ces 2 types.
1.3. L'adolescent
Il y a une grande différence de risque de complications et maladies associées à l’obésité, selon qu’elle est abdomino-mésentérique ou gynoïde :
Obésité androïde (abdomino-mésentérique) fle64.gif Risques métaboliques, respiratoires et cardio-vasculaires
Obésité gynoïde (fessio-crurale) fle64.gif Risques articulaires, vésiculaires (lithiase biliaire) et veineux
Savoir les reconnaître : Si différencier ces 2 types d’obésité est simple chez l’adulte, ça l’est moins chez l’enfant : on manque de données sur la valeur prédictive des variables utilisées chez l’adulte : rapport de la circonférence de la taille sur celle des hanches : RTH ; circonférence de la taille (CT).
1.4. Chez l'enfant plus jeune
Avant 12 ans, il existe un continuum de valeurs entre des formes principalement tronculaires et des répartitions moins homogènes.
L’évolution vers l’obésité est lentement progressive : si le médecin ne suit pas la courbe de poids/(taille)2, à savoir l’évolution de l’IMC, il risque de passer à côte du début de la surcharge pondérale et peut-être ainsi d’une prévention efficace.
Or c’est probablement au début de la prise excessive de masse grasse que l’intervention peut être la plus pertinente (la moins difficile pour l’enfant).
2. Epidémiologie de l'obésité chez l'enfant
L’obésité est un état fréquent : environ 3 à 8 % des enfants de 8-15 ans sont obèses, selon les régions, en France et 2 % ont une obésité sévère ! Ce serait un enfant sur 5 aux USA (20 % des enfants), 10 à 15 % en Grande Bretagne, 10 % en Allemagne ou au Japon.
Sa fréquence augmente : l’incidence a augmenté dans toutes les tranches d’âge. L’effet de cohorte actuel fait craindre, si la courbe ne s’inverse pas, l’émergence d’une quantité importante d’adulte jeunes obèses dans les 15 années qui viennent ! Ceci est vrai dans toutes les...
www.anorexie-et-boulimie.fr | Détails
1. Introduction
1.1. Définition
1.2. Types d'obésité
1.3. L'adolescent
1.4. Chez l'enfant plus jeune
2. Epidémiologie de l'obésité chez l'enfant
2.1. Obésité de l'enfant : facteur de risque de l'obésité chez l'adulte
2.2. Les maladies associées à l'obésité chez l'enfant
3. La physiopathologie de l'obésité (I)
4. La physiopathologie de l'obésité (II)
7. Les aspects psychologiques du surpoids et de l'obésité
8. En pratique, que faire devant un enfant ou un adolescent obèse
8.1. La prise en charge de l'enfant obèse : les bases du traitement
8.1.1. Les régimes très hypocaloriques sont proscrits.
8.1.2. Toujours se rappeler :
1. Introduction
L’obésité est un excès de masse grasse, associé à une altération de la qualité et de l’espérance de vie.
Il ne s’agit donc pas d’un problème esthétique, mais bien d’un état pathologique.
L’enfant obèse n’a pas " quelques kilos de trop " et " ça ne va pas s’arranger tout seul à l’adolescence ".
1.1. Définition
Pour plus de commodité, on définit l’obésité comme un excès de poids pour une taille corporelle donnée : c’est l’indice de masse corporelle (IMC). La valeur seuil chez l’enfant dépend de l’âge. Pour 2 raisons : la taille augmente ; et surtout, la masse grasse suit une évolution complexe lors de la croissance. On dispose de valeurs de référence en France, qui figurent sur le carnet de santé (version 1998, voir courbes).
Faute de mieux : Obésité majeure : IMC > 97ème percentile pour l’âge et le sexe ;
Seuil de l’obésité (pour certains auteurs) : 90ème percentile
1.2. Types d'obésité
Il n’y a pas une mais des obésités.
Chez l’adolescent comme chez l’adulte, on distingue les obésités androïde (abdomino-mésentérique) et gynoïde (fessio-crurale). Cette classification conditionne les complications et le pronostic à l’âge adulte.
Chez l'enfant plus jeune (avant 10 ans), on ne retrouve pas ces 2 types.
1.3. L'adolescent
Il y a une grande différence de risque de complications et maladies associées à l’obésité, selon qu’elle est abdomino-mésentérique ou gynoïde :
Obésité androïde (abdomino-mésentérique) fle64.gif Risques métaboliques, respiratoires et cardio-vasculaires
Obésité gynoïde (fessio-crurale) fle64.gif Risques articulaires, vésiculaires (lithiase biliaire) et veineux
Savoir les reconnaître : Si différencier ces 2 types d’obésité est simple chez l’adulte, ça l’est moins chez l’enfant : on manque de données sur la valeur prédictive des variables utilisées chez l’adulte : rapport de la circonférence de la taille sur celle des hanches : RTH ; circonférence de la taille (CT).
1.4. Chez l'enfant plus jeune
Avant 12 ans, il existe un continuum de valeurs entre des formes principalement tronculaires et des répartitions moins homogènes.
L’évolution vers l’obésité est lentement progressive : si le médecin ne suit pas la courbe de poids/(taille)2, à savoir l’évolution de l’IMC, il risque de passer à côte du début de la surcharge pondérale et peut-être ainsi d’une prévention efficace.
Or c’est probablement au début de la prise excessive de masse grasse que l’intervention peut être la plus pertinente (la moins difficile pour l’enfant).
2. Epidémiologie de l'obésité chez l'enfant
L’obésité est un état fréquent : environ 3 à 8 % des enfants de 8-15 ans sont obèses, selon les régions, en France et 2 % ont une obésité sévère ! Ce serait un enfant sur 5 aux USA (20 % des enfants), 10 à 15 % en Grande Bretagne, 10 % en Allemagne ou au Japon.
Sa fréquence augmente : l’incidence a augmenté dans toutes les tranches d’âge. L’effet de cohorte actuel fait craindre, si la courbe ne s’inverse pas, l’émergence d’une quantité importante d’adulte jeunes obèses dans les 15 années qui viennent ! Ceci est vrai dans toutes les...
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L'OBOBS
Il faut bien prendre conscience que le caractère urgent de la cause, même s’il est souvent rappelé, finit par retomber.
Depuis vingt ans, l’obésité n’est plus aussi gênante dans la vie courante et relativement bien intégrée dans la société.
Pourtant, les personnes touchées présentent un terrain dangereux faisant parfois rapidement basculer les problèmes de santé classiques du côté des pathologies lourdes, avec à la clef une grande souffrance et des décès prématurés qu’il serait possible d’éviter.
Les pouvoirs publics ont soumis en 2005, le projet d’un Observatoire de l’Obésité : nous avons décidé de lui donner vie, car aujourd’hui, il est déjà peut-être trop tard pour agir.
Néanmoins, nous souhaitons proposer une lutte contre l’obésité qui s’instaure de façon positive. C’est pourquoi nous avons opté pour une démarche ouverte, pluridisciplinaire, dans laquelle ne s’implique pas uniquement des médecins, mais également des représentants d’associations, des chercheurs issus des sciences humaines, sociologues, hommes et femmes de communication. Au niveau médical, nous proposerons à des spécialistes venant aussi bien de l’endocrinologie, que de la diabétologie, mais aussi de la gynécologie ou de la dermatologie de prendre part à cette action. Ces regards croisés permettront de mieux identifier les origines, les conséquences et les solutions à cette véritable « épidémie ».
Le fonctionnement de la Santé en France pose un problème face à la prise en charge globale des patients et notamment de toute une population n’ayant ni quelques kilos à perdre ou n’étant pas encore touchée par les conséquences les plus lourdes de la véritable obésité dangereuse. Ces personnes se heurtent à des discours emprunts de « fatalisme médical » ne proposant souvent que des solutions radicales, souvent inadaptées à la réalité des personnes concernées.
Aujourd’hui, l’Observatoire de l’Obésité propose de faire mieux avec ce qui existe afin de proposer des solutions qui correspondent au raisonnement individuel : il est temps de proposer des outils raisonnables, qui ne soient pas parfaits du point de vue médical ou scientifique mais qui présentent l’intérêt pour les patients de pouvoir être mis en œuvre. Il faut sortir des logiques d’échec (parfois répété) qui reposent sur une division simple, positionnant d’un côté le médecin « savant » qui promulgue les lois et les règles optimales et de l’autre le patient « ignorant » qui ne peut les appliquer, déclenchant tout un mécanisme de culpabilité et de frustration. Une autre approche consiste à réintroduire de la confiance en proposant des objectifs réalisables, adaptés à la réalité et à la personnalité des patients. Il faut ouvrir le champs des possibles et être plus près et à l’écoute des patients. Pour chaque problème, il existe forcément une solution qui convient. Face à un « terrorisme » de l’hygiène et de l’équilibre alimentaire, l’Observatoire de l’Obésité se positionne de façon volontariste et humaine, sensible et pragmatique.
L’Observatoire de l’Obésité veut libérer la parole citoyenne et offrir un discours dans lequel chacun peut se reconnaître. C’est pourquoi cette démarche se développe sur le web afin d’offrir une plus grande interactivité et une plus grande proximité entre les personnes concernées et les personnes intervenant dans notre Comité. Vous êtes donc invités à participer par le biais de vos témoignages et vos questions au recueil des expériences, expertises et informations nécessaires à avancer ensemble vers des solutions.
L’Observatoire de l’Obésité propose ainsi de mettre en place une double démarche :
- participer à la prise de conscience de l’urgence à l’action, en tirant le signal d’alarme en décrivant l’état réel de l’obésité en France et notamment chez les...
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Il faut bien prendre conscience que le caractère urgent de la cause, même s’il est souvent rappelé, finit par retomber.
Depuis vingt ans, l’obésité n’est plus aussi gênante dans la vie courante et relativement bien intégrée dans la société.
Pourtant, les personnes touchées présentent un terrain dangereux faisant parfois rapidement basculer les problèmes de santé classiques du côté des pathologies lourdes, avec à la clef une grande souffrance et des décès prématurés qu’il serait possible d’éviter.
Les pouvoirs publics ont soumis en 2005, le projet d’un Observatoire de l’Obésité : nous avons décidé de lui donner vie, car aujourd’hui, il est déjà peut-être trop tard pour agir.
Néanmoins, nous souhaitons proposer une lutte contre l’obésité qui s’instaure de façon positive. C’est pourquoi nous avons opté pour une démarche ouverte, pluridisciplinaire, dans laquelle ne s’implique pas uniquement des médecins, mais également des représentants d’associations, des chercheurs issus des sciences humaines, sociologues, hommes et femmes de communication. Au niveau médical, nous proposerons à des spécialistes venant aussi bien de l’endocrinologie, que de la diabétologie, mais aussi de la gynécologie ou de la dermatologie de prendre part à cette action. Ces regards croisés permettront de mieux identifier les origines, les conséquences et les solutions à cette véritable « épidémie ».
Le fonctionnement de la Santé en France pose un problème face à la prise en charge globale des patients et notamment de toute une population n’ayant ni quelques kilos à perdre ou n’étant pas encore touchée par les conséquences les plus lourdes de la véritable obésité dangereuse. Ces personnes se heurtent à des discours emprunts de « fatalisme médical » ne proposant souvent que des solutions radicales, souvent inadaptées à la réalité des personnes concernées.
Aujourd’hui, l’Observatoire de l’Obésité propose de faire mieux avec ce qui existe afin de proposer des solutions qui correspondent au raisonnement individuel : il est temps de proposer des outils raisonnables, qui ne soient pas parfaits du point de vue médical ou scientifique mais qui présentent l’intérêt pour les patients de pouvoir être mis en œuvre. Il faut sortir des logiques d’échec (parfois répété) qui reposent sur une division simple, positionnant d’un côté le médecin « savant » qui promulgue les lois et les règles optimales et de l’autre le patient « ignorant » qui ne peut les appliquer, déclenchant tout un mécanisme de culpabilité et de frustration. Une autre approche consiste à réintroduire de la confiance en proposant des objectifs réalisables, adaptés à la réalité et à la personnalité des patients. Il faut ouvrir le champs des possibles et être plus près et à l’écoute des patients. Pour chaque problème, il existe forcément une solution qui convient. Face à un « terrorisme » de l’hygiène et de l’équilibre alimentaire, l’Observatoire de l’Obésité se positionne de façon volontariste et humaine, sensible et pragmatique.
L’Observatoire de l’Obésité veut libérer la parole citoyenne et offrir un discours dans lequel chacun peut se reconnaître. C’est pourquoi cette démarche se développe sur le web afin d’offrir une plus grande interactivité et une plus grande proximité entre les personnes concernées et les personnes intervenant dans notre Comité. Vous êtes donc invités à participer par le biais de vos témoignages et vos questions au recueil des expériences, expertises et informations nécessaires à avancer ensemble vers des solutions.
L’Observatoire de l’Obésité propose ainsi de mettre en place une double démarche :
- participer à la prise de conscience de l’urgence à l’action, en tirant le signal d’alarme en décrivant l’état réel de l’obésité en France et notamment chez les...
www.obobs.net | Détails
Lutte contre l'obésité - L'importance d'investir dans la prévention
Au cours des derniers jours, deux annonces importantes ont marqué les activités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec concernant la problématique du surpoids. D'une part, le lancement d'un cadre de référence visant à soutenir les établissements du réseau de la santé et des services sociaux dans l'adoption d'une politique alimentaire pour éliminer la malbouffe de leurs menus et proposer des choix santé à leurs différentes clientèles. Une initiative inspirante dont la Coalition Poids se réjouit. D'autre part, un investissement majeur de 29 millions pour le traitement de l'obésité morbide, qui a pour objectif d'effectuer de plus en plus de chirurgies bariatriques au cours des prochaines années.
Or, ces deux annonces consécutives ne sont pas anodines: elles dénotent le véritable dilemme des décideurs en matière de lutte contre l'obésité et de promotion des saines habitudes de vie. Ce dilemme consiste à trouver le juste équilibre dans l'allocation des ressources entre le soutien à apporter aux personnes obèses et les investissements nécessaires dans la prévention de l'obésité.
Solution ultime
Évidemment, nul ne saurait s'opposer à ce qu'on améliore la qualité de vie des personnes souffrant d'obésité morbide. La chirurgie bariatrique est une solution qui peut s'avérer nécessaire dans certains cas, mais il s'agit d'une solution ultime et coûteuse qui ne saurait être vue comme une intervention porteuse, dans le sens des saines habitudes de vie.
L'épidémie d'obésité que nous connaissons actuellement entraîne la prolifération de maladies chroniques graves, dont le traitement entraîne des coûts considérables pour la santé qui amputeront bientôt une part importante du financement de l'État consacré aux autres secteurs.
Dans le cadre de référence contenant les orientations en matière d'alimentation pour les établissements de santé, on peut d'ailleurs y lire que «au Canada, une réduction de la consommation de sel de 4,6 grammes [...] au sein de la population réduirait la prévalence de l'hypertension de 30 % et de près de 60 % les coûts associés au traitement. Cela représenterait des économies se chiffrant à 430 millions par année en médicaments, en consultations médicales et en tests de laboratoire» (ministère de la Santé et des Services sociaux, Miser sur une saine alimentation: une question de qualité, 2009).
Virage santé
L'expérience a maintes fois démontré que le succès de l'implantation d'une politique alimentaire demande de la planification et de la gestion du changement (qu'on pense seulement à l'implantation de la nouvelle politique alimentaire dans les écoles). Voilà le volet qui manque cruellement à la politique rendue publique la semaine dernière.
La Coalition Poids ne peut qu'être préoccupée par le fait que les établissements de santé ne disposent d'aucune ressource supplémentaire pour prendre en charge de telles responsabilités (adoption d'une politique alimentaire adaptée aux réalités locales et aux besoins des clientèles, formation du personnel en conséquence). Pour offrir des repas et des collations de qualité et de haute valeur nutritive, favoriser leur accessibilité physique et économique et assurer le développement des compétences du personnel, les établissements auront besoin de l'appui financier du ministère.
Saines habitudes de vie
Cet appui n'est pas qu'une simple dépense supplémentaire: il s'agit d'un investissement majeur au sein d'un réseau qui sert plus de 89 millions de repas par année et qui emploie près de 10 % de la main-d'oeuvre québécoise.
L'adoption de saines habitudes de vie est d'ailleurs à même de répondre à l'une de nos grandes préoccupations de société, soit la contention des coûts du système de santé. Le soutien financier aux établissements ne représente qu'une fraction infinitésimale des coûts associés à la mauvaise alimentation, et...
www.ledevoir.com | Détails
Au cours des derniers jours, deux annonces importantes ont marqué les activités du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec concernant la problématique du surpoids. D'une part, le lancement d'un cadre de référence visant à soutenir les établissements du réseau de la santé et des services sociaux dans l'adoption d'une politique alimentaire pour éliminer la malbouffe de leurs menus et proposer des choix santé à leurs différentes clientèles. Une initiative inspirante dont la Coalition Poids se réjouit. D'autre part, un investissement majeur de 29 millions pour le traitement de l'obésité morbide, qui a pour objectif d'effectuer de plus en plus de chirurgies bariatriques au cours des prochaines années.
Or, ces deux annonces consécutives ne sont pas anodines: elles dénotent le véritable dilemme des décideurs en matière de lutte contre l'obésité et de promotion des saines habitudes de vie. Ce dilemme consiste à trouver le juste équilibre dans l'allocation des ressources entre le soutien à apporter aux personnes obèses et les investissements nécessaires dans la prévention de l'obésité.
Solution ultime
Évidemment, nul ne saurait s'opposer à ce qu'on améliore la qualité de vie des personnes souffrant d'obésité morbide. La chirurgie bariatrique est une solution qui peut s'avérer nécessaire dans certains cas, mais il s'agit d'une solution ultime et coûteuse qui ne saurait être vue comme une intervention porteuse, dans le sens des saines habitudes de vie.
L'épidémie d'obésité que nous connaissons actuellement entraîne la prolifération de maladies chroniques graves, dont le traitement entraîne des coûts considérables pour la santé qui amputeront bientôt une part importante du financement de l'État consacré aux autres secteurs.
Dans le cadre de référence contenant les orientations en matière d'alimentation pour les établissements de santé, on peut d'ailleurs y lire que «au Canada, une réduction de la consommation de sel de 4,6 grammes [...] au sein de la population réduirait la prévalence de l'hypertension de 30 % et de près de 60 % les coûts associés au traitement. Cela représenterait des économies se chiffrant à 430 millions par année en médicaments, en consultations médicales et en tests de laboratoire» (ministère de la Santé et des Services sociaux, Miser sur une saine alimentation: une question de qualité, 2009).
Virage santé
L'expérience a maintes fois démontré que le succès de l'implantation d'une politique alimentaire demande de la planification et de la gestion du changement (qu'on pense seulement à l'implantation de la nouvelle politique alimentaire dans les écoles). Voilà le volet qui manque cruellement à la politique rendue publique la semaine dernière.
La Coalition Poids ne peut qu'être préoccupée par le fait que les établissements de santé ne disposent d'aucune ressource supplémentaire pour prendre en charge de telles responsabilités (adoption d'une politique alimentaire adaptée aux réalités locales et aux besoins des clientèles, formation du personnel en conséquence). Pour offrir des repas et des collations de qualité et de haute valeur nutritive, favoriser leur accessibilité physique et économique et assurer le développement des compétences du personnel, les établissements auront besoin de l'appui financier du ministère.
Saines habitudes de vie
Cet appui n'est pas qu'une simple dépense supplémentaire: il s'agit d'un investissement majeur au sein d'un réseau qui sert plus de 89 millions de repas par année et qui emploie près de 10 % de la main-d'oeuvre québécoise.
L'adoption de saines habitudes de vie est d'ailleurs à même de répondre à l'une de nos grandes préoccupations de société, soit la contention des coûts du système de santé. Le soutien financier aux établissements ne représente qu'une fraction infinitésimale des coûts associés à la mauvaise alimentation, et...
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EPODE
EPODE est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, et mobilisant aujourd’hui 167 villes et près de 1,2 million d’habitants.
C'est à l'échelon local, au coeur même de la ville que des actions transversales sont mises en place pendant 5 années pour mobiliser l'ensemble de la collectivité.
Des actions de proximité sont menées pour et avec la population, dans la ville.
Les notions de nutrition et de diversité alimentaire sont ainsi développées pour familiariser les enfants avec les fruits et légumes dès la maternelle, favoriser la découverte pratique des aliments et leur appréciation gustative.
Les jeux « actifs » et la découverte d'activités physiques ne relevant pas nécessairement d'une pratique sportive sont également promus.
epode.fr | Détails
EPODE est un programme de prévention santé inédit, initialement lancé dans 10 villes pilotes en France, et mobilisant aujourd’hui 167 villes et près de 1,2 million d’habitants.
C'est à l'échelon local, au coeur même de la ville que des actions transversales sont mises en place pendant 5 années pour mobiliser l'ensemble de la collectivité.
Des actions de proximité sont menées pour et avec la population, dans la ville.
Les notions de nutrition et de diversité alimentaire sont ainsi développées pour familiariser les enfants avec les fruits et légumes dès la maternelle, favoriser la découverte pratique des aliments et leur appréciation gustative.
Les jeux « actifs » et la découverte d'activités physiques ne relevant pas nécessairement d'une pratique sportive sont également promus.
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L’obésité, un poids lourd pour la nation
Alors que Barack Obama se démène pour faire accepter son projet de réforme du système de santé, le pays se découvre une charge sans précédent : chaque année, les contribuables américains paient 147 milliards de dollars (103 milliards d’euros) pour le traitement des maladies liées à l’obésité. Soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Et deux fois plus que pour la lutte contre le cancer. C’est la conclusion d’une étude rendue publique cette semaine, à Washington, lors d’une conférence baptisée - sans mauvais jeu de mots - «Le poids de la nation», organisée pour la première fois par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Cette somme faramineuse allouée aux maladies chroniques induites par l’obésité, comme le diabète, les problèmes cardiovasculaires ou l’arthrose représente 9,1 % des dépenses de santé globales.
Mode de vie. Le coût est proportionnel au nombre d’obèses du pays : deux tiers des adultes et un enfant sur cinq sont considérés comme étant en surpoids aujourd’hui. «Il est crucial que nous prenions des mesures efficaces pour contenir et réduire l’énorme charge que représente l’obésité pour notre pays», a estimé le Dr Thomas Frieden, directeur des CDC, avant de lancer un appel à la mobilisation nationale. Pour les chercheurs, la solution passe par un changement de mode de vie, l’obésité étant un problème de comportement et d’environnement. «Nous devons changer ce qui se passe dans nos maisons, nos communautés, nos écoles […]. L’obésité ne peut être traitée uniquement dans un cabinet médical», a estimé Bill Clinton, présent à la conférence.
Ces messages seront-ils entendus ? Au Congrès, il n’existe, à ce jour, aucune ébauche de projet de loi d’envergure contre l’obésité. Les seuls textes qui circulent sont très ciblés et n’auront qu’un impact local, selon le site web Politico. Cette conférence inédite se tenait à quelques centaines de mètres du Capitole, mais pas assez près, semble-t-il, des intérêts des parlementaires. «Nous sommes incapables d’aborder le sujet car nous refusons d’en accepter les causes profondes», estime Christine Ferguson, professeur de santé publique à l’université George Washington.
«Potager». Les nouveaux locataires de la Maison Blanche n’ont eu de cesse de tenir un discours «probio», encourageant à une alimentation saine. On se souvient de Michelle Obama, pelle et râteau en mains, dans le premier jardin potager de Pennsylvania Avenue. Mais, six mois plus tard, peu a été fait contre la malbouffe. La secrétaire américaine à la Santé, Kathleen Sebelius, parle d’une enveloppe d’un milliard de dollars et de quelques mesures «envisagées» : repas plus équilibrés à l’école, incitations à la vente de produits frais dans les zones défavorisées…
La responsabilité de la lutte contre l’obésité est renvoyée aux Etats et aux communautés, que l’administration Obama entend encourager par des «aides substantielles». Les autorités sanitaires envisagent toutefois de taxer les boissons sucrées. «Les Américains consomment en moyenne 250 calories de plus par jour qu’il y a vingt ou trente ans», dont près de la moitié sous la forme de sodas ou d’aliments sucrés, selon le Dr Thomas Frieden. Cette nouvelle taxe permettrait de dégager entre 100 et 200 milliards de dollars, et donc de soulager la charge que l’obésité représente pour le Trésor. Quarante des cinquante Etats américains taxent déjà les boissons sucrées, mais pas assez pour avoir un impact sur la consommation. L’entreprise Coca-Cola est la première visée. Le puissant lobby des industriels du soda est aux aguets. D’autant que le précédent de la lutte antitabac est dans tous les esprits. A New York, l’augmentation du prix du paquet de cigarettes avait permis de réduire de moitié le nombre de fumeurs. A quand la cannette de Coca-Cola à...
www.liberation.fr | Détails
Alors que Barack Obama se démène pour faire accepter son projet de réforme du système de santé, le pays se découvre une charge sans précédent : chaque année, les contribuables américains paient 147 milliards de dollars (103 milliards d’euros) pour le traitement des maladies liées à l’obésité. Soit deux fois plus qu’il y a dix ans. Et deux fois plus que pour la lutte contre le cancer. C’est la conclusion d’une étude rendue publique cette semaine, à Washington, lors d’une conférence baptisée - sans mauvais jeu de mots - «Le poids de la nation», organisée pour la première fois par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC). Cette somme faramineuse allouée aux maladies chroniques induites par l’obésité, comme le diabète, les problèmes cardiovasculaires ou l’arthrose représente 9,1 % des dépenses de santé globales.
Mode de vie. Le coût est proportionnel au nombre d’obèses du pays : deux tiers des adultes et un enfant sur cinq sont considérés comme étant en surpoids aujourd’hui. «Il est crucial que nous prenions des mesures efficaces pour contenir et réduire l’énorme charge que représente l’obésité pour notre pays», a estimé le Dr Thomas Frieden, directeur des CDC, avant de lancer un appel à la mobilisation nationale. Pour les chercheurs, la solution passe par un changement de mode de vie, l’obésité étant un problème de comportement et d’environnement. «Nous devons changer ce qui se passe dans nos maisons, nos communautés, nos écoles […]. L’obésité ne peut être traitée uniquement dans un cabinet médical», a estimé Bill Clinton, présent à la conférence.
Ces messages seront-ils entendus ? Au Congrès, il n’existe, à ce jour, aucune ébauche de projet de loi d’envergure contre l’obésité. Les seuls textes qui circulent sont très ciblés et n’auront qu’un impact local, selon le site web Politico. Cette conférence inédite se tenait à quelques centaines de mètres du Capitole, mais pas assez près, semble-t-il, des intérêts des parlementaires. «Nous sommes incapables d’aborder le sujet car nous refusons d’en accepter les causes profondes», estime Christine Ferguson, professeur de santé publique à l’université George Washington.
«Potager». Les nouveaux locataires de la Maison Blanche n’ont eu de cesse de tenir un discours «probio», encourageant à une alimentation saine. On se souvient de Michelle Obama, pelle et râteau en mains, dans le premier jardin potager de Pennsylvania Avenue. Mais, six mois plus tard, peu a été fait contre la malbouffe. La secrétaire américaine à la Santé, Kathleen Sebelius, parle d’une enveloppe d’un milliard de dollars et de quelques mesures «envisagées» : repas plus équilibrés à l’école, incitations à la vente de produits frais dans les zones défavorisées…
La responsabilité de la lutte contre l’obésité est renvoyée aux Etats et aux communautés, que l’administration Obama entend encourager par des «aides substantielles». Les autorités sanitaires envisagent toutefois de taxer les boissons sucrées. «Les Américains consomment en moyenne 250 calories de plus par jour qu’il y a vingt ou trente ans», dont près de la moitié sous la forme de sodas ou d’aliments sucrés, selon le Dr Thomas Frieden. Cette nouvelle taxe permettrait de dégager entre 100 et 200 milliards de dollars, et donc de soulager la charge que l’obésité représente pour le Trésor. Quarante des cinquante Etats américains taxent déjà les boissons sucrées, mais pas assez pour avoir un impact sur la consommation. L’entreprise Coca-Cola est la première visée. Le puissant lobby des industriels du soda est aux aguets. D’autant que le précédent de la lutte antitabac est dans tous les esprits. A New York, l’augmentation du prix du paquet de cigarettes avait permis de réduire de moitié le nombre de fumeurs. A quand la cannette de Coca-Cola à...
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Indice de masse corporelle et obésité : des résultats qui surprennent
11 août 2009 – Une étude1 canadienne remet en question la précision de l’indice de masse corporelle (IMC)2. L’IMC est l’outil de mesure le plus couramment employé pour diagnostiquer l’obésité et l’embonpoint.
Des chercheurs de la faculté de médecine de la Memorial University of Newfoundland ont comparé l’IMC de 1 691 adultes volontaires et le pourcentage de gras corporel (ou masse adipeuse) obtenu par un examen d’imagerie, l’ADEX, qui mesure très précisément le gras corporel d’une personne, sa masse maigre et sa densité minérale osseuse.
Chacun des sujets a été soumis aux deux méthodes de diagnostic.
Un sérieux écart
Selon les critères de l’IMC, 20,3 % des femmes étaient obèses, tandis que les résultats de l’ADEX indiquaient plutôt que 37,1 % d’entre elles souffraient d’obésité. Ceci représente un écart de 34,7 % entre les deux instruments de mesure.
Chez les hommes, l’écart entre les résultats des deux méthodes était similaire, soit 35,2 %.
En fait, plus du tiers des participants (tant les femmes que les hommes) avaient obtenu un faux diagnostic par la méthode de l’IMC. Un nombre important de participants obèses étaient, selon leur IMC, considérés comme faisant de l’embonpoint ou, même, comme étant de poids normal.
Selon les chercheurs, ces écarts impliquent des conséquences sérieuses sur le traitement que peuvent suggérer ou pas les médecins traitants à leurs patients.
Selon les auteurs de l’étude, l’ADEX serait beaucoup plus fiable à cet égard puisqu’il permet de mieux évaluer la masse adipeuse, laquelle représente un véritable risque pour la santé.
L’ADEX (pour absorptiométrie double énergie à rayons X) est un examen indolore qui ne prend qu’une vingtaine de minutes. Les doses de rayons X employés lors de l’examen sont minimes et ne représentent pas une exposition excessive à ces rayonnements, selon les chercheurs.
L’ADEX est notamment employé pour le diagnostic de l’ostéopénie et de l’ostéoporose..........................................
www.passeportsante.net | Détails
11 août 2009 – Une étude1 canadienne remet en question la précision de l’indice de masse corporelle (IMC)2. L’IMC est l’outil de mesure le plus couramment employé pour diagnostiquer l’obésité et l’embonpoint.
Des chercheurs de la faculté de médecine de la Memorial University of Newfoundland ont comparé l’IMC de 1 691 adultes volontaires et le pourcentage de gras corporel (ou masse adipeuse) obtenu par un examen d’imagerie, l’ADEX, qui mesure très précisément le gras corporel d’une personne, sa masse maigre et sa densité minérale osseuse.
Chacun des sujets a été soumis aux deux méthodes de diagnostic.
Un sérieux écart
Selon les critères de l’IMC, 20,3 % des femmes étaient obèses, tandis que les résultats de l’ADEX indiquaient plutôt que 37,1 % d’entre elles souffraient d’obésité. Ceci représente un écart de 34,7 % entre les deux instruments de mesure.
Chez les hommes, l’écart entre les résultats des deux méthodes était similaire, soit 35,2 %.
En fait, plus du tiers des participants (tant les femmes que les hommes) avaient obtenu un faux diagnostic par la méthode de l’IMC. Un nombre important de participants obèses étaient, selon leur IMC, considérés comme faisant de l’embonpoint ou, même, comme étant de poids normal.
Selon les chercheurs, ces écarts impliquent des conséquences sérieuses sur le traitement que peuvent suggérer ou pas les médecins traitants à leurs patients.
Selon les auteurs de l’étude, l’ADEX serait beaucoup plus fiable à cet égard puisqu’il permet de mieux évaluer la masse adipeuse, laquelle représente un véritable risque pour la santé.
L’ADEX (pour absorptiométrie double énergie à rayons X) est un examen indolore qui ne prend qu’une vingtaine de minutes. Les doses de rayons X employés lors de l’examen sont minimes et ne représentent pas une exposition excessive à ces rayonnements, selon les chercheurs.
L’ADEX est notamment employé pour le diagnostic de l’ostéopénie et de l’ostéoporose..........................................
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Projet de recherche sur l'obésité : les ados sur la balance
(Chicoutimi) Les adolescents de la région aux prises avec un surplus de poids ou souffrant d'obésité disposent maintenant d'une belle opportunité pour apprendre à combiner bonnes habitudes alimentaires et activités physiques.
La Clinique multidisciplinaire de l'adolescence de l'Hôpital de Chicoutimi et le Module des sciences de l'activité physique et de la santé de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) unissent en effet leurs efforts pour lancer un important projet de recherche. Ils recrutent en ce moment 20 adolescents pour mesurer l'impact de l'activité physique, combinée à une prise en charge multidisciplinaire, dans l'évaluation et le traitement du surplus pondéral et de l'obésité parmi cette clientèle.La Dre Johanne Harvey, pédiatre spécialiste en médecine de l'adolescence et coordonnatr ice médicale de la Clinique multidisciplinaire de l'adolescence et Patricia Blackburn, professeure à l'UQAC, sont les deux initiatrices de ce nouveau projet qui, s'il est concluant, pourrait s'étendre à d'autres régions du Québec.
«Depuis plus de quatre ans, à la Clinique vie saine et en santé, nous travaillons avec des adolescents selon une structure multidisciplinaire comprenant une infirmière clinicienne, une nutritionniste, un psychologue et, comme nous impliquons la famille, un travailleur social pour donner des trucs aux parents. Le but n'est pas de mettre les jeunes au régime, mais de les motiver à adopter de bonnes habitudes de vie. Habituellement, l'Indice de masse corporelle (IMC) diminue au fil des mois, ou au moins nous arrêtons la progression. Mais au fil des ans, j'ai constaté qu'il est difficile, en parallèle, de motiver les adolescents à faire de l'activité physique», raconte la Dre Harvey.
Elle a donc fait des démarches auprès de l'UQAC pour voir s'il serait possible d'établir un partenariat avec un étudiant en kinésiologie ou en activité physique, afin de faire l'évaluation de leurs conditions et les inciter à adopter un mode de vie plus actif en découvrant de nouvelles activités.
L'intérêt de Patricia Blackburn, qui s'est déjà penchée sur le sujet de l'obésité chez les adultes, a permis de monter un programme plus ambitieux et plus concret. «Nous avons impliqué nos équipes et tout le monde a embarqué avec enthousiasme. Au Québec, près de 25% des enfants et des adolescents souffrent de surplus de poids ou d'obésité. L'Organisation mondiale de la santé qualifie d'ailleurs cette réalité d'épidémie», rappel e Patricia Blackburn.
La Dre Johanne Harvey précise que l'objectif est de donner aux jeunes le goût de vivre une vie saine et en santé : «Ils n'ont pas besoin de modèles pour passer des heures devant la télévision ou l'ordinateur. Mais nous allons les aider à découvrir de nouvelles activités», promet la pédiatre.
Pas question d'un régime
Les adolescents qui accepteront de prendre part à l'étude devront s'activer au moins trois fois par semaine. En contrepartie, ils auront droit à un suivi médical, psychologique et physique complet, en plus d'avoir accès aux équipements du Pavillon sportif de l'UQAC gratuitement pendant 16 semaines.
«Il n'est pas question de parler de régime ou spécifiquement de perte de poids. Nous voulons inciter les jeunes à bouger davantage tout en adoptant de saines habitudes alimentaires. Nous pensons qu'en leur proposant des activités de groupe et individuelles diversifiées, nous allons les aider à trouver un sport qu'ils aiment», explique la professeure Patricia Blackburn.
Plus précisément, le projet démarrera le 8 septembre et durera 16 semaines. Durant ces quatre mois, ils suivront trois entraînements par semaine, le mardi soir, le jeudi soir et le samedi après-midi, avec un étudiant en kinésiologie, au Pavillon sportif de l'UQAC, en plus d'avoir accès gratuitement à la salle d'entraînement durant tout le programme. Leur condition physique aura au préalable été...
www.cyberpresse.ca | Détails
(Chicoutimi) Les adolescents de la région aux prises avec un surplus de poids ou souffrant d'obésité disposent maintenant d'une belle opportunité pour apprendre à combiner bonnes habitudes alimentaires et activités physiques.
La Clinique multidisciplinaire de l'adolescence de l'Hôpital de Chicoutimi et le Module des sciences de l'activité physique et de la santé de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) unissent en effet leurs efforts pour lancer un important projet de recherche. Ils recrutent en ce moment 20 adolescents pour mesurer l'impact de l'activité physique, combinée à une prise en charge multidisciplinaire, dans l'évaluation et le traitement du surplus pondéral et de l'obésité parmi cette clientèle.La Dre Johanne Harvey, pédiatre spécialiste en médecine de l'adolescence et coordonnatr ice médicale de la Clinique multidisciplinaire de l'adolescence et Patricia Blackburn, professeure à l'UQAC, sont les deux initiatrices de ce nouveau projet qui, s'il est concluant, pourrait s'étendre à d'autres régions du Québec.
«Depuis plus de quatre ans, à la Clinique vie saine et en santé, nous travaillons avec des adolescents selon une structure multidisciplinaire comprenant une infirmière clinicienne, une nutritionniste, un psychologue et, comme nous impliquons la famille, un travailleur social pour donner des trucs aux parents. Le but n'est pas de mettre les jeunes au régime, mais de les motiver à adopter de bonnes habitudes de vie. Habituellement, l'Indice de masse corporelle (IMC) diminue au fil des mois, ou au moins nous arrêtons la progression. Mais au fil des ans, j'ai constaté qu'il est difficile, en parallèle, de motiver les adolescents à faire de l'activité physique», raconte la Dre Harvey.
Elle a donc fait des démarches auprès de l'UQAC pour voir s'il serait possible d'établir un partenariat avec un étudiant en kinésiologie ou en activité physique, afin de faire l'évaluation de leurs conditions et les inciter à adopter un mode de vie plus actif en découvrant de nouvelles activités.
L'intérêt de Patricia Blackburn, qui s'est déjà penchée sur le sujet de l'obésité chez les adultes, a permis de monter un programme plus ambitieux et plus concret. «Nous avons impliqué nos équipes et tout le monde a embarqué avec enthousiasme. Au Québec, près de 25% des enfants et des adolescents souffrent de surplus de poids ou d'obésité. L'Organisation mondiale de la santé qualifie d'ailleurs cette réalité d'épidémie», rappel e Patricia Blackburn.
La Dre Johanne Harvey précise que l'objectif est de donner aux jeunes le goût de vivre une vie saine et en santé : «Ils n'ont pas besoin de modèles pour passer des heures devant la télévision ou l'ordinateur. Mais nous allons les aider à découvrir de nouvelles activités», promet la pédiatre.
Pas question d'un régime
Les adolescents qui accepteront de prendre part à l'étude devront s'activer au moins trois fois par semaine. En contrepartie, ils auront droit à un suivi médical, psychologique et physique complet, en plus d'avoir accès aux équipements du Pavillon sportif de l'UQAC gratuitement pendant 16 semaines.
«Il n'est pas question de parler de régime ou spécifiquement de perte de poids. Nous voulons inciter les jeunes à bouger davantage tout en adoptant de saines habitudes alimentaires. Nous pensons qu'en leur proposant des activités de groupe et individuelles diversifiées, nous allons les aider à trouver un sport qu'ils aiment», explique la professeure Patricia Blackburn.
Plus précisément, le projet démarrera le 8 septembre et durera 16 semaines. Durant ces quatre mois, ils suivront trois entraînements par semaine, le mardi soir, le jeudi soir et le samedi après-midi, avec un étudiant en kinésiologie, au Pavillon sportif de l'UQAC, en plus d'avoir accès gratuitement à la salle d'entraînement durant tout le programme. Leur condition physique aura au préalable été...
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Une molécule réduirait l’obésité plus efficacement qu’Alli
Une molécule, le liraglutide, permettrait de réduire le poids des personnes obèses ne souffrant pas de diabète, de façon plus efficace que l’orlistat.
L’orlistat est la molécule utilisée dans la pilule contre l’obésité Alli. Une enquête publiée dans le magazine britannique The Lancet compare.
Cette étude, rédigée par le professeur Arne Astrup, de l’université de Copenhague, s’est déroulée dans 19 endroits en Europe. 564 personnes en surpoids et âgées entre 18 et 65 ans ont participé à cette étude.
Chaque personne a consommé entre une et quatre doses plus ou moins fortes de liraglutide, d’un placebo administré une fois par jour ou d’orlistat à 120 mg, consommé trois fois par jour.
Tous les participants ont aussi suivi un régime, contenant environ 500 calories en moins que leurs besoins quotidiens. Ils ont aussi pratiqué une activité physique, incluant un footing deux fois par semaine.
Les personnes ayant consommé des liraglutides ont perdu significativement plus de poids que ceux ayant consommé un placebo ou de l’orlistat. Ceux qui ont consommé des liraglutides dosées à 1,2 mg, 1,8 mg, 2,4 mg et 3 mg ont perdu respectivement 4,8 kilos, 5,5 kilos, 6,3 kilos et 7,2 kilos.
Les personnes ayant consommé le placebo ont perdu en moyenne 2,8 kilos. Ceux ayant consommé de l’orlistat ont perdu en moyenne 4,1 kilos.
Les personnes ayant perdu plus de 5% de leur poids sont plus nombreux chez ceux qui ont consommé du liraglutide (76%), que chez ceux ayant consommé le placebo (30%) ou l’orlistat (44%).
Les chercheurs ont estimé que d’autres études d’une durée de plus de 20 semaines étaient nécessaires pour établir les bénéfices à long terme du ...................................................
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Une molécule, le liraglutide, permettrait de réduire le poids des personnes obèses ne souffrant pas de diabète, de façon plus efficace que l’orlistat.
L’orlistat est la molécule utilisée dans la pilule contre l’obésité Alli. Une enquête publiée dans le magazine britannique The Lancet compare.
Cette étude, rédigée par le professeur Arne Astrup, de l’université de Copenhague, s’est déroulée dans 19 endroits en Europe. 564 personnes en surpoids et âgées entre 18 et 65 ans ont participé à cette étude.
Chaque personne a consommé entre une et quatre doses plus ou moins fortes de liraglutide, d’un placebo administré une fois par jour ou d’orlistat à 120 mg, consommé trois fois par jour.
Tous les participants ont aussi suivi un régime, contenant environ 500 calories en moins que leurs besoins quotidiens. Ils ont aussi pratiqué une activité physique, incluant un footing deux fois par semaine.
Les personnes ayant consommé des liraglutides ont perdu significativement plus de poids que ceux ayant consommé un placebo ou de l’orlistat. Ceux qui ont consommé des liraglutides dosées à 1,2 mg, 1,8 mg, 2,4 mg et 3 mg ont perdu respectivement 4,8 kilos, 5,5 kilos, 6,3 kilos et 7,2 kilos.
Les personnes ayant consommé le placebo ont perdu en moyenne 2,8 kilos. Ceux ayant consommé de l’orlistat ont perdu en moyenne 4,1 kilos.
Les personnes ayant perdu plus de 5% de leur poids sont plus nombreux chez ceux qui ont consommé du liraglutide (76%), que chez ceux ayant consommé le placebo (30%) ou l’orlistat (44%).
Les chercheurs ont estimé que d’autres études d’une durée de plus de 20 semaines étaient nécessaires pour établir les bénéfices à long terme du ...................................................
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