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La prison
PRISON.EU.ORG - Le portail de l'information sur les prisons - Un site de Ban Public
BAN PUBLIC est une association, loi de 1901, areligieuse, adogmatique et apolitique, qui a pour but de favoriser la communication sur les problématiques de l’incarcération et de la détention, et d’aider à la réinsertion des personnes détenues.
www.prison.eu.org | Détails
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Maison d'arrêt de Lille-Loos : lifting pour la plus vieille prison de la région
La plus vieille prison de la région fait peau neuve. Du moins, elle essaie. Le quartier disciplinaire, décrié par trois députés socialistes du Nord il y a deux ans, est rénové. Le quartier sortants, qui vient d'être créé, sera opérationnel en septembre. Mais ces chantiers ne règlent pas le problème de la surpopulation carcérale. La maison d'arrêt de Loos compte 680 détenus pour 456 places.
« Dans la section D, c'est pas comme ici. C'est sale mais on s'y fait... » Kevin, qui réalise une fresque sur le mur de promenade de l'aile B, n'intégrera pas le quartier sortants, opérationnel en septembre : « J'espère sortir dans un mois et ne jamais revenir en prison. J'arrête les conneries. » En traversant ce long couloir vert bambou, impossible d'imaginer qu'il y a quatre ans une centaine de femmes s'entassaient dans ces trente cellules, entièrement remises à neuf.
Depuis les premiers transferts en juin 2005 à la maison d'arrêt de Sequedin, cette section est inoccupée, alors que les trois autres ailes sont surpeuplées. Surtout l'hiver, lorsque les infiltrations rendent inutilisables une trentaine de cellules.
Oui, le projet du quartier sortants aurait pu voir le jour plus tôt. Un chargé de mission avait été nommé en 2006 mais les travaux, estimés à 900 000 E, n'ont démarré qu'il y a un an et demi.
Alors pourquoi ce retard ? Pour des raisons « budgétaires », concède Jean-François Désire, le directeur de la maison d'arrêt. « La situation s'est débloquée fin 2007. » Et pour cause : la fermeture n'était plus à l'ordre du jour. La décision de maintenir ouvert l'établissement était tombée quelques mois auparavant.
Cette annonce s'accompagnait d'un plan pluriannuel de rénovation, reprenant l'ensemble des lots (toiture, électricité, sanitaires...). Sauf qu'aujourd'hui, « ces travaux n'ont pas débuté, confesse le directeur, qui se veut optimiste. Mais on est là dans des délais relativement normaux. Un cabinet d'architectes a été diligenté. » Du côté opposé de la rotonde, la rénovation des quinze cellules du quartier disciplinaire s'achève. Elle aura duré un an. En 2007, trois députés socialistes de la métropole lilloise, Bernard Desrosier, Yves Durand et Bernard Roman, s'étaient indignés de l'état de ces « mitards » et avaient interpellé la garde des Sceaux de l'époque, Rachida Dati. « L'état des cellules était déplorable : les toilettes à la turque étaient abominables, ne peut oublier Bernard Roman. Les fenêtres étaient obturées. Il n'y avait pas d'interrupteur à l'intérieur de la cellule. » Cette dénonciation n'était pas restée lettre morte : « Rachida Dati avait engagé l'an dernier 600 000 E. Les travaux ont été effectués. On n'a rien à dire là-dessus », estime le député. Il aura fallu l'intervention de parlementaires pour que les demandes antérieures de l'établissement de mettre aux normes cette section soient finalement entendues : « Le principal est que la rénovation ait pu avoir lieu », philosophe Jean-François Désire.
Dans le quartier disciplinaire, les détenus disposeront de plus larges fenêtres, de mobiliers et sanitaires neufs, mais toujours scellés au sol. En refermant la porte de la cellule, le responsable du bâtiment, Abdou Krouchi, affiche un sourire satisfait : « Les détenus nous disent que c'est mieux. Ce sont souvent des habitués. » •
> (*) Après quatre années passées à la maison d'arrêt de Loos, Jean-François Désire prendra, dans un mois, la direction de la prison d'Angers................................................
www.lavoixdunord.fr | Détails
La plus vieille prison de la région fait peau neuve. Du moins, elle essaie. Le quartier disciplinaire, décrié par trois députés socialistes du Nord il y a deux ans, est rénové. Le quartier sortants, qui vient d'être créé, sera opérationnel en septembre. Mais ces chantiers ne règlent pas le problème de la surpopulation carcérale. La maison d'arrêt de Loos compte 680 détenus pour 456 places.
« Dans la section D, c'est pas comme ici. C'est sale mais on s'y fait... » Kevin, qui réalise une fresque sur le mur de promenade de l'aile B, n'intégrera pas le quartier sortants, opérationnel en septembre : « J'espère sortir dans un mois et ne jamais revenir en prison. J'arrête les conneries. » En traversant ce long couloir vert bambou, impossible d'imaginer qu'il y a quatre ans une centaine de femmes s'entassaient dans ces trente cellules, entièrement remises à neuf.
Depuis les premiers transferts en juin 2005 à la maison d'arrêt de Sequedin, cette section est inoccupée, alors que les trois autres ailes sont surpeuplées. Surtout l'hiver, lorsque les infiltrations rendent inutilisables une trentaine de cellules.
Oui, le projet du quartier sortants aurait pu voir le jour plus tôt. Un chargé de mission avait été nommé en 2006 mais les travaux, estimés à 900 000 E, n'ont démarré qu'il y a un an et demi.
Alors pourquoi ce retard ? Pour des raisons « budgétaires », concède Jean-François Désire, le directeur de la maison d'arrêt. « La situation s'est débloquée fin 2007. » Et pour cause : la fermeture n'était plus à l'ordre du jour. La décision de maintenir ouvert l'établissement était tombée quelques mois auparavant.
Cette annonce s'accompagnait d'un plan pluriannuel de rénovation, reprenant l'ensemble des lots (toiture, électricité, sanitaires...). Sauf qu'aujourd'hui, « ces travaux n'ont pas débuté, confesse le directeur, qui se veut optimiste. Mais on est là dans des délais relativement normaux. Un cabinet d'architectes a été diligenté. » Du côté opposé de la rotonde, la rénovation des quinze cellules du quartier disciplinaire s'achève. Elle aura duré un an. En 2007, trois députés socialistes de la métropole lilloise, Bernard Desrosier, Yves Durand et Bernard Roman, s'étaient indignés de l'état de ces « mitards » et avaient interpellé la garde des Sceaux de l'époque, Rachida Dati. « L'état des cellules était déplorable : les toilettes à la turque étaient abominables, ne peut oublier Bernard Roman. Les fenêtres étaient obturées. Il n'y avait pas d'interrupteur à l'intérieur de la cellule. » Cette dénonciation n'était pas restée lettre morte : « Rachida Dati avait engagé l'an dernier 600 000 E. Les travaux ont été effectués. On n'a rien à dire là-dessus », estime le député. Il aura fallu l'intervention de parlementaires pour que les demandes antérieures de l'établissement de mettre aux normes cette section soient finalement entendues : « Le principal est que la rénovation ait pu avoir lieu », philosophe Jean-François Désire.
Dans le quartier disciplinaire, les détenus disposeront de plus larges fenêtres, de mobiliers et sanitaires neufs, mais toujours scellés au sol. En refermant la porte de la cellule, le responsable du bâtiment, Abdou Krouchi, affiche un sourire satisfait : « Les détenus nous disent que c'est mieux. Ce sont souvent des habitués. » •
> (*) Après quatre années passées à la maison d'arrêt de Loos, Jean-François Désire prendra, dans un mois, la direction de la prison d'Angers................................................
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Proposition pour la prison
Michel Labardin, maire sans étiquette de Gradignan, tient à apporter ses commentaires suite à la visite, par trois parlementaires socialistes (voir « Sud Ouest » du 22 juillet 2009), de la maison d'arrêt située sur sa commune.
« Cette maison d'arrêt de Bordeaux-Gradignan - dans la terminologie exacte - est un équipement d'agglomération, important aussi par son assiette foncière de 6 hectares », explique-t-il. « Elle a été construite en 1967 et souffre de sa morphologie, alors que la vétusté commence à poindre. Il y a toujours surpopulation, même si celle-ci a baissé puisqu'il n'y a plus de troisième lit dans les cellules depuis l'ouverture de la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan. »
Le personnel
Quant à son fonctionnement, le premier magistrat gradignanais ajoute : « Je participe au comité de surveillance qui se réunit tous les ans avec l'ensemble des professionnels concernés. Il faut insister sur l'engagement très important des personnels ainsi que des directeurs successifs afin de maintenir les lieux les plus corrects possibles, malgré un manque de moyens évident. Nous sommes tous d'accord avec les besoins d'humanisation. Les personnels sont aussi mis à rude épreuve ; il faut aussi regarder, outre les détenus, les conditions dans lesquelles vivent les surveillants du fait de l'insuffisance en effectifs. »
Parloirs sauvages
Toujours selon M. Labardin, « cette maison d'arrêt a pu être aux limites de la cohabitation avec le secteur résidentiel avoisinant, lequel subit les nuisances sonores - notamment les soirs de match ! -, mais aussi les parloirs sauvages, puisque les familles et les amis des détenus venaient communiquer avec eux depuis la rue ! La situation est rétablie, avec des rondes de police à l'extérieur. »
« Cette prison est au demeurant parfaitement acceptée du tissu local et nous demandons même une desserte de transports en commun en site propre. Mais la maison d'arrêt mérite d'être réhabilitée et notamment le bâtiment principal avec ses six étages : j'ai déposé un dossier auprès de la ministre de l'Intérieur, l'ancienne et la nouvelle, en précisant que, sur ces 6 hectares, il existe des possibilités de restructuration. »..........................................
www.sudouest.com | Détails
Michel Labardin, maire sans étiquette de Gradignan, tient à apporter ses commentaires suite à la visite, par trois parlementaires socialistes (voir « Sud Ouest » du 22 juillet 2009), de la maison d'arrêt située sur sa commune.
« Cette maison d'arrêt de Bordeaux-Gradignan - dans la terminologie exacte - est un équipement d'agglomération, important aussi par son assiette foncière de 6 hectares », explique-t-il. « Elle a été construite en 1967 et souffre de sa morphologie, alors que la vétusté commence à poindre. Il y a toujours surpopulation, même si celle-ci a baissé puisqu'il n'y a plus de troisième lit dans les cellules depuis l'ouverture de la maison d'arrêt de Mont-de-Marsan. »
Le personnel
Quant à son fonctionnement, le premier magistrat gradignanais ajoute : « Je participe au comité de surveillance qui se réunit tous les ans avec l'ensemble des professionnels concernés. Il faut insister sur l'engagement très important des personnels ainsi que des directeurs successifs afin de maintenir les lieux les plus corrects possibles, malgré un manque de moyens évident. Nous sommes tous d'accord avec les besoins d'humanisation. Les personnels sont aussi mis à rude épreuve ; il faut aussi regarder, outre les détenus, les conditions dans lesquelles vivent les surveillants du fait de l'insuffisance en effectifs. »
Parloirs sauvages
Toujours selon M. Labardin, « cette maison d'arrêt a pu être aux limites de la cohabitation avec le secteur résidentiel avoisinant, lequel subit les nuisances sonores - notamment les soirs de match ! -, mais aussi les parloirs sauvages, puisque les familles et les amis des détenus venaient communiquer avec eux depuis la rue ! La situation est rétablie, avec des rondes de police à l'extérieur. »
« Cette prison est au demeurant parfaitement acceptée du tissu local et nous demandons même une desserte de transports en commun en site propre. Mais la maison d'arrêt mérite d'être réhabilitée et notamment le bâtiment principal avec ses six étages : j'ai déposé un dossier auprès de la ministre de l'Intérieur, l'ancienne et la nouvelle, en précisant que, sur ces 6 hectares, il existe des possibilités de restructuration. »..........................................
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La maison d’arrêt de Privas menacée de fermeture ?
Yves Chastan, sénateur-maire de Privas, a écrit au directeur de l’administration pénitentiaire pour lui faire part de ses interrogations sur le projet de restructuration des prisons en Rhône-Alpes et en particulier sur le devenir de la maison d’arrêt de Privas.Il se réfère à des rumeurs faisant état d’un vaste chantier de restructuration en Drôme-Ardèche et de la possible disparition de l’unité de Privas. Yves Chastan se dit inquiet des répercussions que pourrait impliquer un tel projet tant sur le niveau de l’emploi que sur la présence des services publics les plus essentiels en milieu rural. Pour Maurice Pinzi, directeur adjoint, il n’y a aucun élément concret aujourd’hui qui permet de confirmer ces craintes.
Michel Teston inquiet lui aussi
L’inquiétude d’Yves Chastan est toutefois partagée par son collègue ardéchois de la haute assemblée, Michel Teston, qui a écrit à la garde des sceaux, Michelle Alliot-Marie, lui demandant de plus amples informations concernant la restructuration de l’administration pénitentiaire. Il rappelle dans sa lettre que la plus petite maison d’arrêt de Rhône-Alpes est souvent « qualifiée d’établissement pénitentiaire exemplaire par les différents acteurs du monde judiciaire » notamment grâce aux différentes actions menées au sein de l’établissement : prévention contre l’alcoolisme et la toxicomanie, suivi psychologique auprès de la population carcérale…
103 détenus pour 64 places
Avec 64 places dans 29 cellules, la prison de Privas est le seul établissement pénitentiaire en Ardèche.
Il s’agit d’une maison d’arrêt c’est-à-dire qu’elle reçoit les détenus en attente de jugement ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n’excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.
Elle a fait l’objet de nombreux travaux d’amélioration et abrite actuellement 103 détenus. « Mais la surpopulation n’est pas aussi importante que ces chiffres le laissent apparaître », ajoute Maurice Pinzi, « car trente de ces détenus ont un bracelet électronique, douze bénéficient d’un régime de semi-liberté et deux sont en chantier extérieur ».
Une affaire à suivre dans les mois à venir notamment en raison du projet de création à Valence d’une prison de 680 places.
Jacques Jung - CLP et Alexandre Pauze
Des anomalies relevées par l’OIP
En 2007, l’Observatoire international des prisons (OIP) avait passé au crible la maison d’arrêt de Privas et constaté quelques anomalies. Parmi celles-ci, un surpeuplement chronique qui engendre des difficultés notamment au niveau de la promiscuité mais aussi concernant les violences (tentatives de suicide ou agressions).
Par ailleurs, a été pointée du doigt l’insuffisance de locaux collectifs et notamment le besoin d’un local pour le psychologue et un local pour le psychiatre et l’infirmière psychiatrique. De plus, les conditions d’hospitalisation du détenu lorsque cela est nécessaire sont difficiles que ce soit en milieu fermé au SMPR (Service médico-psychologique régional) près de Grenoble du fait de l’éloignement géographique, qu’en milieu ouvert au centre hospitalier Sainte-Marie où le patient est totalement isolé..........................
www.hebdo-ardeche.fr | Détails
Yves Chastan, sénateur-maire de Privas, a écrit au directeur de l’administration pénitentiaire pour lui faire part de ses interrogations sur le projet de restructuration des prisons en Rhône-Alpes et en particulier sur le devenir de la maison d’arrêt de Privas.Il se réfère à des rumeurs faisant état d’un vaste chantier de restructuration en Drôme-Ardèche et de la possible disparition de l’unité de Privas. Yves Chastan se dit inquiet des répercussions que pourrait impliquer un tel projet tant sur le niveau de l’emploi que sur la présence des services publics les plus essentiels en milieu rural. Pour Maurice Pinzi, directeur adjoint, il n’y a aucun élément concret aujourd’hui qui permet de confirmer ces craintes.
Michel Teston inquiet lui aussi
L’inquiétude d’Yves Chastan est toutefois partagée par son collègue ardéchois de la haute assemblée, Michel Teston, qui a écrit à la garde des sceaux, Michelle Alliot-Marie, lui demandant de plus amples informations concernant la restructuration de l’administration pénitentiaire. Il rappelle dans sa lettre que la plus petite maison d’arrêt de Rhône-Alpes est souvent « qualifiée d’établissement pénitentiaire exemplaire par les différents acteurs du monde judiciaire » notamment grâce aux différentes actions menées au sein de l’établissement : prévention contre l’alcoolisme et la toxicomanie, suivi psychologique auprès de la population carcérale…
103 détenus pour 64 places
Avec 64 places dans 29 cellules, la prison de Privas est le seul établissement pénitentiaire en Ardèche.
Il s’agit d’une maison d’arrêt c’est-à-dire qu’elle reçoit les détenus en attente de jugement ainsi que les condamnés dont le reliquat de peine n’excède pas, en principe, un an lors de leur condamnation définitive.
Elle a fait l’objet de nombreux travaux d’amélioration et abrite actuellement 103 détenus. « Mais la surpopulation n’est pas aussi importante que ces chiffres le laissent apparaître », ajoute Maurice Pinzi, « car trente de ces détenus ont un bracelet électronique, douze bénéficient d’un régime de semi-liberté et deux sont en chantier extérieur ».
Une affaire à suivre dans les mois à venir notamment en raison du projet de création à Valence d’une prison de 680 places.
Jacques Jung - CLP et Alexandre Pauze
Des anomalies relevées par l’OIP
En 2007, l’Observatoire international des prisons (OIP) avait passé au crible la maison d’arrêt de Privas et constaté quelques anomalies. Parmi celles-ci, un surpeuplement chronique qui engendre des difficultés notamment au niveau de la promiscuité mais aussi concernant les violences (tentatives de suicide ou agressions).
Par ailleurs, a été pointée du doigt l’insuffisance de locaux collectifs et notamment le besoin d’un local pour le psychologue et un local pour le psychiatre et l’infirmière psychiatrique. De plus, les conditions d’hospitalisation du détenu lorsque cela est nécessaire sont difficiles que ce soit en milieu fermé au SMPR (Service médico-psychologique régional) près de Grenoble du fait de l’éloignement géographique, qu’en milieu ouvert au centre hospitalier Sainte-Marie où le patient est totalement isolé..........................
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Visite de la maison d’arrêt de Moroni
Faisant suite á ma visite de la maison d’arrêt de Moroni le lundi 17 aout, je me suis engagé dans mon dernier billet á vous parler davantage de cette visite pour vous sensibiliser sur les conditions de vie inhumaine que mènent nos détenus qui ne respectent ni les normes fixées par notre législation nationale ni les dispositions internationales relatives aux droits de l'homme. Pour ceux qui ne connaissent pas cette maison d’arrêt, je vous fais une brève présentation de la bâtisse qui date de la période coloniale. Elle est située á Moroni á coté du camp de la gendarmerie á l’entrée du quartier de Dawedjou. Depuis plusieurs années, les taches de gardiennage de cet bâtiment vétuste sont assurées par une société privée SECURICOM. Cette société, assure la surveillance de la maison d’arrêt 24h sur 24. Elle a un contrat avec le Ministère de la Justice et sa rémunération mensuelle est de 5 millions de Fc. La responsabilité de la maison d’arrêt est assurée par un Gardien en chef assisté d’agents pénitentiaires recrutés au sein de la police.
La Maison d’arrêt comporte deux quartiers situés côte à côte et dotés de deux entrées distinctes. Le premier quartier est réservé aux détenus dangereux condamnés pour crimes ou délits. Il comporte trois chambres repartis entre les personnes âgées et des jeunes dont quelques mineurs, mélangés avec des adultes. A l’entrée de ce quartier se trouvent les cachots exigus á l’odeur nauséabonde qui ne disposent pas de fenêtres. Ce quartier comporte deux « toilettes » dont l’une est impraticable. Plusieurs détenus utilisent des sachets pour faire leurs besoins le soir et ces sachets sont empilés dans un coin qui jouxte l’unique espace des jeux dont le panneau de basket a été cassé. L’autre quartier comporte les détenus les moins dangereux avec à l’intérieur de la cour une mosquée construite récemment. Juste à coté, avec une entrée distincte, un petit local qui sert de cellule les détenus VIP. Au bout de la prison, se trouve le quartier pour femme qui comporte une seule pièce et des toilettes non éclairées. Tous ces bâtiments sont en état de délabrement total avec des fuites d’eau partout qui fragilisent les fondations et les toitures de ces bâtiments construits avec de la chaux et du sable de mer. La maison d'arrêt ne dipose pas de parloir. Les detenus se tiennent debout á l'entrée des quartiers, derrières les grillages pour les visites rituelles.
Cette maison d’arrêt, communément baptisée « Le Moroni 2 » en référence á cet hôtel de référence de la capitale, est indigne de la République. C’est une honte pour notre pays, une insulte pour notre conscience et notre foi. Nos dirigeants doivent avoir le courage d’engager très rapidement des travaux de réfection pour éviter la deshumanisation et la mort lente de nos détenus.
www.centerblog.net | Détails
Faisant suite á ma visite de la maison d’arrêt de Moroni le lundi 17 aout, je me suis engagé dans mon dernier billet á vous parler davantage de cette visite pour vous sensibiliser sur les conditions de vie inhumaine que mènent nos détenus qui ne respectent ni les normes fixées par notre législation nationale ni les dispositions internationales relatives aux droits de l'homme. Pour ceux qui ne connaissent pas cette maison d’arrêt, je vous fais une brève présentation de la bâtisse qui date de la période coloniale. Elle est située á Moroni á coté du camp de la gendarmerie á l’entrée du quartier de Dawedjou. Depuis plusieurs années, les taches de gardiennage de cet bâtiment vétuste sont assurées par une société privée SECURICOM. Cette société, assure la surveillance de la maison d’arrêt 24h sur 24. Elle a un contrat avec le Ministère de la Justice et sa rémunération mensuelle est de 5 millions de Fc. La responsabilité de la maison d’arrêt est assurée par un Gardien en chef assisté d’agents pénitentiaires recrutés au sein de la police.
La Maison d’arrêt comporte deux quartiers situés côte à côte et dotés de deux entrées distinctes. Le premier quartier est réservé aux détenus dangereux condamnés pour crimes ou délits. Il comporte trois chambres repartis entre les personnes âgées et des jeunes dont quelques mineurs, mélangés avec des adultes. A l’entrée de ce quartier se trouvent les cachots exigus á l’odeur nauséabonde qui ne disposent pas de fenêtres. Ce quartier comporte deux « toilettes » dont l’une est impraticable. Plusieurs détenus utilisent des sachets pour faire leurs besoins le soir et ces sachets sont empilés dans un coin qui jouxte l’unique espace des jeux dont le panneau de basket a été cassé. L’autre quartier comporte les détenus les moins dangereux avec à l’intérieur de la cour une mosquée construite récemment. Juste à coté, avec une entrée distincte, un petit local qui sert de cellule les détenus VIP. Au bout de la prison, se trouve le quartier pour femme qui comporte une seule pièce et des toilettes non éclairées. Tous ces bâtiments sont en état de délabrement total avec des fuites d’eau partout qui fragilisent les fondations et les toitures de ces bâtiments construits avec de la chaux et du sable de mer. La maison d'arrêt ne dipose pas de parloir. Les detenus se tiennent debout á l'entrée des quartiers, derrières les grillages pour les visites rituelles.
Cette maison d’arrêt, communément baptisée « Le Moroni 2 » en référence á cet hôtel de référence de la capitale, est indigne de la République. C’est une honte pour notre pays, une insulte pour notre conscience et notre foi. Nos dirigeants doivent avoir le courage d’engager très rapidement des travaux de réfection pour éviter la deshumanisation et la mort lente de nos détenus.
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Suicide en prison : les syndicats doutent de l'efficacité des mesures
'est largement insuffisant." Sans hésiter, Céline Verzeletti, surveillante à la maison d'arrêt de Versailles et secrétaire générale du syndicat CGT-Pénitentiaire, dénonce les mesures de prévention annoncées, mardi 18 août, par la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, pour lutter contre les suicides en prison.
Elle souligne que le problème principal du système carcéral – la surpopulation – est contourné : "On ne peut pas se contenter de ces mesures sans s'attaquer au reste, qui est incontournable". Parmi les préconisations de la ministre figure l'instauration de formations pour les personnels pénitentiaires. "Nous en voulons, des formations, nous voulons travailler mieux et plus efficacement", assure Mme Verzeletti. "Mais quand vous avez trop de détenus à charge, vous n'avez pas le temps d'observer les détenus, de discuter avec eux et de déceler leur état psychologique. Nous devons déjà accompagner les mouvements des détenus, leur apporter les repas et on arrive déjà à peine à le faire", regrette-t-elle. "On fait rentrer la charge de travail au chausse-pied", renchérit Jérôme Capdevielle, secrétaire général adjoint de FO-Pénitentiaire.
"SI UN DÉTENU VEUT SE SUICIDER, IL LE FERA"
"On voudrait nous faire croire que les suicides en prison ne peuvent se régler qu'avec des pyjamas en papier, de la formation et des recrutements de détenus pour aider les détenus vulnérables", poursuit Jérôme Capdevielle. "Mais le milieu carcéral est un milieu suicidogène et si un détenu veut se suicider, quelles que soient les mesures mises en place, il le fera. De plus, on donne les chiffres des suicides mais l'on ne parle jamais de toutes les tentatives."
Une autre préconisation consiste à charger des détenus volontaires d'accompagner les prisonniers en situation de détresse psychologique. "C'est une mesure déconcertante, estime M. Capdevielle. Ils n'ont pas à se substituer aux surveillants." Une mesure qui doit également être mise en lien avec le manque de personnel dans les prisons. En janvier 2008, un détenu du centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) a dû, à la demande insistante des infirmières, délivrer quotidiennement des médicaments à son voisin de cellule, qui avait été placé puis maintenu en détention alors qu'il souffrait de graves troubles psychiatriques. Une pratique qui avait été dénoncée par la Commission nationale de déontologie de la sécurité.
Un directeur d'une maison d'arrêt du nord de la France, qui n'a pas souhaité être nommé, estime par ailleurs que "cela pose aussi le problème de la culpabilisation du détenu en question s'il échoue dans sa mission d'accompagnement".
"On demande au détenu, et on nous demande, de contraindre les prisonniers à vivre au lieu d'améliorer leurs conditions de vie pour qu'ils n'aient pas envie de mourir. Ces détenus doivent être correctement encadrés par des professionnels", poursuit Céline Verzeletti. "En fait, on nous demande de nous débrouiller avec ce que l'on a déjà."
"Nous avons surtout besoin de moins de détenus, insiste-t-elle. Nous voulons que l'incarcération ne soit pas systématique, qu'il y ait davantage de peines alternatives." Quant aux "kit de protection" destinés aux détenus susceptibles de se suicider, "c'est un plus", reconnaît-elle, "mais cela ne suffit pas". Moins critique, le directeur de la maison d'arrêt du nord de la France estime quant à lui que "cela ne peut pas faire de mal et que le peu qui peut être fait est toujours bon à prendre".........................
www.lemonde.fr | Détails
'est largement insuffisant." Sans hésiter, Céline Verzeletti, surveillante à la maison d'arrêt de Versailles et secrétaire générale du syndicat CGT-Pénitentiaire, dénonce les mesures de prévention annoncées, mardi 18 août, par la garde des sceaux, Michèle Alliot-Marie, pour lutter contre les suicides en prison.
Elle souligne que le problème principal du système carcéral – la surpopulation – est contourné : "On ne peut pas se contenter de ces mesures sans s'attaquer au reste, qui est incontournable". Parmi les préconisations de la ministre figure l'instauration de formations pour les personnels pénitentiaires. "Nous en voulons, des formations, nous voulons travailler mieux et plus efficacement", assure Mme Verzeletti. "Mais quand vous avez trop de détenus à charge, vous n'avez pas le temps d'observer les détenus, de discuter avec eux et de déceler leur état psychologique. Nous devons déjà accompagner les mouvements des détenus, leur apporter les repas et on arrive déjà à peine à le faire", regrette-t-elle. "On fait rentrer la charge de travail au chausse-pied", renchérit Jérôme Capdevielle, secrétaire général adjoint de FO-Pénitentiaire.
"SI UN DÉTENU VEUT SE SUICIDER, IL LE FERA"
"On voudrait nous faire croire que les suicides en prison ne peuvent se régler qu'avec des pyjamas en papier, de la formation et des recrutements de détenus pour aider les détenus vulnérables", poursuit Jérôme Capdevielle. "Mais le milieu carcéral est un milieu suicidogène et si un détenu veut se suicider, quelles que soient les mesures mises en place, il le fera. De plus, on donne les chiffres des suicides mais l'on ne parle jamais de toutes les tentatives."
Une autre préconisation consiste à charger des détenus volontaires d'accompagner les prisonniers en situation de détresse psychologique. "C'est une mesure déconcertante, estime M. Capdevielle. Ils n'ont pas à se substituer aux surveillants." Une mesure qui doit également être mise en lien avec le manque de personnel dans les prisons. En janvier 2008, un détenu du centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) a dû, à la demande insistante des infirmières, délivrer quotidiennement des médicaments à son voisin de cellule, qui avait été placé puis maintenu en détention alors qu'il souffrait de graves troubles psychiatriques. Une pratique qui avait été dénoncée par la Commission nationale de déontologie de la sécurité.
Un directeur d'une maison d'arrêt du nord de la France, qui n'a pas souhaité être nommé, estime par ailleurs que "cela pose aussi le problème de la culpabilisation du détenu en question s'il échoue dans sa mission d'accompagnement".
"On demande au détenu, et on nous demande, de contraindre les prisonniers à vivre au lieu d'améliorer leurs conditions de vie pour qu'ils n'aient pas envie de mourir. Ces détenus doivent être correctement encadrés par des professionnels", poursuit Céline Verzeletti. "En fait, on nous demande de nous débrouiller avec ce que l'on a déjà."
"Nous avons surtout besoin de moins de détenus, insiste-t-elle. Nous voulons que l'incarcération ne soit pas systématique, qu'il y ait davantage de peines alternatives." Quant aux "kit de protection" destinés aux détenus susceptibles de se suicider, "c'est un plus", reconnaît-elle, "mais cela ne suffit pas". Moins critique, le directeur de la maison d'arrêt du nord de la France estime quant à lui que "cela ne peut pas faire de mal et que le peu qui peut être fait est toujours bon à prendre".........................
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Prison - Wikipedia
Une prison ou pénitencier[1] est un lieu d'emprisonnement ; par extension, le terme prison désigne également la peine d'incarcération.
Les personnes détenues dans une prison sont appelées des prisonniers ou des détenus.
Actuellement [modifier]
Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés. La plupart du temps, il s'agit :
* de protéger la société des personnes dangereuses ;
* de décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi ;
* de rééduquer le détenu de manière à le réinsérer ;
* de faire taire les opposants politiques. Ce but est principalement visé dans les dictatures, mais les démocraties sont parfois, elles-aussi, accusées d'agir de même avec des militants politiques ;
* d'empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.
Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques. Mais les prisons contiennent une population relativement importante de personnes ayant des troubles mentaux.
On attribue principalement sept principes à la prison :
* correction : amendement, remplacement social ;
* classification : répartition dans des établissements pénitentiaires selon différents critères (âge, sexe, gravité de l'acte, etc.) ;
* modulation : où le déroulement de la peine passe par différentes étapes (privation de liberté, assignation à résidence suivi de libération conditionnelle avant la liberté) ;
* travail : comme obligation et comme droit (tout condamné a le droit de travailler plus que l'obligation de travailler), le travail pénitentiaire pourrait contribuer à la réinsertion professionnelle des détenus[2] ;
* éducation : le traitement d'un condamné a pour but sa resocialisation. Erving Goffman prétendra que, au contraire, ces institutions totales loin de resocialiser les individus, pouvaient provoquer chez lui une déculturation entraînant son incapacité à se réadapter à la société ambiante ;
* contrôle : nécessite un personnel spécialisé ;
* institutions annexes : il faut une assistance apportée au détenu lors de sa sortie de prison, au moment de la réelle resocialisation.
Le nombre de personnels d'encadrement est passé de 5% du nombre des détenus au milieu du XIXe siècle à près de 30% de nos jours.
Évolution dans l'Histoire [modifier]
Le rôle de la prison a évolué à travers l'Histoire. De simple outil de rétention en l'attente d'une peine, il est devenu une peine en soi. Dans certains pays (principalement les démocraties), elle est un outil ayant pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux et de les réinsérer, mais elle peut également être utilisée comme outil de pression politique dans des contextes plus difficiles. Dans les faits, la réinsertion est rarement pleinement atteinte.
Michel Foucault dans son ouvrage Surveiller et punir indique que l'utilisation comme peine sanctionnant la délinquance est un phénomène récent qui s'est réellement institué au cours du XIXe siècle. Alors qu'avant la prison ne servait qu'à retenir les prisonniers dans l'attente d'une véritable peine, supplice, exécution ou bannissement. Les prisonniers étaient retenus dans un même espace avec leurs affaires personnelles et devaient payer leur nourriture. La désorganisation était telle que les suspects d'une même affaire pouvaient facilement s'entendre sur une version des faits avant leur procès. L'exercice de la justice de l'époque était une chose publique. En montrant les suppliciés à la foule et en tenant des exécutions publiques, le roi faisait la démonstration de sa toute puissance.
Michel Foucault cite le grand renfermement ou encore la nef des fous comme exemples particuliers de privation de liberté...
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Une prison ou pénitencier[1] est un lieu d'emprisonnement ; par extension, le terme prison désigne également la peine d'incarcération.
Les personnes détenues dans une prison sont appelées des prisonniers ou des détenus.
Actuellement [modifier]
Les buts des prisons varient selon les époques et surtout les sociétés. La plupart du temps, il s'agit :
* de protéger la société des personnes dangereuses ;
* de décourager les gens de commettre à nouveau des actes interdits par la loi ;
* de rééduquer le détenu de manière à le réinsérer ;
* de faire taire les opposants politiques. Ce but est principalement visé dans les dictatures, mais les démocraties sont parfois, elles-aussi, accusées d'agir de même avec des militants politiques ;
* d'empêcher des prévenus de prendre la fuite ou de compromettre leur futur procès, on parle alors de détention provisoire.
Autrefois, la prison servait également à enfermer les malades mentaux de manière à les isoler de la société. Depuis, la majorité des pays disposent d'hôpitaux psychiatriques. Mais les prisons contiennent une population relativement importante de personnes ayant des troubles mentaux.
On attribue principalement sept principes à la prison :
* correction : amendement, remplacement social ;
* classification : répartition dans des établissements pénitentiaires selon différents critères (âge, sexe, gravité de l'acte, etc.) ;
* modulation : où le déroulement de la peine passe par différentes étapes (privation de liberté, assignation à résidence suivi de libération conditionnelle avant la liberté) ;
* travail : comme obligation et comme droit (tout condamné a le droit de travailler plus que l'obligation de travailler), le travail pénitentiaire pourrait contribuer à la réinsertion professionnelle des détenus[2] ;
* éducation : le traitement d'un condamné a pour but sa resocialisation. Erving Goffman prétendra que, au contraire, ces institutions totales loin de resocialiser les individus, pouvaient provoquer chez lui une déculturation entraînant son incapacité à se réadapter à la société ambiante ;
* contrôle : nécessite un personnel spécialisé ;
* institutions annexes : il faut une assistance apportée au détenu lors de sa sortie de prison, au moment de la réelle resocialisation.
Le nombre de personnels d'encadrement est passé de 5% du nombre des détenus au milieu du XIXe siècle à près de 30% de nos jours.
Évolution dans l'Histoire [modifier]
Le rôle de la prison a évolué à travers l'Histoire. De simple outil de rétention en l'attente d'une peine, il est devenu une peine en soi. Dans certains pays (principalement les démocraties), elle est un outil ayant pour objectif de protéger la société de ses éléments dangereux et de les réinsérer, mais elle peut également être utilisée comme outil de pression politique dans des contextes plus difficiles. Dans les faits, la réinsertion est rarement pleinement atteinte.
Michel Foucault dans son ouvrage Surveiller et punir indique que l'utilisation comme peine sanctionnant la délinquance est un phénomène récent qui s'est réellement institué au cours du XIXe siècle. Alors qu'avant la prison ne servait qu'à retenir les prisonniers dans l'attente d'une véritable peine, supplice, exécution ou bannissement. Les prisonniers étaient retenus dans un même espace avec leurs affaires personnelles et devaient payer leur nourriture. La désorganisation était telle que les suspects d'une même affaire pouvaient facilement s'entendre sur une version des faits avant leur procès. L'exercice de la justice de l'époque était une chose publique. En montrant les suppliciés à la foule et en tenant des exécutions publiques, le roi faisait la démonstration de sa toute puissance.
Michel Foucault cite le grand renfermement ou encore la nef des fous comme exemples particuliers de privation de liberté...
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Les sphères du pénal. Avec Michel Foucault
Autour de Michel Foucault, ce volume collectif réunit des historiens et des sociologues qui
pensent le droit de punir, du supplice d'Ancien Régime aux usages carcéraux d'aujourd'hui.
Si les concepts forgés par Foucault (discipline, panoptisme, gouvernementalité) s'imposent
dans les sciences humaines contemporaines, cet ouvrage affronte les problématiques
concomitantes de l'enfermement carcéral, des techniques punitives ou de la discipline du
corps. Relectures de Surveiller et punir trente ans après sa publication dans le prisme des
écrits antérieurs de son auteur, histoire du supplice, du marquage corporel ou de la
relégation comme peine, conceptions et usages actuels du droit de punir dans le cadre
pénitentiaire, finement analysé par la sociologie : les trois parties des Sphères du pénal avec
Michel Foucault éprouvent l'outillage conceptuel que Foucault propose autour des arts de
gouverner et de la rationalité néolibérale. Faisant écho au colloque de Genève organisé sous
l'autorité de l'International Association for the History of Crime and Criminal Justice,
ce volume illustre l'actualité, la fécondité et le renouveau des études pénales dont l'enjeu
institutionnel pèse sur le devenir de l'État de droit. « Depuis une trentaine d'années, l'apport
épistémologique de Surveiller et punir a été considérable dans la façon d'écrire, de réécrire,
de penser l'histoire du droit de punir et sa pratique contemporaine. À la fois dans ses liens
dialectiques avec le crime, l'homo criminalis, la société traditionnelle puis démocratique,
ainsi que les institutions de l'État de droit. Fasciné par l' "intentionnalité punitive", Foucault
suscite le débat avec les historiens qui pensent l' "impossible prison" sur le plan des
pratiques sociales et qui en en écrivent l'histoire selon les sources judiciaires. En inscrivant
l'espace carcéral au c¦ur de la modernité sociale, en rappelant que le droit de punir forge le
contrat politique, Foucault a placé les sciences humaines hors du positivisme juridique de
l'histoire classique du droit. Une histoire du droit qui célèbre souvent sa généalogie pour
illustrer le "progrès" linéaire des institutions que le droit légitime. Si les historiens n'ont
cessé d'évaluer la méthode "philosophique" de Foucault, c'est qu'il propose une histoire
problème bien éloignée des sources de la pratique et marquée par une épistémologie de la
rupture du droit de punir moderne - la Révolution comme fin de l'Ancien Régime ; la prison
"naissante" comme terme institutionnel du régime suppliciaire. »
(extrait de la préface des Sphères du pénal avec Michel Foucault. Histoire et
sociologie du droit de punir): « Je voulais que mes livres soient une sorte de tool-box dans lequel
les autres puissent aller fouiller pour y trouver un outil avec lequel ils pourraient faire ce que bon leur
semble, dans leur domaine. » M. Foucault, Dits et écrits II.
SOMMAIRE:
Introduction. Michel Foucault : penser le droit de punir (Marco CICCHINI, Michel PORRET)
RELIRE SURVEILLER ET PUNIR Surveiller et punir, laboratoire de la problématique de la
gouvernementalité : des technologies de surveillance à l'instrumentation du pouvoir (Pierre
LASCOUMES) Rationalisation et histoire des corps dans le parcours de Michel Foucault (Jean-
François BERT) Le Panoptique n'est pas une prison. Panoptisme, économie, utilitarisme
(Cyprian BLAMIRES) Durkheim, Fauconnet et Foucault. Etayer une perspective abolitionniste
à l'heure de la mondialisation des échanges (Philippe COMBESSIE) Surveiller et punir « à
l'Est » (Karel BOSKO) NOUVEAUX CHANTIERS DE L'HISTOIRE DE PUNIR La mémoire de
l'infamie : pour une histoire de la marque judiciaire en France (1515-1832) (Patrice PEVERI)
A la une de Surveiller et punir : l'anachronisme du supplice de Damiens (Michel PORRET)
Foucault et.................................
www.afs-socio.fr | Détails
Autour de Michel Foucault, ce volume collectif réunit des historiens et des sociologues qui
pensent le droit de punir, du supplice d'Ancien Régime aux usages carcéraux d'aujourd'hui.
Si les concepts forgés par Foucault (discipline, panoptisme, gouvernementalité) s'imposent
dans les sciences humaines contemporaines, cet ouvrage affronte les problématiques
concomitantes de l'enfermement carcéral, des techniques punitives ou de la discipline du
corps. Relectures de Surveiller et punir trente ans après sa publication dans le prisme des
écrits antérieurs de son auteur, histoire du supplice, du marquage corporel ou de la
relégation comme peine, conceptions et usages actuels du droit de punir dans le cadre
pénitentiaire, finement analysé par la sociologie : les trois parties des Sphères du pénal avec
Michel Foucault éprouvent l'outillage conceptuel que Foucault propose autour des arts de
gouverner et de la rationalité néolibérale. Faisant écho au colloque de Genève organisé sous
l'autorité de l'International Association for the History of Crime and Criminal Justice,
ce volume illustre l'actualité, la fécondité et le renouveau des études pénales dont l'enjeu
institutionnel pèse sur le devenir de l'État de droit. « Depuis une trentaine d'années, l'apport
épistémologique de Surveiller et punir a été considérable dans la façon d'écrire, de réécrire,
de penser l'histoire du droit de punir et sa pratique contemporaine. À la fois dans ses liens
dialectiques avec le crime, l'homo criminalis, la société traditionnelle puis démocratique,
ainsi que les institutions de l'État de droit. Fasciné par l' "intentionnalité punitive", Foucault
suscite le débat avec les historiens qui pensent l' "impossible prison" sur le plan des
pratiques sociales et qui en en écrivent l'histoire selon les sources judiciaires. En inscrivant
l'espace carcéral au c¦ur de la modernité sociale, en rappelant que le droit de punir forge le
contrat politique, Foucault a placé les sciences humaines hors du positivisme juridique de
l'histoire classique du droit. Une histoire du droit qui célèbre souvent sa généalogie pour
illustrer le "progrès" linéaire des institutions que le droit légitime. Si les historiens n'ont
cessé d'évaluer la méthode "philosophique" de Foucault, c'est qu'il propose une histoire
problème bien éloignée des sources de la pratique et marquée par une épistémologie de la
rupture du droit de punir moderne - la Révolution comme fin de l'Ancien Régime ; la prison
"naissante" comme terme institutionnel du régime suppliciaire. »
(extrait de la préface des Sphères du pénal avec Michel Foucault. Histoire et
sociologie du droit de punir): « Je voulais que mes livres soient une sorte de tool-box dans lequel
les autres puissent aller fouiller pour y trouver un outil avec lequel ils pourraient faire ce que bon leur
semble, dans leur domaine. » M. Foucault, Dits et écrits II.
SOMMAIRE:
Introduction. Michel Foucault : penser le droit de punir (Marco CICCHINI, Michel PORRET)
RELIRE SURVEILLER ET PUNIR Surveiller et punir, laboratoire de la problématique de la
gouvernementalité : des technologies de surveillance à l'instrumentation du pouvoir (Pierre
LASCOUMES) Rationalisation et histoire des corps dans le parcours de Michel Foucault (Jean-
François BERT) Le Panoptique n'est pas une prison. Panoptisme, économie, utilitarisme
(Cyprian BLAMIRES) Durkheim, Fauconnet et Foucault. Etayer une perspective abolitionniste
à l'heure de la mondialisation des échanges (Philippe COMBESSIE) Surveiller et punir « à
l'Est » (Karel BOSKO) NOUVEAUX CHANTIERS DE L'HISTOIRE DE PUNIR La mémoire de
l'infamie : pour une histoire de la marque judiciaire en France (1515-1832) (Patrice PEVERI)
A la une de Surveiller et punir : l'anachronisme du supplice de Damiens (Michel PORRET)
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Surveiller et punir
La disparition des exécutions publiques [modifier]
L'essai étudie l'apparition historique de la prison sous sa forme moderne en commençant par constater la disparition de l'application en public de la peine de mort au profit d'exécutions cachées par le secret des murs. Selon l'auteur, cette évolution est révélatrice d'une révolution de la façon selon laquelle le pouvoir se manifeste au peuple.
En effet, le supplice était l’élément central dans la manifestation de la vérité de la culpabilité du condamné. L'essai s'ouvre ainsi en introduction sur le supplice de Damiens. Le caractère public du supplice, la symbolique des condamnations (poing coupé des parricides, langue percée des blasphémateurs) permettait la démonstration du pouvoir royal face au crime, qui en plus de sa victime immédiate, attaquait le souverain dans son pouvoir de faire les lois (crimen majestatis).
Mais, alors que le monarque absolu ne concevait son autorité que visible et terriblement effrayante pour les tiers assistant à son affirmation, le pouvoir moderne préfère entretenir un mystère inquiétant quant aux peines qu'il exécute. Il découvre que le peuple n'a pas besoin d'assister au châtiment des siens pour s'en tenir à ce qu'il souhaite qu'il s'en tienne. De plus ce peuple peut s'avérer dangereux quand il soutient le châtié et dans l'aspect carnaval des exécutions publiques.
Ceux qui ne respectent pas la loi ne se voient plus condamnés à une sanction physique qui restera sur leur corps comme un témoignage offert au vu et au su de tous. Ils ne sont plus non plus condamnés à une réparation directe de leurs fautes en plein jour. Les peines ont dorénavant une visée correctrice. La publicité de la peine ne vise plus tant à montrer la souffrance mais plutôt à réaffirmer l'actualité de la Loi. Il y eut un modèle réformateur et un modèle carcéral (dont l'objectif était plus de dresser les corps que de réinsérer l'individu). C'est le second qui l'a emporté.
« Le châtiment est passé d’un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus »[1]
Le surgissement d'un regard culpabilisateur [modifier]
Désormais, les hors-la-loi sont simplement privés de leur liberté. Cela ne signifie pas pour autant un confinement des coupables dans des oubliettes ou au fond de quelque bagne. C'est plutôt le pouvoir qui disparaît derrière une architecture carcérale nouvelle capable de contraindre les captifs sans que le geôlier et l'autorité qu'il incarne n'aient à se manifester directement par quelque coup de fouet ou autres.
Rêve de Jeremy Bentham, le panoptique s'impose. Les prisons sont désormais construites selon des plans circulaires permettant au surveillant situé dans une tour centrale d'observer sans jamais être vu, les silhouettes des détenus se détachant à contre-jour sur des fenêtres extérieures via d'autres fenêtres donnant sur une cour intérieure.
Cette architecture permet éventuellement de se passer complètement de surveillant, le seul sentiment d'être observé étant susceptible d'obtenir des captifs une forme d'obéissance. Ainsi, en plus de n'être pas coûteux d'un point de vue économique, la prison moderne est d'abord une entreprise de culpabilisation travaillant les consciences individuelles à travers un regard tout-puissant.
La prison passe alors d'une fonction punitive à une visée "normalisatrice", visant indirectement par les corps l"âme" des détenus qu'il s'agit de redresser. L'institution carcérale et à travers elle la justice moderne détient par la même des pouvoirs d'une ampleur inédite jusqu'ici, le pouvoir n'étant désormais plus concevable selon Foucault sans la relation qu'il entretient avec la connaissance de l'individu. Loin de contribuer à l'"émancipation" de l'Humanité, idéal hérité des Lumières, la Société moderne s'apparente de plus en plus à de la surveillance organisée.
Le...
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La disparition des exécutions publiques [modifier]
L'essai étudie l'apparition historique de la prison sous sa forme moderne en commençant par constater la disparition de l'application en public de la peine de mort au profit d'exécutions cachées par le secret des murs. Selon l'auteur, cette évolution est révélatrice d'une révolution de la façon selon laquelle le pouvoir se manifeste au peuple.
En effet, le supplice était l’élément central dans la manifestation de la vérité de la culpabilité du condamné. L'essai s'ouvre ainsi en introduction sur le supplice de Damiens. Le caractère public du supplice, la symbolique des condamnations (poing coupé des parricides, langue percée des blasphémateurs) permettait la démonstration du pouvoir royal face au crime, qui en plus de sa victime immédiate, attaquait le souverain dans son pouvoir de faire les lois (crimen majestatis).
Mais, alors que le monarque absolu ne concevait son autorité que visible et terriblement effrayante pour les tiers assistant à son affirmation, le pouvoir moderne préfère entretenir un mystère inquiétant quant aux peines qu'il exécute. Il découvre que le peuple n'a pas besoin d'assister au châtiment des siens pour s'en tenir à ce qu'il souhaite qu'il s'en tienne. De plus ce peuple peut s'avérer dangereux quand il soutient le châtié et dans l'aspect carnaval des exécutions publiques.
Ceux qui ne respectent pas la loi ne se voient plus condamnés à une sanction physique qui restera sur leur corps comme un témoignage offert au vu et au su de tous. Ils ne sont plus non plus condamnés à une réparation directe de leurs fautes en plein jour. Les peines ont dorénavant une visée correctrice. La publicité de la peine ne vise plus tant à montrer la souffrance mais plutôt à réaffirmer l'actualité de la Loi. Il y eut un modèle réformateur et un modèle carcéral (dont l'objectif était plus de dresser les corps que de réinsérer l'individu). C'est le second qui l'a emporté.
« Le châtiment est passé d’un art des sensations insupportables à une économie des droits suspendus »[1]
Le surgissement d'un regard culpabilisateur [modifier]
Désormais, les hors-la-loi sont simplement privés de leur liberté. Cela ne signifie pas pour autant un confinement des coupables dans des oubliettes ou au fond de quelque bagne. C'est plutôt le pouvoir qui disparaît derrière une architecture carcérale nouvelle capable de contraindre les captifs sans que le geôlier et l'autorité qu'il incarne n'aient à se manifester directement par quelque coup de fouet ou autres.
Rêve de Jeremy Bentham, le panoptique s'impose. Les prisons sont désormais construites selon des plans circulaires permettant au surveillant situé dans une tour centrale d'observer sans jamais être vu, les silhouettes des détenus se détachant à contre-jour sur des fenêtres extérieures via d'autres fenêtres donnant sur une cour intérieure.
Cette architecture permet éventuellement de se passer complètement de surveillant, le seul sentiment d'être observé étant susceptible d'obtenir des captifs une forme d'obéissance. Ainsi, en plus de n'être pas coûteux d'un point de vue économique, la prison moderne est d'abord une entreprise de culpabilisation travaillant les consciences individuelles à travers un regard tout-puissant.
La prison passe alors d'une fonction punitive à une visée "normalisatrice", visant indirectement par les corps l"âme" des détenus qu'il s'agit de redresser. L'institution carcérale et à travers elle la justice moderne détient par la même des pouvoirs d'une ampleur inédite jusqu'ici, le pouvoir n'étant désormais plus concevable selon Foucault sans la relation qu'il entretient avec la connaissance de l'individu. Loin de contribuer à l'"émancipation" de l'Humanité, idéal hérité des Lumières, la Société moderne s'apparente de plus en plus à de la surveillance organisée.
Le...
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Suicide en prison : les mesures d'Alliot-Marie ne sont "pas sérieuses"
Les mesures de prévention annoncées par Michèle Alliot-Marie pour lutter contre le suicide en prison sont "décevantes" et pas "sérieuses", a estimé mardi 18 août le psychiatre Louis Albrand, auteur en avril d'un rapport sur le sujet pour le compte du ministère de la justice.
La ministre de la justice a annoncé mardi à Orléans une série de mesures centrées principalement sur la prévention et la protection des détenus fragiles censées reprendre les recommandations du rapport. Parmi ces dispositions figure notamment la généralisation de "kits de protection" destinés aux détenus susceptibles d'attenter à leurs jours, contenant des draps et couvertures indéchirables et des pyjamas en papier à usage unique pour éviter les pendaisons, ainsi que des matelas anti-feu.
"CE N'EST PAS MON VRAI RAPPORT"
Ces mesures figuraient dans le rapport sur le suicide en milieu pénitentiaire remis par le Dr Albrand en avril, ce qui n'empêche pas ce dernier d'estimer que ses recommandations ont été dénaturées. "Ce qu'elle a repris, c'est le rapport édulcoré, c'est pas mon vrai rapport", estime le psychiatre qui préconisait de donner des perspectives d'avenir aux détenus et pas simplement de prendre des dispositions pratiques rendant plus compliqué le passage à l'acte. Son rapport suggérait notamment de mieux associer les proches des détenus et d'atténuer le sentiment d'isolement des prisonniers en favorisant les contacts avec l'extérieur.
Un message qui n'est visiblement pas passé auprès de la chancellerie. "Tout cela n'est pas sérieux", déplore M. Albrand. "Ce ne sont pas des mesures à la hauteur de l'enjeu. Il faut une véritable réforme pénitentiaire". "Il faut créer de nouvelles prisons, des petites structures, plus humaines, diminuer le mitard de 45 jours à 20 jours comme je l'ai demandé [...]. Il faut que cela soit un magistrat et non plus le directeur de la prison qui décide pour aller au mitard".
90 % DES SUICIDES DANS LES TROIS PREMIERS MOIS
Le taux de suicide est dix fois supérieur en prison, soit 17 pour 10 000 en 2008, contre environ 1,7 pour 10 000 sur l'ensemble de la population, selon des chiffres officiels. Il est en outre sept fois plus important au mitard, note le Dr Albrand. Les cas de suicide concernent essentiellement des hommes, de 35 ans en moyenne, et ont lieu par pendaison à 96 %, dans 90 % des cas dans les trois premiers mois de détention, ajoute le spécialiste.
Le nombre de suicides est en forte augmentation depuis le début de l'année, les estimations des associations comme l'Observatoire international des prisons (OIP) ou Ban public tournant autour de 90. Des statistiques qui laissent craindre que l'année 2009 soit encore plus sombre que 2008, marquée par 115 suicides, déjà en augmentation par rapport à 2007 (96) et 2006 (93)....................
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Les mesures de prévention annoncées par Michèle Alliot-Marie pour lutter contre le suicide en prison sont "décevantes" et pas "sérieuses", a estimé mardi 18 août le psychiatre Louis Albrand, auteur en avril d'un rapport sur le sujet pour le compte du ministère de la justice.
La ministre de la justice a annoncé mardi à Orléans une série de mesures centrées principalement sur la prévention et la protection des détenus fragiles censées reprendre les recommandations du rapport. Parmi ces dispositions figure notamment la généralisation de "kits de protection" destinés aux détenus susceptibles d'attenter à leurs jours, contenant des draps et couvertures indéchirables et des pyjamas en papier à usage unique pour éviter les pendaisons, ainsi que des matelas anti-feu.
"CE N'EST PAS MON VRAI RAPPORT"
Ces mesures figuraient dans le rapport sur le suicide en milieu pénitentiaire remis par le Dr Albrand en avril, ce qui n'empêche pas ce dernier d'estimer que ses recommandations ont été dénaturées. "Ce qu'elle a repris, c'est le rapport édulcoré, c'est pas mon vrai rapport", estime le psychiatre qui préconisait de donner des perspectives d'avenir aux détenus et pas simplement de prendre des dispositions pratiques rendant plus compliqué le passage à l'acte. Son rapport suggérait notamment de mieux associer les proches des détenus et d'atténuer le sentiment d'isolement des prisonniers en favorisant les contacts avec l'extérieur.
Un message qui n'est visiblement pas passé auprès de la chancellerie. "Tout cela n'est pas sérieux", déplore M. Albrand. "Ce ne sont pas des mesures à la hauteur de l'enjeu. Il faut une véritable réforme pénitentiaire". "Il faut créer de nouvelles prisons, des petites structures, plus humaines, diminuer le mitard de 45 jours à 20 jours comme je l'ai demandé [...]. Il faut que cela soit un magistrat et non plus le directeur de la prison qui décide pour aller au mitard".
90 % DES SUICIDES DANS LES TROIS PREMIERS MOIS
Le taux de suicide est dix fois supérieur en prison, soit 17 pour 10 000 en 2008, contre environ 1,7 pour 10 000 sur l'ensemble de la population, selon des chiffres officiels. Il est en outre sept fois plus important au mitard, note le Dr Albrand. Les cas de suicide concernent essentiellement des hommes, de 35 ans en moyenne, et ont lieu par pendaison à 96 %, dans 90 % des cas dans les trois premiers mois de détention, ajoute le spécialiste.
Le nombre de suicides est en forte augmentation depuis le début de l'année, les estimations des associations comme l'Observatoire international des prisons (OIP) ou Ban public tournant autour de 90. Des statistiques qui laissent craindre que l'année 2009 soit encore plus sombre que 2008, marquée par 115 suicides, déjà en augmentation par rapport à 2007 (96) et 2006 (93)....................
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Mulhouse: les surveillants de la maison d'arrêt veulent plus de dialogue
es surveillants de la maison d'arrêt de Mulhouse (Haut-Rhin) ont réclamé jeudi midi une gestion plus humaine de la prison et davantage de dialogue avec la direction, lors d'une réunion à l'issue de laquelle la directrice de l'établissement n'a pas souhaité les recevoir.
Les secrétaires régionaux de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (Ufap) du grand-est ont visité la maison d'arrêt de Mulhouse, "la pire d'Alsace, de Lorraine et de Franche Comté", selon Bernard Cabon, le secrétaire général adjoint de l'Ufap.
A cette occasion les surveillants ont dénoncé le manque de dialogue social de la direction. Excédés, ils ont tenté de forcer la porte de la directrice, Isabelle Winckler.
"Elle nous a opposé une fin de non-recevoir, comme d'habitude", a regretté M. Cabon. "Pourtant on ne peut pas continuer comme ça: il y a eu trois agressions de surveillants en une semaine, le personnel est inexpérimenté et livré à lui-même, avec 70% de surveillants stagiaires. Et la direction préfère taper sur le personnel plutôt que de gérer la détention. Les kits de survie que l'administration s'apprête à distribuer aux détenus, il va falloir plutôt les distribuer aux surveillants, qui sont en pleine déprime!"
"On va forcément passer à l'action, on ne veut pas attendre que se produise un drame pour agir", a repris M. Cabon. "A présent, on va essayer de porter le dossier au niveau politique. Jean-Marie Bockel (le maire de Mulhouse et secrétaire d'Etat à la Justice, ndlr) n'habite pas loin, on aimerait bien qu'il s'intéresse de près à la maison d'arrêt de Mulhouse".
Celle-ci accueille environ 400 détenus et, selon les syndicats, la situation y est de plus en plus tendue. Pour toute l'année 2007 par exemple, 14 agressions physiques contre des surveillants et 48 bagarres entre détenus avaient été recensées. Fin août, les surveillants rapportent déjà 25 agressions physiques et 63 bagarres.
Mme Winckler, en poste depuis deux ans à Mulhouse, n'était pas joignable en début d'après-midi.
www.easydroit.fr | Détails
es surveillants de la maison d'arrêt de Mulhouse (Haut-Rhin) ont réclamé jeudi midi une gestion plus humaine de la prison et davantage de dialogue avec la direction, lors d'une réunion à l'issue de laquelle la directrice de l'établissement n'a pas souhaité les recevoir.
Les secrétaires régionaux de l'Union fédérale autonome pénitentiaire (Ufap) du grand-est ont visité la maison d'arrêt de Mulhouse, "la pire d'Alsace, de Lorraine et de Franche Comté", selon Bernard Cabon, le secrétaire général adjoint de l'Ufap.
A cette occasion les surveillants ont dénoncé le manque de dialogue social de la direction. Excédés, ils ont tenté de forcer la porte de la directrice, Isabelle Winckler.
"Elle nous a opposé une fin de non-recevoir, comme d'habitude", a regretté M. Cabon. "Pourtant on ne peut pas continuer comme ça: il y a eu trois agressions de surveillants en une semaine, le personnel est inexpérimenté et livré à lui-même, avec 70% de surveillants stagiaires. Et la direction préfère taper sur le personnel plutôt que de gérer la détention. Les kits de survie que l'administration s'apprête à distribuer aux détenus, il va falloir plutôt les distribuer aux surveillants, qui sont en pleine déprime!"
"On va forcément passer à l'action, on ne veut pas attendre que se produise un drame pour agir", a repris M. Cabon. "A présent, on va essayer de porter le dossier au niveau politique. Jean-Marie Bockel (le maire de Mulhouse et secrétaire d'Etat à la Justice, ndlr) n'habite pas loin, on aimerait bien qu'il s'intéresse de près à la maison d'arrêt de Mulhouse".
Celle-ci accueille environ 400 détenus et, selon les syndicats, la situation y est de plus en plus tendue. Pour toute l'année 2007 par exemple, 14 agressions physiques contre des surveillants et 48 bagarres entre détenus avaient été recensées. Fin août, les surveillants rapportent déjà 25 agressions physiques et 63 bagarres.
Mme Winckler, en poste depuis deux ans à Mulhouse, n'était pas joignable en début d'après-midi.
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Maison d'arrêt de Fresnes
La prison de Fresnes est une maison d'arrêt située dans la banlieue sud de Paris, sur la commune de Fresnes.
Avec Fleury-Mérogis et la prison de la Santé, c'est l’un des trois principaux établissements pénitentiaires de la région parisienne, et aussi l'un des plus importants de France. Bien que sa capacité soit de 1 444 places, 1 641 personnes y étaient détenues au 28 juin 2005.
Sommaire
[masquer]
* 1 Histoire
* 2 Évasion célèbre
* 3 La prison aujourd'hui
o 3.1 le Grand quartier (GQ) des hommes ou maison d’arrêt des hommes (MAH)
o 3.2 Le Centre national d'observation (CNO)
o 3.3 La Maison d’arrêt des femmes (MAF)
o 3.4 L'établissement public de santé national (ex-établissement pénitentiaire de santé national) de Fresnes (EPSNF)
* 4 Notes et références
* 5 Bibliographie
* 6 Liens externes
Histoire [modifier]
La prison fut construite de 1895 à 1898 par l'architecte Henri Poussin. L'architecture mise en place est innovante et fonctionnelle, elle sera connue sous le nom de plan « en pôle téléphonique ». Pour la première fois, les blocs cellulaires sont disposés perpendiculairement à un corridor central, qui dessert les autres blocs et les pièces communes. Elle servira de modèle pendant près d'un siècle à bien d'autres prisons en France comme les Baumettes à Marseille, ou aux États-Unis, comme Riker's Island à New York.
Comme toute prison importante, la prison de Fresnes a son lot de prisonniers célèbres.
Pendant l'Occupation, elle fut utilisée par les Nazis pour emprisonner et torturer résistants et agents des services secrets britanniques. Louis Armand, Marc Sangnier y furent incarcérés et la résistante Bertie Albrecht s'y donna la mort. Après le débarquement de Normandie, la Gestapo exécuta certains des prisonniers, comme Suzanne Spaak, une semaine avant la libération de Paris.
Lors de l'épuration qui suivit la Libération, ce furent cette fois des collaborateurs qui y furent incarcérés comme Jean Hérold-Paquis, Pierre Laval exécuté en octobre 1945 dans les murs mêmes de la prison, l'écrivain Robert Brasillach, emprisonné jusqu'à son exécution en février 1945, et où il écrivit les Poèmes de Fresnes, et l'industriel Louis Renault, mort dans des circonstances douteuses.
Durant la guerre d'Algérie, Fresnes vit incarcérés à la fois des membres :
* du FLN, les futurs dirigeants de l'Algérie,
* de l'OAS, des généraux et de nombreux militaires de l'armée française dont certains furent condamnés à mort : Claude Piegts et Albert Dovecar, tous deux fusillés dans la forêt de Marly-le-Roi ; Roger Degueldre et Jean Bastien-Thiry (responsable de l'attentat du Petit-Clamart à l'encontre du général de Gaulle), tous deux fusillés au fort d'Ivry ; le général Jouhaud, qui sera gracié.
En 1978, l'administration décida d'y faire entreposer la guillotine, désirant faire de la prison le seul lieu habilité aux exécutions capitales en France. Cependant, la « veuve » y restera muette, les derniers détenus qui ont été transférés à Fresnes en vue de leur éventuelle exécution ayant tous été graciés ou, ayant eu leur peine commuée suite à l'abolition de la mort.
Plus récemment, Paul Touvier et Loïk Le Floch-Prigent y ont été également incarcérés.
Évasion célèbre [modifier]
* Antonio Ferrara s'en échappa en mars 2003.
La prison aujourd'hui [modifier]
(Données pour l'année 2006)
Il y a trois principaux types d’établissements pénitentiaires en France (hors établissements de semi-liberté et centres de détention pour étrangers ou pour mineurs) : maisons d’arrêt, centres de détention et maisons centrales, ces deux derniers étant des établissements pour peine, c’est-à-dire des prisons pour personnes condamnées, à la différence des maisons d’arrêt censées n’accueillir que des personnes prévenues (en attente de jugement)...
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La prison de Fresnes est une maison d'arrêt située dans la banlieue sud de Paris, sur la commune de Fresnes.
Avec Fleury-Mérogis et la prison de la Santé, c'est l’un des trois principaux établissements pénitentiaires de la région parisienne, et aussi l'un des plus importants de France. Bien que sa capacité soit de 1 444 places, 1 641 personnes y étaient détenues au 28 juin 2005.
Sommaire
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* 1 Histoire
* 2 Évasion célèbre
* 3 La prison aujourd'hui
o 3.1 le Grand quartier (GQ) des hommes ou maison d’arrêt des hommes (MAH)
o 3.2 Le Centre national d'observation (CNO)
o 3.3 La Maison d’arrêt des femmes (MAF)
o 3.4 L'établissement public de santé national (ex-établissement pénitentiaire de santé national) de Fresnes (EPSNF)
* 4 Notes et références
* 5 Bibliographie
* 6 Liens externes
Histoire [modifier]
La prison fut construite de 1895 à 1898 par l'architecte Henri Poussin. L'architecture mise en place est innovante et fonctionnelle, elle sera connue sous le nom de plan « en pôle téléphonique ». Pour la première fois, les blocs cellulaires sont disposés perpendiculairement à un corridor central, qui dessert les autres blocs et les pièces communes. Elle servira de modèle pendant près d'un siècle à bien d'autres prisons en France comme les Baumettes à Marseille, ou aux États-Unis, comme Riker's Island à New York.
Comme toute prison importante, la prison de Fresnes a son lot de prisonniers célèbres.
Pendant l'Occupation, elle fut utilisée par les Nazis pour emprisonner et torturer résistants et agents des services secrets britanniques. Louis Armand, Marc Sangnier y furent incarcérés et la résistante Bertie Albrecht s'y donna la mort. Après le débarquement de Normandie, la Gestapo exécuta certains des prisonniers, comme Suzanne Spaak, une semaine avant la libération de Paris.
Lors de l'épuration qui suivit la Libération, ce furent cette fois des collaborateurs qui y furent incarcérés comme Jean Hérold-Paquis, Pierre Laval exécuté en octobre 1945 dans les murs mêmes de la prison, l'écrivain Robert Brasillach, emprisonné jusqu'à son exécution en février 1945, et où il écrivit les Poèmes de Fresnes, et l'industriel Louis Renault, mort dans des circonstances douteuses.
Durant la guerre d'Algérie, Fresnes vit incarcérés à la fois des membres :
* du FLN, les futurs dirigeants de l'Algérie,
* de l'OAS, des généraux et de nombreux militaires de l'armée française dont certains furent condamnés à mort : Claude Piegts et Albert Dovecar, tous deux fusillés dans la forêt de Marly-le-Roi ; Roger Degueldre et Jean Bastien-Thiry (responsable de l'attentat du Petit-Clamart à l'encontre du général de Gaulle), tous deux fusillés au fort d'Ivry ; le général Jouhaud, qui sera gracié.
En 1978, l'administration décida d'y faire entreposer la guillotine, désirant faire de la prison le seul lieu habilité aux exécutions capitales en France. Cependant, la « veuve » y restera muette, les derniers détenus qui ont été transférés à Fresnes en vue de leur éventuelle exécution ayant tous été graciés ou, ayant eu leur peine commuée suite à l'abolition de la mort.
Plus récemment, Paul Touvier et Loïk Le Floch-Prigent y ont été également incarcérés.
Évasion célèbre [modifier]
* Antonio Ferrara s'en échappa en mars 2003.
La prison aujourd'hui [modifier]
(Données pour l'année 2006)
Il y a trois principaux types d’établissements pénitentiaires en France (hors établissements de semi-liberté et centres de détention pour étrangers ou pour mineurs) : maisons d’arrêt, centres de détention et maisons centrales, ces deux derniers étant des établissements pour peine, c’est-à-dire des prisons pour personnes condamnées, à la différence des maisons d’arrêt censées n’accueillir que des personnes prévenues (en attente de jugement)...
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DOSSIER : La maison d'arrêt de Laon est-elle un chaudron prêt à exploser ?
La surpopulation carcérale est un problème régulièrement soulevé. Au centre pénitentiaire de Laon, la construction d'une unité réservée aux courtes peines permettrait de désengorger la maison d'arrêt. En attendant, les détenus s'y entassent.
Pour Cyrille Bouchaillou, avocat et représentant de l'Observatoire international des prisons dans l'Aisne, la maison d'arrêt de Laon est, en terme de surpopulation, le miroir de ce qui se passe au niveau national.
Même si la capacité de la structure, initialement prévue pour 200 détenus, a été augmentée grâce à l'installation de lits supplémentaires, la réalité a vite rattrapé les chiffres théoriques.
Même l'administration pénitentiaire reconnaît un sureffectif : « A l'ouverture de l'établissement nous pouvions accueillir un peu moins de 200 détenus. Actuellement, la capacité est plus de l'ordre de 350 détenus. Des couchages ont été ajoutés dans les cellules, voire des lits superposés dans les plus petites d'entre elles. »
Le syndicat Force Ouvrière pénitentiaire avance le chiffre de 500 détenus à la maison d'arrêt de Laon.
La construction d'une unité de 90 places dédiée aux courtes peines juste à côté du centre pénitentiaire permettrait, à défaut d'être une solution miracle, de désengorger la maison d'arrêt.
Le projet, dans les cartons depuis environ trois ans, pourrait voir le jour prochainement… ou plus tardivement. La décision relève en effet du ministère de la Justice.
« On sait qu'il y aura un tel établissement dans les années à venir, mais aucune date n'a encore été arrêtée », explique-t-on du côté de l'administration pénitentiaire.
En attendant, les détenus s'entassent, dormant souvent à trois dans une cellule prévue pour deux.
Outre ces considérations pratiques, la surpopulation pose d'autres problèmes. « Elle entraîne des difficultés de réinsertion, précise Maître Cyrille Bouchaillou. Qui dit surpopulation dit manque d'éducateurs, de médecins, de psychologues. Le suivi individuel des détenus devient donc de plus en plus difficile et a un effet pervers sur leur réinsertion. Or cette population qui a du mal à se réinsérer aura tendance à récidiver. Et sera de nouveau incarcérée et ainsi de suite. »
Un cercle vicieux qu'il sera difficile de briser. « Le discours politique, plus répressif que préventif n'est pas la solution », estime MaÎtre Cyrille Bouchaillou. En attendant, les détenus s'entassent à la maison d'arrêt de Laon.
LE SYNDICAT FO PENITENTIAIRE MANIFESTE AUJOURD'HUI A LILLE
Aujourd'hui, le syndicat Force Ouvrière appelle les surveillants de prison à manifester à Lille, devant la direction interrégionale des services pénitentiaires.
Le syndicat tire la sonnette d'alarme quant aux violences qui ont, selon lui, de plus en plus cours dans les établissements carcéraux. « Nous constatons une recrudescence d'agressions dont sont victimes nos collègues, explique Bruno Hocq, délégué régional FO pénitentiaire. La population pénale devient de plus en plus violente et les établissements deviennent de plus en plus ingérables. »
Dany De Stoppeleire, membre du bureau local FO pénitentiaire de Laon, sera parmi les manifestants aujourd'hui. Il tient le même discours que Bruno Hocq. « ça n'arrête pas. Les agressions verbales sont devenues quotidiennes. Il y a également les agressions physiques. Nous nous retrouvons avec des détenus de plus en plus agressifs qui n'hésitent pas à nous frapper. » Son collègue Mickaël Labache précise : « Nous avons, par exemple, reçu un détenu disciplinaire, qui a agressé plusieurs agents. Dès son arrivée, il a commencé à faire preuve de violence. Nous avons réussi à la
maîtriser quand même, mais bon… Il a ensuite été transféré au service médico-psychiatrique régional (SMPR) de Lille mais pas assez rapidement, selon moi, au vu de sa violence. »
Pour Dany De Stoppeleire et Mickaël Labache,...
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La surpopulation carcérale est un problème régulièrement soulevé. Au centre pénitentiaire de Laon, la construction d'une unité réservée aux courtes peines permettrait de désengorger la maison d'arrêt. En attendant, les détenus s'y entassent.
Pour Cyrille Bouchaillou, avocat et représentant de l'Observatoire international des prisons dans l'Aisne, la maison d'arrêt de Laon est, en terme de surpopulation, le miroir de ce qui se passe au niveau national.
Même si la capacité de la structure, initialement prévue pour 200 détenus, a été augmentée grâce à l'installation de lits supplémentaires, la réalité a vite rattrapé les chiffres théoriques.
Même l'administration pénitentiaire reconnaît un sureffectif : « A l'ouverture de l'établissement nous pouvions accueillir un peu moins de 200 détenus. Actuellement, la capacité est plus de l'ordre de 350 détenus. Des couchages ont été ajoutés dans les cellules, voire des lits superposés dans les plus petites d'entre elles. »
Le syndicat Force Ouvrière pénitentiaire avance le chiffre de 500 détenus à la maison d'arrêt de Laon.
La construction d'une unité de 90 places dédiée aux courtes peines juste à côté du centre pénitentiaire permettrait, à défaut d'être une solution miracle, de désengorger la maison d'arrêt.
Le projet, dans les cartons depuis environ trois ans, pourrait voir le jour prochainement… ou plus tardivement. La décision relève en effet du ministère de la Justice.
« On sait qu'il y aura un tel établissement dans les années à venir, mais aucune date n'a encore été arrêtée », explique-t-on du côté de l'administration pénitentiaire.
En attendant, les détenus s'entassent, dormant souvent à trois dans une cellule prévue pour deux.
Outre ces considérations pratiques, la surpopulation pose d'autres problèmes. « Elle entraîne des difficultés de réinsertion, précise Maître Cyrille Bouchaillou. Qui dit surpopulation dit manque d'éducateurs, de médecins, de psychologues. Le suivi individuel des détenus devient donc de plus en plus difficile et a un effet pervers sur leur réinsertion. Or cette population qui a du mal à se réinsérer aura tendance à récidiver. Et sera de nouveau incarcérée et ainsi de suite. »
Un cercle vicieux qu'il sera difficile de briser. « Le discours politique, plus répressif que préventif n'est pas la solution », estime MaÎtre Cyrille Bouchaillou. En attendant, les détenus s'entassent à la maison d'arrêt de Laon.
LE SYNDICAT FO PENITENTIAIRE MANIFESTE AUJOURD'HUI A LILLE
Aujourd'hui, le syndicat Force Ouvrière appelle les surveillants de prison à manifester à Lille, devant la direction interrégionale des services pénitentiaires.
Le syndicat tire la sonnette d'alarme quant aux violences qui ont, selon lui, de plus en plus cours dans les établissements carcéraux. « Nous constatons une recrudescence d'agressions dont sont victimes nos collègues, explique Bruno Hocq, délégué régional FO pénitentiaire. La population pénale devient de plus en plus violente et les établissements deviennent de plus en plus ingérables. »
Dany De Stoppeleire, membre du bureau local FO pénitentiaire de Laon, sera parmi les manifestants aujourd'hui. Il tient le même discours que Bruno Hocq. « ça n'arrête pas. Les agressions verbales sont devenues quotidiennes. Il y a également les agressions physiques. Nous nous retrouvons avec des détenus de plus en plus agressifs qui n'hésitent pas à nous frapper. » Son collègue Mickaël Labache précise : « Nous avons, par exemple, reçu un détenu disciplinaire, qui a agressé plusieurs agents. Dès son arrivée, il a commencé à faire preuve de violence. Nous avons réussi à la
maîtriser quand même, mais bon… Il a ensuite été transféré au service médico-psychiatrique régional (SMPR) de Lille mais pas assez rapidement, selon moi, au vu de sa violence. »
Pour Dany De Stoppeleire et Mickaël Labache,...
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