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La délinquance des mineurs : manifeste pour une réforme
La délinquance des mineurs : manifeste pour une réforme
| Titre: | La délinquance des mineurs : manifeste pour une réforme |
| Url: | archive.lien-social.com |
| Description: | « Oui la délinquance des mineurs constitue un problème grave. Non il ne s’agit pas d’une déferlante venue d’on ne sait où ! » affirme l’Association française des professionnels de l’éducation en lien avec la justice. Dans ce manifeste, l’AFPEJ, appelle à sortir de la politique spectacle et à engager une réforme ambitieuse. Pour les signataires le problème n’est pas dans la loi mais dans le degré d’engagement de l’État et dans « [sa] capacité aujourd’hui défaillante pour cause d’inadaptation profonde ». Les auteurs du manifeste dénoncent également le manichéisme qui oppose les tenants du tout répressif aux défenseurs de la bienveillance éducative. Ils proposent la création d’une nouvelle direction de la délinquance des mineurs exclusivement en charge de la totalité des réponses pénales et éducatives, avec une répartition des interventions entre le secteur public et le secteur associatif. Ils préconisent, de plus, la relance d’une politique de prévention qui situe clairement les services de l’État dans la conduite d’actions aux côtés des collectivités territoriales. Ils revendiquent, enfin, une refonte des métiers de l’éducation avec le recrutement de professionnels qui tiennent le choc et auxquels on donne de véritables responsabilités. En quelques années le thème de la délinquance juvénile s’est inscrit en premier plan dans le débat public français. Entre préoccupations réelles et peurs fantasmées, les mineurs délinquants tiennent le haut du pavé dans les conversations quotidiennes, les journaux (où ils oscillent entre la rubrique société et la rubrique politique) et maintenant dans les programmes des principaux courants politiques ainsi que dans les discours des plus hauts responsables de l’État. La lutte contre la délinquance juvénile suscite des clivages nouveaux, bien au-delà des repères politiques traditionnels. Ce qui auparavant créait une ligne de partage entre conservateurs plus enclins à la fermeté face au délinquant et progressistes soucieux de compréhension et de protection face à l’enfant, s’est déplacé aujourd’hui à l’intérieur de chaque camp, partage les grands courants de pensée, voire les personnes elles-mêmes qui trouvent de la légitimité à chacune des deux positions. Ainsi la situation devient paradoxale qui voit coexister sur le sujet prises de position à l’emporte-pièce et réelle incertitude face à la complexité du problème. Résultat : une sensation de désarroi finit par prédominer avec l’idée sous-jacente que personne ne sait plus vraiment trop quoi faire ! Face à ce désarroi, le premier souci doit être de comprendre d’abord et de proposer ensuite. Et, pour commencer, de quoi et de qui parle-t-on ? Ni fantasme ni déferlante Oui, la délinquance des mineurs constitue un problème grave pour l’avenir de la société française ; non il ne s’agit pas d’une « déferlante » venue d’on ne sait où. L’insécurité n’est pas qu’un « sentiment ». Elle est un élément permanent de la vie d’une partie importante de la population, particulièrement celle dont l’environnement social est le plus dégradé et dont les conditions d’existence au quotidien sont les plus précaires. Dans ce phénomène, les mineurs ont leur part qui n’est certes pas négligeable mais qui n’est pas non plus première ; surtout, elle est elle-même tirée par l’augmentation croissante de la délinquance tout court, celle des « grands », celle des adultes. Ces fameux mineurs délinquants sont bien les enfants de quelqu’un, ils ne vivent pas sur la planète Mars mais parmi nous ; ce qu’ils font, d’une manière ou d’une autre, ils l’ont appris autour d’eux. Dire cela ne signifie en aucun cas que l’on minimise le problème mais tout simplement qu’on le pose dans les termes exacts. Notre conviction est simple et nous voulons la faire partager. Il est possible d’agir. Il vaudrait mieux ne pas faire n’importe quoi. Agir, c’est d’abord s’attaquer aux causes de cette délinquance, c’est-à-dire à la désagrégation sociale, aux ghettos urbains, à l’intégration.................. |
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| Date de validation: | 22-09-2009 |
| Catégorie: | Annuaire > DELINQUANCE / INCIVILITES > Actualité |
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