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Homophobie

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"Des intellectuels encouragent l'homophobie par leur discours"

Michel Navion, secrétaire général de SOS Homophobie, dresse un état des lieux des discriminations envers les homosexuels, à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie, ce dimanche.

Quelles sont les grandes lignes du rapport 2008 sur l'homophobie que votre association vient de publier?

C'est la même tendance que l'an dernier, à savoir que les cas d'homophobie se retrouvent principalement dans le monde du travail. Viennent ensuite le noyau familial et le voisinage.

On constate aussi une montée des discours homophobes sur Internet, qui est devenu une sorte de défouloir. Ce phénomène semble lié à la hausse des internautes mais aussi à l'impression d'anonymat et d'impunité que les auteurs de tels propos ressentent sur certains outils communautaires comme les chats et les forums.
Les agressions à caractère homophobe dans le monde du travail ont-elles augmenté?

Une chose est sûre, les personnes dans cette situation sont de plus en plus nombreuses à nous appeler. Mais il ne faut pas oublier celles qui n'osent pas se manifester. Dans le monde professionnel, les victimes de harcèlement, quel qu'il soit, sont vulnérables et peuvent éprouver de la honte ou de la peur. Elles ne vont pas réagir de la même façon au traumatisme qu'elles subissent: certaines vont rester silencieuses, d'autres vont démissionner ou finir par être licencées pour cause d'absentéisme.

Ce type de discriminations au travail émane aussi bien de la hiérarchie que des collègues. Nous avons notamment eu des plaintes d'enseignants après des agressions physiques ou verbales venant de leur supérieur, d'autres enseignants ou des élèves eux-mêmes parce qu'on les prend pour des

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Détails : Les faits d'homophobie signalés sur le Net en hausse de 43 %
Les faits d'homophobie signalés sur le Net en hausse de 43 %

SOS Homophobie publie la dernière édition de son rapport annuel. Le bilan de l'année passée est contrasté : si les enquêteurs ont observé quelques progrès, l'homophobie est loin d'avoir disparu en France… Les détails de l'enquête.
Le rapport 2009 de l'association SOS Homophobie arrive une nouvelle fois à la même conclusion : malgré le climat gay-friendly dans les médias, sur « le terrain », les tendances lourdes se font toujours sentir. Chaque année depuis 2005, c'est plus de 1 200 témoignages qui sont ainsi recueillis par les bénévoles via la ligne d'écoute ou Internet.

Et si, ici ou là, quelques progrès peuvent être constatés sur l'année 2008, aucun reflux général n'apparaît à l'horizon :

« La plus grande acceptation de l'homosexualité que l'on peut ressentir dans la société, et notamment dans les médias, ne doit pas faire illusion, prévient Julien Lemonnier, un des coordonnateurs du rapport. D'année en année, nous retrouvons les mêmes situations, même si, dans certains cas, on observe que les gens sont davantage prêts à réagir face à l'homophobie. »

Ainsi, de plus en plus d'hétérosexuels appellent l'association pour dénoncer des actes homophobes dont ils ont été les témoins. « Ils prennent désormais la peine de témoigner ! », se réjouit Julien.

Autre signe encourageant, mais difficilement interprétable du fait du faible échantillon de départ, en 2008, 61 cas d'agressions physiques ont été rapportés à SOS Homophobie, soit 71 cas de moins qu'en 2007. Outre l'Ile-de-France, où 19 cas ont été signalés (9 sur Paris et 10 en banlieue), le plus souvent les agressions ont lieu dans les départements correspondant à de grands centres urbains : Bouches-du-Rhône et Haute-Garonne (4 cas chacun), Gironde (3 cas).
« On n'échappe pas à sa famille, à ses voisins… »

En tout cas - élément souvent peu rappelé -, ces agressions sont le fait en majorité du voisinage (16 cas) ou de l'entourage proche (famille, amis… 25 cas) !

« On n'échappe pas à sa famille, on n'échappe pas à ses voisins. Souvent, les victimes ne peuvent pas déménager ou quitter leur travail, elles n'ont pas le choix », rappelle Julien Lemonnier.

Avec la crise, on peut se demander ce qu'il adviendra de cette variable…

Plus généralement, le nombre de témoignages concernant le contexte familial et amical affiche une augmentation inquiétante de 36 % par rapport à 2007, représentant la quatrième cause de témoignages reçus par l'association (la troisième pour le voisinage). En outre, en 2008, le nombre de situations concernant des mineurs a fait plus que doubler par rapport à 2007.
Défouloir virtuel sur le Net

Mais l'un des faits marquants de ce rapport 2009 est l'explosion des témoignages reçus signalant de l'homophobie sur Internet, en augmentation de 43 % par rapport à 2007. C'est désormais le deuxième motif d'interpellation de l'association, avec notamment le développement du web 2.0. Internet comme défouloir virtuel en somme…

Quoi qu'il en soit, le travail reste la première cause des témoignages reçus par l'association. Christophe Falcoz, qui a dirigé une enquête sur le sujet en 2008 pour la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde), explique ainsi la permanence du placard professionnel :

« La tendance est clairement au

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Détails : Marc Thibodeau : L'homophobie continue de faire des ravages en France | Correspondants
Marc Thibodeau : L'homophobie continue de faire des ravages en France | Correspondants

(Paris) Alors que les stars défilent sur la Croisette, deux policiers homosexuels viennent de mettre en lumière un aspect plus sombre de la vie cannoise en dévoilant le harcèlement dont ils sont victimes. Leur retentissante sortie survient alors qu'un nouveau rapport souligne qu'il y a encore fort à faire en France pour venir à bout de l'homophobie en milieu de travail.

Guillaume espérait amour et compréhension en avouant son homosexualité à ses parents. Il a plutôt eu droit à une déferlante de haine qui l'a ultimement poussé au suicide.



«Les homosexuels devraient retourner dans les camps de concentration», s'est vu répondre le Français de 27 ans, qui a été agressé physiquement par son père, rendu furieux par ses aveux.

Traumatisé par ce rejet, il sollicite le soutien de SOS homophobie, une ONG qui tient une ligne d'écoute. La démarche n'a pas suffi pas à calmer le mal-être du jeune homme, qui s'est enlevé la vie l'an dernier, quelques heures après un ultime entretien avec l'un des bénévoles.

«Nous avons été très secoués par ce cas même s'il a laissé après sa mort une note pour dire que nous l'avions beaucoup aidé», relate le président de SOS homophobie, Jacques Lizée.

La fin tragique de Guillaume (nom fictif) confirme, si besoin était, que l'homophobie continue de faire des ravages dans le pays, souligne le militant, qui réclame une action accrue de sensibilisation du gouvernement.

«La visibilité accrue des lesbiennes et des gais ne doit pas masquer la permanence et la violence d'une homophobie présente à tous les niveaux de la société», relève M. Lizée, qui a rendu public la semaine dernière le rapport annuel de l'organisation pour 2008.

Basé sur plus de 1200 témoignages téléphoniques recueillis en cours d'année, il démontre que l'homophobie demeure une problématique particulièrement importante en milieu de travail.

Jouer à l'autruche

Un sondage récent a démontré qu'environ 40% des homosexuels sur le marché du travail estimaient avoir été victimes d'insultes ou de brimades découlant de leur orientation sexuelle. Or, pratiquement aucun cas ne se retrouve devant les tribunaux.

«Il y a un manque total de confiance des homosexuels tant envers la police que la justice... Beaucoup préfèrent se taire ou porter plainte pour harcèlement sans évoquer explicitement leur homosexualité pour faire cesser les abus», relate M. Lizée.

Ceux qui vont de l'avant, ajoute-t-il, peinent à recueillir des témoignages d'appui puisque leurs collègues craignent souvent d'être mal vus de la direction en dénonçant une situation problématique.

«Comme il n'y a pratiquement pas de plainte, on se bute à un déni total par les gens qui pourraient faire quelque chose (syndicats, directions d'entreprise, etc). Ils préfèrent jouer à l'autruche», indique le militant.

La problématique de l'homophobie en milieu de travail concerne notamment la police. «Chaque année, nous recueillons de nouveaux témoignages concernant des cas de harcèlement entre collègues», indique M. Lizée (voir autre texte).

Propagande haineuse

Malgré les demandes de SOS homophobie, les écoles de formation de la police n'ont pas intégré de volet relatif à la discrimination qui permettrait de faire reculer les préjugés dans le milieu, dit-il.

Le Syndicat national des policiers municipaux dénonce, de son côté, la persistance d'une «mentalité de machos» qui veut qu'il faut «être un homme viril pour être dans la police» ou encore que les homosexuels sont «faibles».

SOS homophobie se préoccupe également de la «très forte progression» du nombre de plaintes concernant l'internet.

«C'est un lieu de l'anonymat où se déchaînent des propos homophobes d'une très grande violence», souligne l'organisation, qui recense, dans son rapport, plusieurs exemples problématiques relevés sur des sites de réseautage, des forums ou des blogues.

Le document reproduit...

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Détails : Homophobie: une Europe à plusieurs vitesses?
Homophobie: une Europe à plusieurs vitesses?

Alors que les élections européennes approchent à grands pas, profitons-en pour faire un état des lieux de l'homophobie et de l'égalité des droits dans l'Union. Des situations contrastées qui vont du pire au meilleur.

Commençons par le meilleur, en notant qu'à ce jour quatre pays de l'Union européenne autorisent le mariage entre homos: la Belgique, l'Espagne, les Pays-Bas et la Suède. D'autres États reconnaissent d'une manière ou d'une autre les couples de même sexe (unions civiles ou concubinage homo reconnu). C'est le cas en Allemagne, en Autriche, au Danemark, en Finlande, en Hongrie, en République tchèque, au Portugal et bien sûr en France, avec le pacs.

Sur le front de la lutte contre les discriminations et l'homophobie, c'est la Grande-Bretagne qui est en pointe. L'homophobie au travail y a quasiment perdu son caractère tabou. L'étude réalisée en 2006 par le Coerc (Comparative Organisation and Equality Research Center), le confirme largement: dans le privé, «seulement» 18% des homosexuels se disent discriminés, et 22% dans le secteur public. Des chiffres qui reculent année après année.

Discriminations ouvertes ou voilées
En comparaison, la situation en France n'est pas reluisante. Selon l'étude menée par la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde) en 2006, 85% des homosexuels se disent victimes de discriminations voilées (dénigrement ou rejet), et 40% d'entre eux affirment subir des discriminations ouvertes (blagues, insultes, harcèlement, voire violences physiques), émanant, la plupart du temps, de collègues.

Rappelons que la discrimination sur l'orientation sexuelle est légalement prohibée depuis 2001 dans l'Hexagone, et depuis 2003, en Grande-Bretagne. Mais, selon le Coerc, 27% seulement des gays et lesbiennes britanniques pensent que celle-ci joue un rôle décisif. À leurs yeux, c'est plutôt la culture et l'engagement managérial qui comptent. D'ailleurs, les gays et lesbiennes britanniques bénéficient du soutien des syndicats, en pointe sur ce combat.

Un rapport européen sur l'homophobie
Mais il y a encore du boulot à l'échelle européenne. Ainsi, de nombreux gays, lesbiennes, bisexuels et transsexuels «sont toujours victimes de discrimination, d'intimidation et de harcèlement», voire «d'agressions physiques, parfois mortelles», comme l'a dénoncé, fin mars, le directeur de l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne. «Ces signaux sont alarmants dans une Union européenne qui revendique par ailleurs avec fierté le respect en son sein des principes d'égalité de traitement et de non-discrimination», a-t-il indiqué à l'occasion de la publication d'un rapport officiel demandé par le Parlement européen.

Ce rapport montre que les discriminations homophobes démarrent tôt, dès l'école où le harcèlement est «un phénomène commun». Autre domaine pointé dans le rapport, celui de santé, où l'homosexualité est parfois traitée comme «un trouble ou une maladie», ce qui peut conduire les gays et les lesbiennes à éviter les cabinets des médecins. En matière d'emploi, non plus, la situation n'est pas idéale. «Des expériences désagréables, la crainte de la discrimination, le risque de licenciement» entraînent souvent les homosexuels à ne pas faire état de leur orientation sexuelle, note le rapport.

Discriminations plus répandues en Europe de l'Est
Pour changer la donne, l'Agence recommande aux gouvernements de «prendre des mesures concrètes visant à sensibiliser et former les services de police» pour qu'ils tiennent compte des plaintes déposées et enquêtent sur les crimes et délits homophobes «avec le même degré d'exigence et de qualité que pour d'autres formes de criminalité». D'autre part, si l'Agence n'entend pas décerner de bons et de mauvais points aux États membres, les conclusions du rapport montrent que certaines discriminations sont plus répandues dans les...

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Détails : Le phénomène de l’homosexualité : une "bombe sociale" au Sénégal ?
Le phénomène de l’homosexualité : une "bombe sociale" au Sénégal ?

NETTALI.NET- Ces deux dernières années, le phénomène de l’homosexualité aussi vieux que le monde semble avoir pris au Sénégal de l’ampleur. Est-ce que cela est lié à l’explostion médiatique ? Un peu partout dans le pays, des personnalités influentes, des groupes d’individus, des oraganisations sociales et autres acteurs de la société civile se sont organisés pour dénoncer et essayer de trouver les moyens de contrer le développement de cette pratique jugée rédhibitoire, et aux antipodes des valeurs religieuses. L’indignation suscitée n’a pas laissé indifférent l’Etat dans sa volonté de protéger à la fois les libertés individuelles et la sécurité publique. Cependant de rares voix s’élèvent pour défendre le droit à la diversité sexuelle. Retour sur un phénomène que l’on craint explosif.

Depuis que le Magazine "Icône" a fait paraître en janvier 2008, l’album-photos attestant d’un mariage entre deux homosexuels à Mbao, les scandales impliquant les gays se succèdent au Sénégal.

Cette situation a généré un tollé chez les populations, élevant ainsi le degré d’animosité envers cette catégorie de personnes. Depuis, il y a eu quelques cas d’exhumation de cadavres d’homosexuels, de lynchage, d’emprisonnement et des marches de religieux sidérés par l’attitude des adeptes de ces pratiques dignes de Sodome et Gomorrhe.

La dernière manifestation de l’homophobie remonte au 1er mai dernier. Au moment où les populations attendaient avec impatience l’annonce de la composition l’équipe gouvernementale dirigée par Souleymane Ndéné Ndiaye, le corps d’un certain Madièye Diallo a été exhumé par une foule en furie dans un cimetière de la ville de Thiès.

Comme entrainée par une force obscure, la foule pousse la profanation plus loin : le corps est trainé sur quelques mètres avant d’être récupéré par sa famille, excédée et traumatisée. Ses parents se sont finalement résolus à l’enterrer en catimini dans l’enceinte de la concession familiale.

Avant la mort de Diallo, la police aurait interrompu une séance "intime" entre gays à Petit-Mbao, le quartier où, un an plutôt les amis de Pape Mbaye (aujourd’hui en "exil" aux Usa) célébraient un mariage.

L’exhumation du corps d’un « gorjiguène » n’est pas une nouveauté. Juste après la polémique suscitée par le mariage de Petit-Mbao, la dépouille mortelle de Serigne Mbaye, un homosexuel notoire, avait connu le même sort que celui de son congénère, entre exhumations et enterrements à la hâte, de Touba à Diourbel.
Face à la montée de l’homosexualité, les religieux organisent la riposte

Les mariés de Petit-Mbao et leurs invités ont déclenché une vive polémique au Sénégal. Même Maniang Kassé, leur précurseur dans ce domaine, n’avait pas subi une telle vindicte populaire du temps de sa « toute puissance ».

Suite à cette levée de boucliers tous azimuts, Pape Mbaye et ses compagnons avaient été emprisonnés avant d’’être élargis un peu plus de deux mois après, à la surprise générale. Est-ce par le fait d’un intense lobbying comme certains le pensent et le disent ? Les avis sont partagés. En tout cas, cette relaxe avait généré un grand mouvement de révolte sous la conduite du député opposant Imam Mbaye Niang, le secrétaire général du MRDS.

Des religieux sénégalais s’étaient regroupés au sein du Collectif des associations islamiques du Sénégal (Cais) pour défendre les mœurs et valeurs islamiques. Une marche contre la dépravation des mœurs avait été organisée et sévèrement réprimée par les forces de l’ordre, un vendredi après la prière, aux abords de la Grande Mosquée de Dakar.

Après leur libération, les homosexuels de Petit-Mbao ont pour la plupart choisi le chemin de l’exil. Ce sera l’accalmie pour quelques mois. Car un an après, neuf gays seront surpris en...

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Détails : Les 30 meilleures affiches contre l'homophobie du monde
Les 30 meilleures affiches contre l'homophobie du monde

Alors qu'une campagne d'information et de lutte contre les discriminations liées à l'orientation sexuelle, créée par le Ministère de l'enseignement supérieur en collaboration avec l'Inter-LGBT et GayLib, vient d'être lancée dans les facultés, Veryfriendly vous propose un tour du monde des affiches anti-homophobie. Trash, sexy, fun, chaque pays a fait dans la créativité !

Visionnez les affiches et dites nous quelles sont vos préférées !

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Détails : Homophobie: deux jeunes filles fuient leur cité
Homophobie: deux jeunes filles fuient leur cité

Homophobie: deux jeunes filles fuient leur cité
icone des tags homophobie, violence, agression, homosexualité, Epinay-Sous-Sénart, essonne
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Par Jess
le 07/07/2009, vu 8939 fois, 39 nombre de réactions
Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post. Info vérifiée et éditée par la rédaction du Post.
L'opinion exprimée n'engage que son auteur.

Agressées jeudi dans l'Essone, Cynthia et Priscilla, 21 ans, ont décidé de déménager.
drapeau gay (image d'illustration).
drapeau gay (image d'illustration).
© Mark Costantini/San Francisco Chronicle/Corbis/Mark Costantini




Cynthia et Priscilla, toutes deux âgées de 21 ans, ont dû quitter leur appartement situé dans une cité d'Epinay-sous-Sénart (Essonne). Victimes d’homophobie, elles ont été physiquement agressées jeudi dernier, rapporte Le Parisien.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Jeudi, les deux jeunes filles ont été agressées. Elles auraient été frappées au visage par un petit groupe de garçons.

Un nez fêlé pour l’une, un oeil poché et une dent abîmée pour l’autre. Tout cela parce que des jeunes avaient décidé de chasser ce couple homosexuel de la cité.

Celles qui se disent régulièrement agressées ont décidé de jeter l'éponge.

Elles s'exilent donc du quartier où elles avaient posé leurs valises.

Et les agresseurs ?

Quatre jeunes hommes ont été arrêtés. Ils seront bientôt jugés pour violences et injures à caractère homophobe, précise Le Parisien.

L'un d'eux est majeur et connu des services de police pour des affaires de violence et d’outrage, et les trois autres sont des mineurs de 17 ans.

En attendant, ils ont été remis en liberté et sont revenus dans le quartier.

Quand les injures ont-elles commencé ?

Dès l'arrivée des jeunes filles dans la cité des Gerbaux, en janvier.

Même la maman de Priscilla, l'une des deux jeunes filles, a été prise à partie, alors qu’elle déchargeait les cartons, le jour où les filles ont emménagé.

Priscilla et Cynthia ont tenté d’ignorer les remarques, pensant qu'en s'intégrant dans la cité, elles allaient réussir à faire évoluer les opinions.

Elles disent qu'elles ont fait attention: elles ne se tenaient pas la main quand elles promenaient les chiens, elles ne s’embrassaient jamais en public... Des précautions, au final, inutiles.

Le harcèlement n’a fait qu’empirer.

Il y a eu des menaces, des insultes et puis, l’agression de jeudi.

Comment ça s'est déroulé ?

Cynthia et son amie étaient sorties chercher leur chat, qui avait fugué, lorsqu'elles ont, une fois de plus, été prises à partie par une bande de jeunes, toujours selon Le Parisien.

Cynthia, excédée, leur a demandé d’arrêter.

En retour, elle a reçu un violent coup de poing sur la tempe. Priscilla, qui a tenté de s’interposer, a elle aussi été frappée.

Résultat : quatre jours d’incapacité totale de travail pour chacune.

Et maintenant ?

Le calvaire des jeunes filles ne s’arrête pas pour autant.

De peur que les intimidations ne reprennent, les jeunes filles se sont donc réfugiées chez des proches, en dehors de la cité, à leur sortie du commissariat.

Cynthia exprime son incompréhension dans Le Parisien : "Nous n’avons rien fait de mal, notre sexualité ne regarde que nous, c’est très injuste d’être obligées de tout lâcher comme ça".

Les deux jeunes filles n'espérent qu'une chose : que les mentalités finissent par changer.


Voici le clip de la journée internationale contre l'homophobie (17 mai):





Je viens de lire un article sur Le Monde.fr qui indique que les jeunes homosexuels ont treize fois plus de risque de faire une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels. Encore une des conséquences de la stigmatisation dont ils sont victimes.

Que faire?

Alors, si vous êtes victimes d'homophobie, n'hésitez pas à appeller l'association "Contact". Dans tous les départements où elle est...

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Détails : Lois contre l'homophobie
Lois contre l'homophobie

1971
Première théorie américaine définissant le concept d’homophobie (K. T. Smith, "Homophobia, A Tentative Personality Profile",
Psychological Reports).
1994
Création de l’association SOS Homophobie (statuts déposés le 11 avril).
1998-1999
Débats parlementaires sur le PACS (Pacte civil de solidarité), adopté finalement le 13 octobre 1999.
Au cours des débats à l’Assemblée nationale, certains députés hostiles au PACS tiennent des propos outranciers à l’encontre des
homosexuels (exemple : Pierre Lellouche, "Stérilisez-les !").
1999
-Janvier : Manif anti-PACS organisée par les soutiens de Christine Boutin. Des affiches "Les pédés au bûcher" ont été placardées de
façon anonyme sur le parcours du défilé. Cet acte isolé et étranger à l'organisation de la manifestation, dont l’origine n’a jamais été
identifiée, sera par la suite monté en épingle à la moindre occasion par les militants homosexuels. Act Up s’invite à la manif en
déroulant une longue banderole "Homophobes !".
-Juin : Organisation par l’association de lutte contre le sida Aides d’un débat sur le thème "L’homophobie, comment la définir,
comment la combattre ?".
-Novembre : Publication aux Editions Prochoix des principales interventions de militants homosexuels au cours du débat de Aides. En
annexe de cet ouvrage, publication d’un projet de loi "inter-associatif" visant à restreindre le champ d’application de la loi de 1881 sur
la liberté de la presse.
2000
Publication du livre de Didier Eribon, Papiers d’identité, interventions sur la question gay, qui théorise l’homophobie. Dans une
définition très large, l'homophobie selon Eribon comprend non seulement des actes et des paroles mais aussi ce qu'il appelle "l’injure
potentielle" : "Des mots dont je peux redouter le choc, la violence, sans qu’ils aient besoin d’être prononcés puisque je sais qu’ils
peuvent l’être et que leur menace est toujours présente. Ainsi, l’injure exerce ses effets même quand elle n’est pas proférée".
C'est Minority Report !
2001
-Décembre : Les associations homosexuelles dénoncent les plaisanteries sur les homosexuels de Jean-Pascal, candidat de la Star
Academy, "inacceptable tribune homophobe" (communiqué de SOS Homophobie).

2002
-Avril : En pleine campagne présidentielle, Jacques Chirac, candidat à sa réelection, se déclare favorable à une loi sanctionnant les
propos homophobes dans le magazine gay Têtu.
-Octobre : Champion des promesses, Jacques Chirac, réélu président de la République, s’engage dans son discours de Troyes en faveur
de la lutte contre les discriminations en faisant notamment référence à l’homophobie. Pendant ce temps, le maire de Paris, Bertrand
Delanoë est poignardé au cours de la première "Nuit Blanche" par un déséquilibré qui prétend ne pas aimer les homosexuels.
2003
-21 janvier : Devenu gay-friendly (voir plus haut), le député UMP Pierre Lellouche fait voter avec le soutien du ministre de l’intérieur,
Nicolas sarkozy, une aggravation des peines pour les agressions à caractère homophobe.
-26 mars : Proposition de loi des Verts destinée à pénaliser " l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie". Et d’une !
-Juin : Françoise de Panafieu est accusée d’homophobie par des militants gay pour avoir déclaré dans VSD que "la place du maire de
Paris n’est pas à la tête de la Gay Pride".
-16 juillet : Jean-Pierre Raffarin reçoit des associations homosexuelles en leur annonçant son intention de légiférer contre les propos
homophobes.
-Septembre : L'humoriste Laurent Gerra est taxé d'homophobie par les activistes gay pour avoir surnommé Bertrand Delanoë "Notre
Dame de Paris" dans son dernier spectacle.
-18 septembre 2003 : Proposition de loi des sénateurs PS contre l’homophobie. Et de deux !
-4...

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Détails : Homophobie: «Tarlouze, fifette, j’ai tout entendu»
Homophobie: «Tarlouze, fifette, j’ai tout entendu»

«J’avais entre 11 et 13 ans, et j’étais l’homme sans queue. » Parmi le flot d’insultes que Charlie* a enduré, c’est sans doute celle-là qui a le plus meurtri la jeune femme, aujourd’hui âgée de 20 ans.

L’homophobie n’est pas qu’un mot savant. C’est pour ceux qui en sont les victimes une réalité dure, crue, vécue au quotidien, de l’école à la rue. A la veille de l’ouverture des premières Assises contre l’homophobie à Genève, parole à deux jeunes gens, témoins involontaires de la violence ordinaire faite aux homosexuels.

«J’avais 12 ans les premières fois où je me suis fait traiter de pédé à l’école», raconte Benjamin, qui en a 26 aujourd’hui. L’injure lui fut d’autant plus pénible qu’à l’époque, Benjamin se sentait «très hétéro. J’étais même amoureux d’une fille.»

Aux moqueries s’ajoutent les coups. «Je me suis fait taper.» Courageux, les cogneurs sont toujours deux ou trois à s’acharner sur «la tarlouze, la tapette, la fifette. J’ai tout eu, tout entendu.» Benjamin passe ses récréations à la bibliothèque. «A cet âge, on est sans armes.» L’adolescent doute. Il est pris en étau entre des sentiments contradictoires. «Même pour moi, être pédé, c’était une insulte. Ce n’était pas une possibilité. Même moi, j’étais homophobe», explique-t-il. Il nourrit de la colère contre lui, contre les autres. «Je me disais: «Merde, ils ont raison!» J’en voulais encore plus à mes agresseurs, je leur en voulais de ne pas être viril.» Benjamin en a voulu aussi aux enseignants, témoins de multiples vexations mais qui n’ont jamais levé le petit doigt pour secourir l’élève brutalisé. «Si on m’avait traité de sale négro, j’aurais été mieux défendu.»

Charlie aussi a connu l’isolement forcé, volontaire, échappatoire. Au Cycle d’orientation, elle doit faire front au mépris des garçons et aux messes basses des filles. «Dans les vestiaires, avant et après la gym, j’ai essuyé tellement de remarques que j’ai fini par me changer dans les douches.»

«Faut te faire soigner!»

Mais l’homophobie endurée à l’école n’est rien en comparaison de celle vécue parmi les siens. Un père et une mère vers lesquels Charlie a cherché aide, sécurité, soutien. Quand elle fait son coming out, elle s’entend répondre: «T’es malade, faut te faire soigner!» L’effet est dévastateur sur la jeune fille qui sombre dans la dépression.

Le trou noir, Benjamin l’a aussi vécu pendant ses années de fac. «Là, il n’y avait plus personne pour me taper, mais j’étais seul, très seul.»

Aujourd’hui, l’heure de la réconciliation a sonné pour Charlie. «Depuis que ma mère m’accepte, je respire et je m’accepte moi aussi.» Les insultes courantes, les gens qui quittent le bus parce qu’elle a eu un geste tendre pour sa copine ont moins de prise sur elle. «Ma mère elle-même lutte contre l’homophobie, et c’est le plus important.»

Quant à Benjamin, c’est l’amour qui l’a sauvé, à 20 ans. «Je n’étais plus ni bi, ni homo, ni pédé, j’étais juste amoureux.» Depuis, il s’est investi dans le monde associatif, «pour que d’autres ne vivent pas ce que j’ai vécu». Le réseau, les amis, la famille aident à parer aux attaques. «Mais on n’est jamais blindé.» Dernièrement, il était avec son ami dans le tram, ils rentraient du ciné. «Les pédés, je les encule!» a crié un passager. «Et t’es là, t’es tout seul, au milieu de tout le monde. Personne ne réagit.» En descendant à Villereuse, ce soir-là, Benjamin a fondu en larmes.

* Prénom d’emprunt.

Homophobie: que dit la loi?

En cas d’injure
Drôle de paradoxe: il n’existe aucune norme juridique particulière qui protège les homosexuels contre les injures, sauf s’il s’agit d’un individu en particulier. «Le problème en Suisse survient lorsqu’un groupe est attaqué,...

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Détails : Pédophilie, Homosexualité et Act Up
Pédophilie, Homosexualité et Act Up

Finalement, la défense de Frédéric Mitterrand sur TF1, à part celle de la dramatisation, fut de dire que toute cette affaire avait pour origine sa souffrance d’homosexuel. Il n’a pas dit que c’était l’homosexualité, mais nous sommes habitués à voir, à travers son éloquence, les mots qui nous intéressent. Plusieurs fois, il l’a répété, prétextant une certaine modestie, dans le genre « Je ne vais pas vous embêter avec mes histoires, mais… ». Alors, si Frédéric Mitterrand, en tant que privilégié social et culturel, utilise lui aussi la souffrance pour expliquer ses écarts de comportement, il est clair désormais que tout le monde a le droit de le faire. Si une folle (et chez moi ce mot n’a rien de caricatural) comme lui a souffert parce qu’en tant qu’homosexuel, il ne s’est jamais aimé, alors imaginez la souffrance d’un apprenti boulanger gay de 18 ans.

C’est un procédé que nous connaissons désormais trop bien. Les hommes politiques et les célébrités s’échangent le registre émotif de leurs interventions, pour attirer l’attention, et faire diversion. Ils utilisent la dignité et la vie privée pour revenir sur le devant de la scène, pour vendre des livres, ou tout simplement pour faire parler d’eux. Leurs éditeurs les encouragent à révéler ce qui est le plus borderline, car tout document doit désormais comporter un chapitre (en général le onzième dans le plan du livre) qui doit aborder le vrai sujet du caca. Un article récent du New York Times expliquait ça, mais il y a plein d’autres articles qui ont décortiqué cette recette, puisqu’elle est désormais internationale. Pendant ce temps, la politique avance, sous couvert de diversions médiatiques.

Donc les artistes du divertissement abordent des sujets graves tels que le viol, l‘inceste, la maltraitance, la maladie, la mort. Et les hommes politiques font la roue sur les plateaux télé, racontent des histoires qui les mènent dans l’intimité de Lady Di, ou à l’arrière-plan de Liza Minnelli. Le problème, comme le révèle Alessandra Stanley dans « Going all-out to stage a comeback » (30 septembre 2009), c’est que le prix à payer est de plus en plus élevé. C’est une inflation dans la révélation. En 2005, on trouve tout à fait remarquable de raconter qu’on est allé en Thaïlande pour s’amuser tout en ramenant une culpabilité flatteuse. En 2009, le voile tombe car, forcément, la Thaïlande n’est pas la destination rêvée quand on veut rencontrer des joueurs de boxe de 40 ans. Si c’est ça qu’on cherche, on va en Turquie et god knows que là-bas les lutteurs moustachus s’enduisent d’huile d’olive, c’est plus crédible.

Je me rappelle. Il y a 15 ans, j’avais été estomaqué par un couple de gays, dont un travaillait dans une association de lutte contre le sida. Ils m’avaient raconté qu’ils faisaient des réserves de capotes ramassées dans les bars gays. Ils en avaient des sacs remplis. Très bien me suis-je dit. Jusqu’à ce qu’ils me décrivent, très fiers, leur machination : ils payaient les jeunes Marocains qu’il draguaient pendant leurs vacances avec des poignées de capotes. Au lieu de leur donner de l’argent, ils les payaient en nature, avec des capotes gratuites. Et ils étaient persuadés qu’ils faisaient office de prévention.

Je me rappelle. Il y a 10 ans, quand certains responsables associatifs sida de haut niveau passaient de longues vacances à Cuba. On ne parlait pas, alors, de tourisme sexuel. Il s’agissait plutôt d’un dernier contact avec la sexualité, avant les trithérapies, avant de mourir. C’est comme se ressourcer quoi. Un dernier cadeau de la nature. C’était beau.

Je me rappelle. Il y a 5 ans, quand tout le monde est parti baiser au Brésil. Les rumeurs étaient nombreuses avec des histoires de baise fabuleuses dans des bordels où « toutes les nuances de peau étaient rassemblées, on pouvait choisir...

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