Comment parler de drogue avec notre ado

Comment parler de drogue avec notre ado
Titre: Comment parler de drogue avec notre ado
Url: espaceparents.canoe.ca
Description: Comme tous les parents, vous appréhendez le moment où votre ado sera mis en présence de drogue et où il devra faire des choix. Voici quelques conseils qui vous aideront à faire face à la situation si elle se présente.
On l'entend partout: l'adolescence est une période de grands bouleversements. Notre adorable chérubin est en pleine transformation: ses membres allongent sans fin, son joli minois se couvre de pustules et, parfois même, sa tête s'orne de petites cornes! Cet enfant si gentil est devenu un ado pour qui la vie tourne autour de choses essentielles: dormir, manger, chatter... et «chiller» (prononcer tchilé).
«Chiller», ce mot ne vous dit rien? Entre nous, ça signifie prendre ça cool; par exemple, si un samedi on demande à son jeune de 15 ans ce qu'il a fait la veille, il répondra: «Hier, j'ai "chillé" chez Max avec d'autres guys, comme Thierry, Simon-Pierre...» Mais «chiller» veut peut-être aussi dire «consommer» de l'alcool, du tabac, de la mari, des amphétamines. Avant de vous prendre la tête, lisez ces quelques conseils utiles.

Feux vert, jaune et rouge

D'entrée de jeu, M. Didier Acier, psychologue clinicien au centre Dollard-Cormier, établit trois profils de consommateurs chez les élèves du secondaire:
• Les feux verts sont ceux qui ont consommé une fois au cours de l'année ou même de leur vie et qui ne consommeront plus — ou très rarement. Ils représentent 82% des ados.
• Les feux jaunes sont ceux qui consomment une fois de temps en temps; ils représentent 13% des ados.
• Les feux rouges sont ceux qui ont une consommation quotidienne. Ils représentent 6% des ados, et leur cas nécessite une intervention plus musclée.

Ces chiffres ont quelque chose de rassurant: la majeure partie des jeunes qui ont consommé n'auront vraisemblablement pas de problème de drogue ou d'alcool à l'avenir.

Un brin de philosophie

Jean-Sébastien Fallu, professeur et chercheur en psychoéducation à l'Université de Montréal, spécialiste des toxicomanies et fondateur du GRIP (Groupe de recherche en intervention psychosociale), pousse la réflexion sur les drogues et la consommation en général afin d'aider les parents à dédramatiser. «Le premier conseil que je donnerais se situe au niveau philosophique: d'abord, il faut savoir qu'il est assez rare qu'un être humain ne prenne jamais de psychotrope au cours de sa vie.» Selon Le Robert, on entend par psychotrope «toute substance chimique ou naturelle dont l'effet essentiel s'exerce sur le psychisme», notamment, l'alcool, le tabac, la marijuana, l'ecstasy, la cocaïne, certains médicaments prescrits (comme les tranquillisants), etc. «A priori, un parent doit s'attendre à ce que son enfant consomme un jour ou l'autre une substance: alcool, mari ou autre. Et je dis ça pour dédramatiser la situation. Bon nombre d'animaux consomment des psychotropes, et pratiquement aucune culture humaine identifiée par les anthropologues n'a fait montre d'abstinence. C'est notre bagage social qui nous amène à penser que certaines drogues sont dangereuses parce qu'elles sont illégales, mais c'est une perception très biaisée.»

Drogues légales vs illégales
Alors qu'en tant que parent on a souvent tendance à faire preuve de tolérance envers les drogues légales, M. Fallu soulève un point aussi délicat que capital: plusieurs drogues illégales sont moins nocives que celles qui sont légales (tabac, alcool et certains médicaments psychotropes prescrits). Il soutient que, lorsque les experts se prononcent objectivement sur la dangerosité des substances, l'alcool et le tabac arrivent bons premiers en matière de toxicité. Même le cannabis — qui a, on le sait depuis quelques années, de grandes concentrations de THC — serait moins nocif pour le cerveau que l'alcool. «Consommé à forte dose, le cannabis ne peut pas tuer, contrairement à l'alcool. Je ne veux pas soulever la controverse: mon objectif est simplement de rappeler que le problème principal n'est pas tant la consommation d'une ................................
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Date de validation: 29-07-2009
Catégorie: Annuaire > DROGUES ILLICITES
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