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Boulimie/anorexie
Boulimie : publication - BIBLIOTHEQUES PSY
L’Association "Autrement", pour un autre regard sur son poids" est une association régie par la Loi de 1901, c’est à dire sans but lucratif. Elle a été reconnue d’utilité publique par la Direction Générale de la Santé. Elle a plusieurs missions : Former les professionnels de Santé à la prise en charge des troubles du comportement alimentaire : anorexies mentales, conduites alimentaires de restriction, boulimie, compulsions alimentaires. Informer le Grand Public sur la prévention et les traitements de ces affections. Aider les malades qui en sont atteints à lutter efficacement contre leur troubles du comportement. alimentaire.
Association Autrement : 16, rue Le Sueur - 75116 Paris - Tél : 01 40 67 72 98 - Fax : 01 42 75 75 18 des adresses - liens Qui sommes-nous ?
La compulsion alimentaire " frénétique " est la consommation en un temps court d’une quantité assez importante d’aliments choisis, avec une connotation de plaisir, même s’il y a ensuite le sentiment d’avoir perdu le contrôle. Elle n’est en règle pas suivie de vomissements.
La crise boulimique est la consommation en un temps court d’une quantité importante ou massive d’aliments non choisis, sans aucune connotation de plaisir, sans faim ni rassasiement, avec un fort sentiment de perte le contrôle. Elle est suivie de vomissements et d’un dégoût de soi qui peut conduire au suicide.
Le grignotage pathologique est la consommation en un temps assez long, par petites quantités répétées, d’aliments choisis, sans sensation de faim et avec une connotation de plaisir très modérée.
www.bibliotheques-psy.com | Détails
L’Association "Autrement", pour un autre regard sur son poids" est une association régie par la Loi de 1901, c’est à dire sans but lucratif. Elle a été reconnue d’utilité publique par la Direction Générale de la Santé. Elle a plusieurs missions : Former les professionnels de Santé à la prise en charge des troubles du comportement alimentaire : anorexies mentales, conduites alimentaires de restriction, boulimie, compulsions alimentaires. Informer le Grand Public sur la prévention et les traitements de ces affections. Aider les malades qui en sont atteints à lutter efficacement contre leur troubles du comportement. alimentaire.
Association Autrement : 16, rue Le Sueur - 75116 Paris - Tél : 01 40 67 72 98 - Fax : 01 42 75 75 18 des adresses - liens Qui sommes-nous ?
La compulsion alimentaire " frénétique " est la consommation en un temps court d’une quantité assez importante d’aliments choisis, avec une connotation de plaisir, même s’il y a ensuite le sentiment d’avoir perdu le contrôle. Elle n’est en règle pas suivie de vomissements.
La crise boulimique est la consommation en un temps court d’une quantité importante ou massive d’aliments non choisis, sans aucune connotation de plaisir, sans faim ni rassasiement, avec un fort sentiment de perte le contrôle. Elle est suivie de vomissements et d’un dégoût de soi qui peut conduire au suicide.
Le grignotage pathologique est la consommation en un temps assez long, par petites quantités répétées, d’aliments choisis, sans sensation de faim et avec une connotation de plaisir très modérée.
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8 questions autour de l'anorexie
Qu'est-ce que l'anorexie ?
L'anorexie est un trouble du comportement alimentaire. Cette maladie se manifeste par une restriction alimentaire. Parfois pure, mais aussi parfois sous la forme d'une alternance de crises de restriction et de boulimie avec vomissements ou prise de laxatifs. Le corps est perçu comme trop gros, malgré une maigreur extrême. Cette maigreur extrême due à une sous-alimentation n'est pas sans conséquence, voire parfois mortelle (dans 10% des cas après dix ans d'évolution de la maladie).
Quelles sont les personnes touchées par l'anorexie ?
Dans neuf cas sur dix, l'anorexie touche une jeune fille. Les jeunes anorexiques sont souvent bonnes élèves, elles apprécient la bonne nourriture et sont sportives.
A quelles périodes de la vie ?
Il existe deux périodes à risque particulier. La première vers 12/13 ans et la deuxième vers 17-18 ans à la fin des études secondaires.
Quels sont les facteurs explicatifs et favorisants ?
Des facteurs biologiques sont évoqués, mais aussi des éléments liés au développement de l'enfant, ainsi que des interactions avec les proches et la construction de son identité et du sentiment de sécurité personnel. Une expérience douloureuse (perte, séparation, abus sexuels) et l'impossibilité de faire un choix font partie des facteurs déclenchant cette maladie..............................
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Qu'est-ce que l'anorexie ?
L'anorexie est un trouble du comportement alimentaire. Cette maladie se manifeste par une restriction alimentaire. Parfois pure, mais aussi parfois sous la forme d'une alternance de crises de restriction et de boulimie avec vomissements ou prise de laxatifs. Le corps est perçu comme trop gros, malgré une maigreur extrême. Cette maigreur extrême due à une sous-alimentation n'est pas sans conséquence, voire parfois mortelle (dans 10% des cas après dix ans d'évolution de la maladie).
Quelles sont les personnes touchées par l'anorexie ?
Dans neuf cas sur dix, l'anorexie touche une jeune fille. Les jeunes anorexiques sont souvent bonnes élèves, elles apprécient la bonne nourriture et sont sportives.
A quelles périodes de la vie ?
Il existe deux périodes à risque particulier. La première vers 12/13 ans et la deuxième vers 17-18 ans à la fin des études secondaires.
Quels sont les facteurs explicatifs et favorisants ?
Des facteurs biologiques sont évoqués, mais aussi des éléments liés au développement de l'enfant, ainsi que des interactions avec les proches et la construction de son identité et du sentiment de sécurité personnel. Une expérience douloureuse (perte, séparation, abus sexuels) et l'impossibilité de faire un choix font partie des facteurs déclenchant cette maladie..............................
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Mais parfois les soirs...
Je mange tout mes repas. Mais parfois les soirs, je vais dans mon placard, et je vais manger 200grammes de chips, des gateau du nutella, & aprés direction les toilettes... Mais le reste des repars sont normaux ! C'est bisard mais je ressent le besoin d'absorber une quantité de nourriture, mais après prise par un sentiment de culpabiliter je dois me faire vomir ...
Es-ce des crises de boulimie ?
forum.ados.fr | Détails
Je mange tout mes repas. Mais parfois les soirs, je vais dans mon placard, et je vais manger 200grammes de chips, des gateau du nutella, & aprés direction les toilettes... Mais le reste des repars sont normaux ! C'est bisard mais je ressent le besoin d'absorber une quantité de nourriture, mais après prise par un sentiment de culpabiliter je dois me faire vomir ...
Es-ce des crises de boulimie ?
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Association Autrement - Pour un autre regard sur son poids - Anorexie mentale et boulimie
Page concernant deux troubles du comportement alimentaire : l'anorexie mentale et la boulimie
www.anorexie-et-boulimie.fr | Détails
Page concernant deux troubles du comportement alimentaire : l'anorexie mentale et la boulimie
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Anorexie/Boulimie
C'est sous le terme de « troubles de l'alimentation » ou des « conduites alimentaires » qu'on désigne l'anorexie et la boulimie mentales, deux maladies qui, dans 90 % des cas, frappent des adolescentes et des jeunes femmes âgées de 12 ans à 20 ans.
On a toujours attribué à ces troubles des causes psychologiques, mais selon certaines sources, certaines carences, notamment en zinc, pourraient aussi jouer un rôle.1 Une prédisposition génétique ainsi que des facteurs culturels - obsession de la minceur dans les représentations du corps féminin, notamment - peuvent également intervenir. En effet, ces maladies sont surtout présentes en Occident, les Asiatiques et les Africains y étant peu sujets. On a cependant constaté que leur incidence a récemment augmenté chez ces populations et que l'occidentalisation de leur mode de vie pourrait en être responsable.21 En outre, elles sont assez récentes puisqu'elles ne sont pas mentionnées comme telles dans les traités médicaux du XIXe siècle. Dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, par exemple, on parle bien d'anorexie et de boulimie, mais, dans les deux cas, il s'agit de conséquences d'atteintes organiques (cancers ou problèmes gastriques) et non de maladies en soi.
Chez les garçons, l'anorexie est très souvent associée à la psychose.
Tant la personne anorexique que la personne boulimique entretient une obsession de la grosseur qui la pousse à refuser toute nourriture ou, au contraire, à se gaver quitte à se purger ou à se faire vomir par la suite ou encore à s'imposer des régimes draconiens ou des exercices physiques intenses et excessifs.
L'anorexie peut avoir de graves conséquences. Elle peut entraîner des problèmes cardiaques (troubles du rythme cardiaque, diminution du volume du muscle cardiaque, crises cardiaques), de l'infertilité, une perte osseuse, un retard de croissance, des dommages aux nerfs et au cerveau, une perte de sensibilité, de l'anémie, de la constipation, des ballonnements. Poussée à l'extrême, la dénutrition consécutive à l'anorexie peut entraîner la mort par arrêt cardiaque.
Quant à la personne boulimique, elle est plus susceptible de souffrir de problèmes des dents et des gencives, de ballonnements, d'irrégularité du rythme cardiaque, de problèmes digestifs, particulièrement d'irritation de la muqueuse de l'oesophage et du rectum (à cause de l'utilisation abusive de laxatifs), de problèmes émotionnels et d'abus de médicaments ou de drogues. Souvent dépressive, elle peut être suicidaire.
Le début des troubles se manifeste souvent en réaction à un événement, qu'il s'agisse de l'éloignement du milieu familial, de la séparation d'un proche (parent, ami) auquel l'adolescente est particulièrement attachée ou encore de la naissance du sentiment amoureux qui la confronte à la problématique de son corps et de sa sexualité.
Toutefois, contrairement aux crises ponctuelles d'anorexie et de boulimie, qui disparaîtront lorsque les effets de l'événement qui les a suscitées se seront amoindris, l'anorexie et la boulimie mentales tendent à s'installer pour de longues périodes et à devenir chroniques.
Le rôle de la famille est d'une grande importance dans le traitement psychothérapeutique. Selon certaines sources, des recherches « démontrent que, vers l'âge de 11 ans et 12 ans, les filles refoulent plusieurs aspects de leur personnalité, souffrent d'incertitude quant à leur identité, leurs attitudes, leurs valeurs et leurs opinions et manifestent peu d'estime à l'égard d'elles-mêmes. »22
En outre, le profil psychologique de l'anorexique est celui d'une personne qui cherche à avoir le contrôle de la relation et qui, par ailleurs, est extrêmement perfectionniste et se fixe des buts très élevés.
Boulimie et anorexie sont souvent vécues en alternance par une même personne, au point qu'il pourrait s'agir en fait de stades d'une seule et même affection,...
www.santeauquotidien.com | Détails
C'est sous le terme de « troubles de l'alimentation » ou des « conduites alimentaires » qu'on désigne l'anorexie et la boulimie mentales, deux maladies qui, dans 90 % des cas, frappent des adolescentes et des jeunes femmes âgées de 12 ans à 20 ans.
On a toujours attribué à ces troubles des causes psychologiques, mais selon certaines sources, certaines carences, notamment en zinc, pourraient aussi jouer un rôle.1 Une prédisposition génétique ainsi que des facteurs culturels - obsession de la minceur dans les représentations du corps féminin, notamment - peuvent également intervenir. En effet, ces maladies sont surtout présentes en Occident, les Asiatiques et les Africains y étant peu sujets. On a cependant constaté que leur incidence a récemment augmenté chez ces populations et que l'occidentalisation de leur mode de vie pourrait en être responsable.21 En outre, elles sont assez récentes puisqu'elles ne sont pas mentionnées comme telles dans les traités médicaux du XIXe siècle. Dans la Matière Médicale des Soeurs de la Providence, par exemple, on parle bien d'anorexie et de boulimie, mais, dans les deux cas, il s'agit de conséquences d'atteintes organiques (cancers ou problèmes gastriques) et non de maladies en soi.
Chez les garçons, l'anorexie est très souvent associée à la psychose.
Tant la personne anorexique que la personne boulimique entretient une obsession de la grosseur qui la pousse à refuser toute nourriture ou, au contraire, à se gaver quitte à se purger ou à se faire vomir par la suite ou encore à s'imposer des régimes draconiens ou des exercices physiques intenses et excessifs.
L'anorexie peut avoir de graves conséquences. Elle peut entraîner des problèmes cardiaques (troubles du rythme cardiaque, diminution du volume du muscle cardiaque, crises cardiaques), de l'infertilité, une perte osseuse, un retard de croissance, des dommages aux nerfs et au cerveau, une perte de sensibilité, de l'anémie, de la constipation, des ballonnements. Poussée à l'extrême, la dénutrition consécutive à l'anorexie peut entraîner la mort par arrêt cardiaque.
Quant à la personne boulimique, elle est plus susceptible de souffrir de problèmes des dents et des gencives, de ballonnements, d'irrégularité du rythme cardiaque, de problèmes digestifs, particulièrement d'irritation de la muqueuse de l'oesophage et du rectum (à cause de l'utilisation abusive de laxatifs), de problèmes émotionnels et d'abus de médicaments ou de drogues. Souvent dépressive, elle peut être suicidaire.
Le début des troubles se manifeste souvent en réaction à un événement, qu'il s'agisse de l'éloignement du milieu familial, de la séparation d'un proche (parent, ami) auquel l'adolescente est particulièrement attachée ou encore de la naissance du sentiment amoureux qui la confronte à la problématique de son corps et de sa sexualité.
Toutefois, contrairement aux crises ponctuelles d'anorexie et de boulimie, qui disparaîtront lorsque les effets de l'événement qui les a suscitées se seront amoindris, l'anorexie et la boulimie mentales tendent à s'installer pour de longues périodes et à devenir chroniques.
Le rôle de la famille est d'une grande importance dans le traitement psychothérapeutique. Selon certaines sources, des recherches « démontrent que, vers l'âge de 11 ans et 12 ans, les filles refoulent plusieurs aspects de leur personnalité, souffrent d'incertitude quant à leur identité, leurs attitudes, leurs valeurs et leurs opinions et manifestent peu d'estime à l'égard d'elles-mêmes. »22
En outre, le profil psychologique de l'anorexique est celui d'une personne qui cherche à avoir le contrôle de la relation et qui, par ailleurs, est extrêmement perfectionniste et se fixe des buts très élevés.
Boulimie et anorexie sont souvent vécues en alternance par une même personne, au point qu'il pourrait s'agir en fait de stades d'une seule et même affection,...
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Anorexie mentale, boulimie et compulsions alimentaire : un mal être
1. Un mal être
2. On en guérit, mais le traitement peut être long et difficile
3. Un contrat de confiance
4. Les causes
5. TCA : Facteurs de risque et prévention
6. Analyse sémiologique
7. Définition des TCA
7.1. L'anorexie mentale
7.1.1. Épidémiologie
7.1.2. Physiopathologie
Les signes biologiques
7.2. La boulimie
7.2.1. Epidémiologie
7.2.2. Physiopathologie
Les signes qui aident au diagnostic :
7.3. La compulsion alimentaire
7.4. Le grignotage pathologique
1. Un mal être
Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont l’expression d’un mal être et d’un manque de confiance en soi. Anorexie et boulimie sont des maladies douloureuses et il faut du temps pour s’en sortir. Maladies du siècle pour certains, elles semblent plus fréquentes qu’il y a 20 ans. Une jeune fille sur 100 en serait atteinte.
Il est essentiel de bien les connaître, pour bien les dépister et les traiter.
2. On en guérit, mais le traitement peut être long et difficile
Le traitement en effet est, au début, une épreuve pour tout le monde : la malade d’abord, les parents ensuite et même les thérapeutes.
Lorsqu’on prend en charge ces malades, on doit se souvenir que rompre avec la maladie les déstabilise. Accepter de rejeter l’anorexie ou la boulimie réactive peurs et angoisses, d’où toute la difficulté de la prise en charge qui doit reposer sur une approche personnalisée, un contrat de confiance entre thérapeute, malade et entourage.
3. Un contrat de confiance
Plus qu’un « contrat de poids » fondé sur l’isolement, il faut essayer d’instaurer un véritable dialogue.
La prise en charge doit être multidisciplinaire. On ne peut imaginer la prise en charge des TCA sans cette approche multidisciplinaire et sans une confiance solidement établie entre la malade et le thérapeute.
4. Les causes
A l’heure actuelle, on recherche activement les causes des TCA : Il s’agit à l’évidence de troubles complexes qui mettent les malades dans une relation de dépendance vis-à-vis de la maladie (anorexie et/ou boulimie), comme il en existe pour la drogue, l’alcool ou le tabagisme massif.
Il n’y a sûrement pas un facteur génétique unique à l’origine de l’anorexie et de la boulimie.
5. TCA : Facteurs de risque et prévention
Il faut 3 composantes pour que se développe un TCA :
1. sociale,
2. affective,
3. nutritionnelle.
1. La composante sociale est la pression qu’exerce la société sur le poids et l’alimentation. C’est surtout la femme qui en est la cible : elles devraient « être mince »," manger Santé » et être toujours « performantes » et « compactes » physiquement. C’est sans doute pourquoi les TCA touchent la femme dans 90 à 95 % des cas.
Dans les sociétés où il y a peu de préoccupations vis à vis du poids corporel, il n’y a pas de TCA. Il y a 20 ans, les TCA n’existaient pas dans les pays du Maghreb ; aujourd’hui, où l’on y parle « d’idéal minceur », on en trouve.
2. La composante affective est essentielle : le message de minceur environnant est renforcé et « perverti » pour autant qu’il y ait mal-être et manque de confiance en soi : c’est pourquoi les TCA touchent avant tout les 15-25 ans, âge où le corps se transforme (notamment chez la fille) et où certains repères sont perdus.
3. La composante métabolique : lors des régimes très restrictifs, l’organisme met assez vite en place des mécanismes de défense qui poussent l’individu à se jeter sur l’alimentation, sans contrôle. Parfois, à l’inverse, le comportement « se fige » autour de la restriction (peur, si on l’abandonne, de recommencer à manger « trop » et à grossir).
fle64.gifNe pas oublier : C’est autour de ces 3 composantes que s’organise la prévention.
medecin.jpg Le médecin a 3 missions :
1. Lutter contre l’idéal minceur qui empoisonne la vie de trop de femmes. Il faut s’efforcer de ne pas encourager les gens à poursuivre une...
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1. Un mal être
2. On en guérit, mais le traitement peut être long et difficile
3. Un contrat de confiance
4. Les causes
5. TCA : Facteurs de risque et prévention
6. Analyse sémiologique
7. Définition des TCA
7.1. L'anorexie mentale
7.1.1. Épidémiologie
7.1.2. Physiopathologie
Les signes biologiques
7.2. La boulimie
7.2.1. Epidémiologie
7.2.2. Physiopathologie
Les signes qui aident au diagnostic :
7.3. La compulsion alimentaire
7.4. Le grignotage pathologique
1. Un mal être
Les troubles du comportement alimentaire (TCA) sont l’expression d’un mal être et d’un manque de confiance en soi. Anorexie et boulimie sont des maladies douloureuses et il faut du temps pour s’en sortir. Maladies du siècle pour certains, elles semblent plus fréquentes qu’il y a 20 ans. Une jeune fille sur 100 en serait atteinte.
Il est essentiel de bien les connaître, pour bien les dépister et les traiter.
2. On en guérit, mais le traitement peut être long et difficile
Le traitement en effet est, au début, une épreuve pour tout le monde : la malade d’abord, les parents ensuite et même les thérapeutes.
Lorsqu’on prend en charge ces malades, on doit se souvenir que rompre avec la maladie les déstabilise. Accepter de rejeter l’anorexie ou la boulimie réactive peurs et angoisses, d’où toute la difficulté de la prise en charge qui doit reposer sur une approche personnalisée, un contrat de confiance entre thérapeute, malade et entourage.
3. Un contrat de confiance
Plus qu’un « contrat de poids » fondé sur l’isolement, il faut essayer d’instaurer un véritable dialogue.
La prise en charge doit être multidisciplinaire. On ne peut imaginer la prise en charge des TCA sans cette approche multidisciplinaire et sans une confiance solidement établie entre la malade et le thérapeute.
4. Les causes
A l’heure actuelle, on recherche activement les causes des TCA : Il s’agit à l’évidence de troubles complexes qui mettent les malades dans une relation de dépendance vis-à-vis de la maladie (anorexie et/ou boulimie), comme il en existe pour la drogue, l’alcool ou le tabagisme massif.
Il n’y a sûrement pas un facteur génétique unique à l’origine de l’anorexie et de la boulimie.
5. TCA : Facteurs de risque et prévention
Il faut 3 composantes pour que se développe un TCA :
1. sociale,
2. affective,
3. nutritionnelle.
1. La composante sociale est la pression qu’exerce la société sur le poids et l’alimentation. C’est surtout la femme qui en est la cible : elles devraient « être mince »," manger Santé » et être toujours « performantes » et « compactes » physiquement. C’est sans doute pourquoi les TCA touchent la femme dans 90 à 95 % des cas.
Dans les sociétés où il y a peu de préoccupations vis à vis du poids corporel, il n’y a pas de TCA. Il y a 20 ans, les TCA n’existaient pas dans les pays du Maghreb ; aujourd’hui, où l’on y parle « d’idéal minceur », on en trouve.
2. La composante affective est essentielle : le message de minceur environnant est renforcé et « perverti » pour autant qu’il y ait mal-être et manque de confiance en soi : c’est pourquoi les TCA touchent avant tout les 15-25 ans, âge où le corps se transforme (notamment chez la fille) et où certains repères sont perdus.
3. La composante métabolique : lors des régimes très restrictifs, l’organisme met assez vite en place des mécanismes de défense qui poussent l’individu à se jeter sur l’alimentation, sans contrôle. Parfois, à l’inverse, le comportement « se fige » autour de la restriction (peur, si on l’abandonne, de recommencer à manger « trop » et à grossir).
fle64.gifNe pas oublier : C’est autour de ces 3 composantes que s’organise la prévention.
medecin.jpg Le médecin a 3 missions :
1. Lutter contre l’idéal minceur qui empoisonne la vie de trop de femmes. Il faut s’efforcer de ne pas encourager les gens à poursuivre une...
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L’Anorexie
L'anorexie touche environ 2 % des femmes. Ce refus de s'alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé. Comment reconnaître ce trouble du comportement alimentaire ? Quelles sont les solutions pour sortir de cette souffrance ? Le point sur un problème grave trop souvent ignoré...
Pourquoi ce refus de manger ?
De nombreux mythes et idées reçues circulent sur l’anorexie mentale. Mauvaise acceptation de soi, mésentente familiale sont les causes les plus évoquées. Dans tous les cas, l’anorexie ne doit jamais être prise à la légère : ses conséquences sur l’organisme sont souvent graves.
Les troubles du comportement alimentaire peuvent revêtir plusieurs aspects, dont l’anorexie n’est qu’une des facettes. Ces problèmes sont toujours la conséquence d’une détresse, d’un traumatisme ou d’un malaise profond. Tour d’horizon…
Traiter l’anorexie
Les traitements de l’anorexie sont généralement difficiles. Car sortir du cercle infernal est un travail de longue haleine. Ce trouble est souvent pris en charge très tard : la famille et l’entourage ne veulent souvent pas voir le problème. Pourtant, des solutions existent, associant suivi médical et psychothérapie. Conseils pour les anorexiques et leurs proches.
Un problème d’image de soi-même…
L’anorexie traduit souvent un problème d’image de soi. Difficile de se sentir bien dans son corps face à ces images véhiculées par les médias... Comment refuser la dictature de la minceur ?
Comment devient-on anorexique ?
L’anorexie survient fréquemment à la suite d’un régime amaigrissant, pas forcément justifié sur le plan médical. Le culte excessif de la minceur conduit les jeunes filles à se préoccuper de plus en plus tôt de leur poids. Toutefois, le symptôme pondéral traduit une souffrance psychologique, bien souvent ignorée par l’entourage. L’anorexie mentale peut résulter d’un manque de confiance en soi et d’autonomie. Lorsque l’on ressent une carence affective, l’anorexie permet de se faire remarquer. Ce trouble intervient souvent peu après la puberté, lors de profonds bouleversements : il constitue un "compromis" lorsque poussée de croissance, maturation sexuelle, et passage vers le statut d’adulte sont mentalement ingérables.
Une vision déformée !
Les personnes anorexiques ne visualisent pas leur réelle image corporelle, elles se trouvent toujours trop grosses et ont peur de prendre du poids. La maigreur se définit par un indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille au carré) inférieur à 18. Ainsi, si l’on mesure 1,65 m, on est maigre à partir de 49 kg. Les anorexiques perdent au moins 15 % de leur poids normal. Sur le plan médical, on constate des troubles hormonaux avec très fréquemment une aménorrhée (absence des règles) chez les filles. Le comportement anorexique est fréquemment lié à une hyperactivité, physique et intellectuelle, un hyper investissement scolaire ou professionnel, une pauvreté relationnelle, une humeur dépressive.
Dès le jeune age…
Les troubles du comportement alimentaires sont typiquement féminins, concernant un homme pour 10 à 15 femmes. Depuis plusieurs années, l’anorexie gagne du terrain. Autrefois diagnostiquée dans des familles de classe moyenne ou élevée, elle touche désormais toutes les couches de la population. Elle frappe de plus en plus jeune, débutant le plus souvent entre 12 et 18 ans, au lieu de 15 à 25 ans. Les médecins hospitaliers, spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire, voient même des anorexiques de 8 à 9 ans ! Certaines adolescentes anorexiques, dénient complètement leur maladie et leur maigreur, elles ne consultent que contraintes et forcées par l’affaiblissement physique, résultat d’un amaigrissement................................
www.knowyourfeelings.org | Détails
L'anorexie touche environ 2 % des femmes. Ce refus de s'alimenter traduit un mal-être profond et peut avoir des conséquences dramatiques sur la santé. Comment reconnaître ce trouble du comportement alimentaire ? Quelles sont les solutions pour sortir de cette souffrance ? Le point sur un problème grave trop souvent ignoré...
Pourquoi ce refus de manger ?
De nombreux mythes et idées reçues circulent sur l’anorexie mentale. Mauvaise acceptation de soi, mésentente familiale sont les causes les plus évoquées. Dans tous les cas, l’anorexie ne doit jamais être prise à la légère : ses conséquences sur l’organisme sont souvent graves.
Les troubles du comportement alimentaire peuvent revêtir plusieurs aspects, dont l’anorexie n’est qu’une des facettes. Ces problèmes sont toujours la conséquence d’une détresse, d’un traumatisme ou d’un malaise profond. Tour d’horizon…
Traiter l’anorexie
Les traitements de l’anorexie sont généralement difficiles. Car sortir du cercle infernal est un travail de longue haleine. Ce trouble est souvent pris en charge très tard : la famille et l’entourage ne veulent souvent pas voir le problème. Pourtant, des solutions existent, associant suivi médical et psychothérapie. Conseils pour les anorexiques et leurs proches.
Un problème d’image de soi-même…
L’anorexie traduit souvent un problème d’image de soi. Difficile de se sentir bien dans son corps face à ces images véhiculées par les médias... Comment refuser la dictature de la minceur ?
Comment devient-on anorexique ?
L’anorexie survient fréquemment à la suite d’un régime amaigrissant, pas forcément justifié sur le plan médical. Le culte excessif de la minceur conduit les jeunes filles à se préoccuper de plus en plus tôt de leur poids. Toutefois, le symptôme pondéral traduit une souffrance psychologique, bien souvent ignorée par l’entourage. L’anorexie mentale peut résulter d’un manque de confiance en soi et d’autonomie. Lorsque l’on ressent une carence affective, l’anorexie permet de se faire remarquer. Ce trouble intervient souvent peu après la puberté, lors de profonds bouleversements : il constitue un "compromis" lorsque poussée de croissance, maturation sexuelle, et passage vers le statut d’adulte sont mentalement ingérables.
Une vision déformée !
Les personnes anorexiques ne visualisent pas leur réelle image corporelle, elles se trouvent toujours trop grosses et ont peur de prendre du poids. La maigreur se définit par un indice de masse corporelle (rapport du poids sur la taille au carré) inférieur à 18. Ainsi, si l’on mesure 1,65 m, on est maigre à partir de 49 kg. Les anorexiques perdent au moins 15 % de leur poids normal. Sur le plan médical, on constate des troubles hormonaux avec très fréquemment une aménorrhée (absence des règles) chez les filles. Le comportement anorexique est fréquemment lié à une hyperactivité, physique et intellectuelle, un hyper investissement scolaire ou professionnel, une pauvreté relationnelle, une humeur dépressive.
Dès le jeune age…
Les troubles du comportement alimentaires sont typiquement féminins, concernant un homme pour 10 à 15 femmes. Depuis plusieurs années, l’anorexie gagne du terrain. Autrefois diagnostiquée dans des familles de classe moyenne ou élevée, elle touche désormais toutes les couches de la population. Elle frappe de plus en plus jeune, débutant le plus souvent entre 12 et 18 ans, au lieu de 15 à 25 ans. Les médecins hospitaliers, spécialisés dans les troubles du comportement alimentaire, voient même des anorexiques de 8 à 9 ans ! Certaines adolescentes anorexiques, dénient complètement leur maladie et leur maigreur, elles ne consultent que contraintes et forcées par l’affaiblissement physique, résultat d’un amaigrissement................................
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La progression inquiétante de l'obésité en France
Plus de 20 millions d'adultes sont en surpoids ou obèses.
Désormais, en France, à peine un adulte sur deux peut être considéré comme ayant un poids normal. L'obésité progresse de façon inquiétante dans notre pays, selon les résultats de la cinquième édition de l'enquête nationale ObEpi* (voir les résultats en pdf), dévoilés mardi. L'avalanche de chiffres et de diagrammes, présentés par le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l'Inserm et le Pr Arnaud Basdevant, nutritionniste à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, à Paris, qui coordonnent l'enquête depuis ses débuts en 1997, a de quoi donner le vertige. En 2009, 32 % des plus de 18 ans - soit 14 millions de personnes - sont en surpoids ; et 14,5 % - soit 6,5 millions - répondent aux critères de l'obésité.
Depuis la première édition d'ObEpi, il y a douze ans, la proportion d'obèses dans la population générale s'est élevée régulièrement, passant de 8,5 % à 14.5 %. Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'il semble inexorable, n'épargnant aucune tranche d'âge. Surtout, de génération en génération, les obésités apparaissent de plus en plus tôt dans la vie. Et elles sont de plus en plus marquées. La fréquence des obésités sévères (indice de masse corporelle supérieur à 35), les plus à risques sur le plan médical, est ainsi passée de 1,5 % en 1997 à 3,9 % cette année. Le taux de personnes en surpoids a lui augmenté plus modestement. En moyenne, depuis 12 ans, chaque Français a grossi de 3,1 kg et son ventre s'est arrondi de 4,7 centimètres.
Réalisée tous les trois ans depuis 1997, avec la même méthodologie, ObEpi est un outil précieux pour les épidémiologistes et les nutritionnistes. Comme la plupart des études dans ce domaine, elle repose sur des données déclaratives. Les participants (un échantillon représentatif de plus de 25 000 personnes en 2009) ne sont pas examinés par un professionnel de santé, mais répondent à un questionnaire où ils indiquent notamment leur poids, leur taille, et leur tour de taille.
Si elle n'épargne aucune catégorie d'âge ou groupe social, l'obésité est loin d'être répartie équitablement (voir infographie ci-dessous). D'abord, les femmes sont sensiblement plus touchées (15,1 %) que les hommes (13,9 %). La progression est plus importante chez les premières, particulièrement pour les formes les plus sévères. Pour le Dr Marie-Aline Charles, cela pourrait s'expliquer par «une plus grande propension des femmes à développer de la masse grasse». Autre facteur d'inégalité : l'origine géographique. Dans la région Nord, qui détient le record national, un adulte sur cinq est obèse. Mais, comme l'ont déjà montré d'autres enquêtes épidémiologiques, le niveau socio-économique joue aussi un rôle majeur. Constamment, depuis 1997, l'enquête ObEpi relève que la fréquence de l'obésité est inversement proportionnelle au niveau d'instruction et aux revenus du foyer. Là encore, les chiffres sont édifiants : en 2009, le taux d'obésité est de 22 % (soit 7 % de plus que la moyenne nationale) dans le groupe de population où le revenu du foyer est inférieur à 900 euros mensuels. À l'inverse, au-delà de 5 300 euros mensuels, le taux d'obésité plafonne à 6 %. «Ce qui est surprenant, note pour sa part le Pr Basdevant, c'est l'existence de formes graves d'obésité chez les plus de 65 ans. Cela confirme notre pratique clinique. Avant, nous n'avions pas de consultants âgés. Aujourd'hui, c'est banal.» Une tendance qui, selon lui, s'explique par la meilleure prise en charge médicale de ces patients.
Un tel bilan remet-il en cause l'efficacité des campagnes de santé publique menées depuis dix ans en France ? «Condamner la prévention avec aussi peu de recul serait une erreur. Pour faire admettre la ceinture de sécurité et la dangerosité du tabac, il a fallu plusieurs décennies», rappelle le Pr Basdevant. Mais selon lui, les...
www.lefigaro.fr | Détails
Plus de 20 millions d'adultes sont en surpoids ou obèses.
Désormais, en France, à peine un adulte sur deux peut être considéré comme ayant un poids normal. L'obésité progresse de façon inquiétante dans notre pays, selon les résultats de la cinquième édition de l'enquête nationale ObEpi* (voir les résultats en pdf), dévoilés mardi. L'avalanche de chiffres et de diagrammes, présentés par le Dr Marie-Aline Charles, épidémiologiste à l'Inserm et le Pr Arnaud Basdevant, nutritionniste à l'hôpital Pitié-Salpêtrière, à Paris, qui coordonnent l'enquête depuis ses débuts en 1997, a de quoi donner le vertige. En 2009, 32 % des plus de 18 ans - soit 14 millions de personnes - sont en surpoids ; et 14,5 % - soit 6,5 millions - répondent aux critères de l'obésité.
Depuis la première édition d'ObEpi, il y a douze ans, la proportion d'obèses dans la population générale s'est élevée régulièrement, passant de 8,5 % à 14.5 %. Le phénomène est d'autant plus préoccupant qu'il semble inexorable, n'épargnant aucune tranche d'âge. Surtout, de génération en génération, les obésités apparaissent de plus en plus tôt dans la vie. Et elles sont de plus en plus marquées. La fréquence des obésités sévères (indice de masse corporelle supérieur à 35), les plus à risques sur le plan médical, est ainsi passée de 1,5 % en 1997 à 3,9 % cette année. Le taux de personnes en surpoids a lui augmenté plus modestement. En moyenne, depuis 12 ans, chaque Français a grossi de 3,1 kg et son ventre s'est arrondi de 4,7 centimètres.
Réalisée tous les trois ans depuis 1997, avec la même méthodologie, ObEpi est un outil précieux pour les épidémiologistes et les nutritionnistes. Comme la plupart des études dans ce domaine, elle repose sur des données déclaratives. Les participants (un échantillon représentatif de plus de 25 000 personnes en 2009) ne sont pas examinés par un professionnel de santé, mais répondent à un questionnaire où ils indiquent notamment leur poids, leur taille, et leur tour de taille.
Si elle n'épargne aucune catégorie d'âge ou groupe social, l'obésité est loin d'être répartie équitablement (voir infographie ci-dessous). D'abord, les femmes sont sensiblement plus touchées (15,1 %) que les hommes (13,9 %). La progression est plus importante chez les premières, particulièrement pour les formes les plus sévères. Pour le Dr Marie-Aline Charles, cela pourrait s'expliquer par «une plus grande propension des femmes à développer de la masse grasse». Autre facteur d'inégalité : l'origine géographique. Dans la région Nord, qui détient le record national, un adulte sur cinq est obèse. Mais, comme l'ont déjà montré d'autres enquêtes épidémiologiques, le niveau socio-économique joue aussi un rôle majeur. Constamment, depuis 1997, l'enquête ObEpi relève que la fréquence de l'obésité est inversement proportionnelle au niveau d'instruction et aux revenus du foyer. Là encore, les chiffres sont édifiants : en 2009, le taux d'obésité est de 22 % (soit 7 % de plus que la moyenne nationale) dans le groupe de population où le revenu du foyer est inférieur à 900 euros mensuels. À l'inverse, au-delà de 5 300 euros mensuels, le taux d'obésité plafonne à 6 %. «Ce qui est surprenant, note pour sa part le Pr Basdevant, c'est l'existence de formes graves d'obésité chez les plus de 65 ans. Cela confirme notre pratique clinique. Avant, nous n'avions pas de consultants âgés. Aujourd'hui, c'est banal.» Une tendance qui, selon lui, s'explique par la meilleure prise en charge médicale de ces patients.
Un tel bilan remet-il en cause l'efficacité des campagnes de santé publique menées depuis dix ans en France ? «Condamner la prévention avec aussi peu de recul serait une erreur. Pour faire admettre la ceinture de sécurité et la dangerosité du tabac, il a fallu plusieurs décennies», rappelle le Pr Basdevant. Mais selon lui, les...
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