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Dossier : les incivilités.

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 définitions des incivilités

J'aime bien la définition donnée sur le site de la BPDJ de Troyes :
"L'incivilité se situe en limite de l'impolitesse et de la petite délinquance. Elle entretient les sentiments de malaise, d'insécurité et de vulnérabilités, induit des réactions d'hostilité à l'égard des jeunes. En 1993, on définissait les incivilités comme " l'ensemble des désordres échappant aux sanctions du code pénal ". On pourrait traduire par incivilités, ces inconduites des jeunes seuls ou en groupe qui finissent par devenir un fait rémanent, une question sociale dont il faut venir à bout, et des actes que l'on ne peut plus supporter. Moins graves que des actes de violence, les actes d'incivilité sont d'autant plus fréquents qu'ils ne sont pas toujours sanctionnés par une réponse adaptée, et sont d'autant plus intolérables qu'une zone de non droit se crée entre l'interdit et la place laissée au jeu, et que l'écart se creuse entre les adultes et les jeunes. L'autorité parentale est affaiblie, les enseignants ont de plus en plus de mal à se faire respecter."
Toutefois j'y vois plusieurs a priori, comme si l'incivilité n'était que le fait de jeunes ! Il y a aussi l'incivilité routière par exemple. Et pour conduire il faut avoir plus de 18 ans, non ?
Sébastian Roché nous dit :
Que représentent les incivilités ? Il s'agit d'atteintes à l'ordre public ordinaire, et non pas nécessairement tel que le définissent les pouvoirs publics, bref, l’ordre tel qu’on le construit dans la vie quotidienne. J’avais proposé de définir les incivilités comme des menaces des rituels sociaux à l’aide desquels est évaluée l’innocuité du rapport à autrui (Roché, 1991), des codes qu’il est nécessaire d’afficher pour que la confiance interpersonnelle circule entre les individus .
Si l'incivilité est le contraire de la civilité, personnellement je la définirais plutôt comme de l'irrespect : le non respect de personnes, de biens, d'idées, d'origines,... C'est pourquoi lorsque l'on parle d'incivilité nous pouvons aussi parler d'impolitesse pour certaines situations. J'aime bien ce qu'en dit
Wilkipédia :
Toute liberté ou tout droit implique nécessairement, pour s'exercer complètement, un devoir de tolérance et de respect.

En s'appuyant sur l'étymologie, en éthique, le respect consiste en un second regard porté, lorsque nécessaire, afin de ne pas heurter inutilement.


La valeur « respect » émerge aujourd'hui comme une exigence première des Français dans les relations interpersonnelles. Le respect mutuel est considéré comme le fondement incontournable de la paix sociale. Et être « respecté » est comme le premier signe de la condition de citoyen.
A tel point que, selon
Dominique Picard (cf. Politesse, savoir-vivre et relations sociales, "Que sais-je?", 2007), la valeur « respect » s'affirme aujourd'hui comme une forme positive de politesse débarrassée des hypocrisies et des visées ségrégationnistes de la politesse classique.
Julien Damon, de la CNAF, précise, dans la revue "RECHERCHES ET PRÉVISIONS N° 62 - 2000", que "dans un mouvement d’extension et d’amalgame, le terme ne signifie plus seulement discourtoisie. Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, il est devenu synonyme de désordre, de nuisance, d’inconduite, d’incivisme, d’impolitesse, d’insolence, de petite délinquance".
Julien Damon nous explique l'origine de ce concept d'incivilités :
Traduction de disorders (désordres) ou, plus directement, de incivilities, l’emploi actuel de l’expression est d’importation anglo-saxonne. Le premier à avoir repéré, au cours des années soixante et soixante-dix, l’importance de ces phénomènes dans la vie urbaine moderne est probablement le sociologue américain Erving Goffman, connu pour ses analyses des relations interpersonnelles, des déviances, des civilités, des espaces de l’intimité et de la vie publique. Plus récemment, ce sont des criminologues et des policiers américains qui ont mis l’accent sur les incivilités, en insistant sur leur caractère agressif. Pour la France, à tout chercheur tout honneur, ce sont les travaux

d’un politologue grenoblois, Sebastian Roché, qui ont largement contribué au succès du terme. Ses nombreux ouvrages et articles ont concouru à la diffusion du thème et à une première délimitation des problèmes. Malgré son imprécision, la formule a fait mouche.
 
condamnable par la morale, un règlement intérieur,... 
Omniprésente, utilisée sans guillemets, elle désigne des comportements et des phénomènes différents : de conduites anodines qui empoisonnent la vie quotidienne, jusqu’à des délits juridiquement bien référencés. La liste des incivilités est particulièrement diversifiée : crachats, attroupements d’individus menaçants ou exubérants, racolages ostentatoires, chahuts et violences à l’école, insultes sur les terrains de sport, mendicité « agressive », graffitis et souillures, bruits dans les cages d’escalier, utilisation importune de téléphones portables, malveillances et attaques physiques dans les trains, comportements dangereux au volant...
Toutes ces atteintes, plus ou moins claires, plus ou moins violentes, plus ou moins délibérées, aux biens et aux personnes sont difficilement appréciables et traitables par la polie ou la justice.
Insistons encore sur un point dans cette définition des incivilités : la différence entre les incivilités, la délinquance, la criminalité. La délinquance c'est commettre un délit ! Les délits entrainent des amendes ou des peines d'emprisonnement par exemple. Le vol, la conduite en état d'ivresse,... sont des délits. La criminalité c'est commettre un crime ! Les crimes sont tuer quelqu'un, violer,... Les crimes et les délits sont évidemment inciviles mais l'incivilité n'est pas obligatoirement condamnable par la loi. L'incivilité peut être 

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